‹ Les graveurs sur bois et les imprimeurs à LyonChapitre 28 sur 30 · PETIT-JEAN · texte numérisé non relu

PETIT-JEAN

Petit-Jenn l'imprimeur.

Le nom de cet imprimeur paraît être Poulet ou Follet (i), d'après une notule de 1503. Un Jean Poulet a imprimé à Lj-on en 1506 un livre intitulé : Siimma Angelica de casibus co(tt)scieiilie (111-4°, gotliii^ue) (2).

•JEAN DE CHANNEY (3)

(..1500-7 de 1536 à 1538.)

Jean de Ciianney, imprimeur. Il signait Jehan de Channey.

Il était encore à L\on en 15 12 ; on connaît une \'ic de Jésus-Christ imprimée par lui dans cette ville en 13 10. Il a adressé au.K consuls d'Avignon en 15 12 ou en 15 13 une supplique à l'effet d'être exonéré « de toutes les charges et subcides de ladicte ville » et de pluz d'être exempté à son arrivée « du droit des gabelles ou entrées pour son bagage et mesnage et ustensilles... nécessaires à ladicte art d'empri.iierie. »

(i) Le nom est presque illisible.

(2) J. B.iuorier, Bibliographie lyonnaise des xv= et xvp siècles, t. I. p. 557.

(;) N'eus avons placé à l.i fin du xv= siècle Jean de Channey et Jean Mcylin dit de Canibrav, parce qu'on nous a assuré avoir trouvé mention de ces imprimeurs à celte époque. Q.jant .1 nous, nous ne les avons pas trouvés inscrits dans les diartr.aiix de 1498 à 1503.

Il y exposnit qu'il exerçait alors <r son art de empreinte » et demeurait « en la cité de Lion (i). » Il a imprimé à Avignon depuis 15 13 jusqu'à sa mort survenue de 1536 à 15 38. Il entretenait de cette ville des rapports continus avec Lyon.

•Jean MOYLI N (..1500-1540.)

Jean Moylin ou Molyn dit de Cambray (2), imprimeur.

Il signait /. decambray (1553) et /. meilin d de cambray (1537).

Jean de Cambray était délégué par les maîtres imprimeurs auprès du Consulat, en novembre 1540, lors de l'entente qui eut lieu au sujet de la réforme d'un des articles de l'arrêt donné aux Grands jours de Moulins et relatif à la durée de l'apprentissage (5).

•Jacques MODERNE

Jacques Moderne dit le grand Jacques (4), imprimeur et libraire.

(i) M"» Pellechet a reproduit cette pièce d'après la transcription donnée par Achard en 1875 (Les imprimeurs du Comlat Venaissin, p. 133).

(2) Arcliives de Lyon, BB 58, f" 117, BB 5g, f" 296.

(3) Joaniies Moylin ou Ahlyii alius de Camhray ; vingisler i'otlin alias de Camhray.

(4) Archives de Lyon, BB 58, f" 117, BB 59, f" 296.

Il était originaire de Pinguemo, en Italie. Il quitta fort jeune sa ville natale pour aller à Florence, d'où il vint s'établir à Lyon.

Jacques Moderne ne doit pas fii^urer parmi les imprimeurs du xv= siècle (i), cependant on a fait mention de lui à Lyon en 1499 (2).

Il est à remarquer que, tandis que Moderne est inscrit dans les Estahlies en 1523 ( v. grand Jaques libraire >>, EE) et en 1535 ( « Jacques Moderne dit grant Jaques imprimeur », EE\ il l'est rarement sur les rôles des tailles (1545, « Jacques Moderne dit grant jaques imprimeur y, CC 41) (5).

Il a imprimé un certain nombre de livres de musique. La Bibliothèque I. et R. de Vienne, la Pibliothèque Royale de Munich et le Brilish Miisciim possèdent quelques-uns de ces ouvrages, entre autres : les Moletti del fiore (i 532-1 542), le Parangon des chansons (1538-1541), les livres des Messes (i 540-1551), VHarmonidos Aiistos (1548} (4).

(i) « Jacques MoJenie dit grant Jaques, grant Jaques, grant Jaques l'imprimeur », Jacobus Mûdcrnns.

(2) Nous n'avons pas trouvé Moderne sur les rôles de tailles de 1498 à 1505.

(3) Monfalcon a cité Jacques Moderne comme ayant exercé à Lyon en 1499 i^oinrau Spoit, 1856, p. xxiir ; Histoire nionumentak de la ville de Lyon, vol. i, p. 358). Nous avons relevé nous-mêrae le nom de Moderne à cette date, mais, la preuve faisant défaut (la pièce origir.ale n'a pas été retrouvée), nous ne tenons pas compte de notre note.

(4) La bibliothèque de l'école cantonale de Porrentruy en Suisse possède le Maiiipulus curatonim de Guido de Monte Rocherii, imprimé par Moderne (sans date). Le rédacteur du

Moderne a épousé Michelette Durand, et demeurait dans la rue Mercière, près de Notre-Dame de Confort.

Pierre BONTE

(XV siècle.)

Pierre Bonté, « escrivain de forme » et « illumineur de livres i>, était à Lyon dès 1458 et y a travaillé jusqu'en 1499, époque à laquelle il a quitté Lyon. 11 y demeurait du côté du Royaume.

On l'a compris quelquefois parmi les imprimeurs lyonnais, mais nous ne connaissons aucun fait qui puisse justifier cette assertion.

Il y a eu h Lyon au xiV et au W siècle des « escrivanz de forme », scriptores forme. Un autre Pierre Bonté, que nous avons suivi à Lyon depuis 1491 jusqu'en 15 15, année de sa mort, était peintre ; il devait être assez habile pour que l'érudit Guillaume Ramèse ait dit de lui qu'il était /// artibus apprimc dodus. Ce Pierre Bonté était Florentin ; il a travaillé pour la ville de Lyon et a été en 1509 au service du cardinal d'Amboise. D'autres Bonté, Antoine et Jean, qui vivaient au xV siècle, étaient enlumineurs.

•Claude DE HUSCHIN"

(xv siècle.)

Claude de Huschin, imprimeur.

catalogue des incunables de cette bibliothèque a assigné à cette impression la date de 1 508.

Nous ne connaissons cet imprimeur que par la mention faite par Maittaire et par Panzer du livre suivant : Biblia lalina cuni figuris et descriplionihus chorographicis {Ltigdiini, per Claiiditiin de hiischia {.sic), in-8°). Panzer a donné à ce personnage le nom de Claudius de Huschin. Cette bible n'étant pas datée, on ignore si l'imprimeur a travaillé au xv' ou au xvi'' siècle.

IRRATA 1:T additions

Page 19, ligne 7.

La Géographie de Ptoléniée imprimée à Ulm par Léonhard Holl l'a été en 1482 et non pas en 1485. Le coloriage des cartes est différent suivant les exemplaires, ce qui donne à penser qu'il n'était pas fait chez l'imprimeur. A Lyon, au xv^ siècle, le travail de l'enluminure était tout à fait indépendant ; l'imprimeur y était étranger.

Page 19, note i ; page 31, ligne 10.

L'auteur du De proprietalibus rei uni, Biiiliioloiihiciis Aiigliciis, est un autre personnage que Bailhohvnaetis de GlanviUa.

Page 25, note.

Il y a eu plusieurs Luc Antoine Giunta, éditeurs et libraires. Un d'eux au moins, le premier, Luc.}s Aiilouiiis Giiiula Florenlinus (. .1489-1 501), a été imprimeur.

Page 28, note 5.

Nous n'avons pas pu retrouver .ï B.àle la pièce d'ap/ès laquelle le D'' Sicbcr nous avait assuré que Bernlian Richel avait vendu ou loué au maître M.irlin (Husz), à Lyon, le matériel (caractères et bois gravés) du Spiegel de 1476. S'il y a dans le Miroiter de ht redciiiplioii des gravures fiites d'après les originaux bâlois et de dimensions différentes, ces copies auront remplacé des bois qui manquaient soit qu'ils aient été perdus soit qu'ils aient été détériorés.

234 ^^^ GK.WtUKS SUR BOIS KT I.l-S IMPUIMUUKS

Page 29, note i.

Michel W'enssler a imprimé aussi à Bàle avant Richel (1473).

Page 54, note, ligne 7.

AJam Sleinsch.ibjr a eu, à Genève, pour associs; Henri Wirczburg de Vach. La bibliothèque de l'Université de Gand posscJe un Kalciidariuin qui poite la suscription suivante : Pieseus Kahihiuriiim inoeniose iiiipiessuiii est Jdicileiqiiie) c{oin)pleliiiii in egregia Gebenii. ciuilale Anno doniini. Mcccc. Ixxxix. xxv die iiie{u)sis oclobris. Per dompnu{m) lieyiiricinii Wirczburg de vach et iiwgistriim adaiii sleynschiher de schuiiifort. 11 est fait mention de Wirczburg comme imprimeur dans des documents conservés aux archives de Genève.

Henri Wirczburg était moine de l'ordre de Cluuy au prieuré de Rougemont. Il a pris part en 14S1, comme un des auteurs ou comme éditeur, à l.i publication d'une édition de la chronique de Rollevinck (le Fasciciiliis Iciiiponuit).

Page 36, ligne 19.

Deux années plus tard, après la publication de la Mer des histoires de Du Pré.

Page 57, note 2.

Thierry Poux, au lieu de Thierry-Roux.

Page 41, ligne 7.

L'édition de Mavence de l'ouvrage de Breydenbach, avec les dessins d'Erhart Reuwich, d'Utrecht, est datée de 14S6 et paraît avoir été imprimée par Schoiffer.

Page 55.

Nous avons donné un aperçu de l'histoire de la vie de Gutenberg d'après ce que nos amis le marquis Léon de Laborde et A. -F. Didot nous en ont rapporté, mais des recherches r.ouvelles ont été faites qui ont conduit à douter de la certitude de dates et d'événements dont on avait cru avoir la preuve.

Page 120, note 3, ligne 4.

La planche de la Lapidation de saint Etienne, insérée dans le

Missel de Saim-Eiieiiiie de Toulouse, iiupriiiié un peu après 1490, a 142 mill. de haut sur 194 de large. Elle porte la signature ordinaire, un peu ornée, du maître I . D. Les reliefs des corps des personnages son t marqués par des hachures. Les ombres projetées sur le sol sont indiquées par les hachures entrecoupées dont nous avons déjà parlé. L'exécution de cette planche, de dessin vigoureux, se ressent moins de l'influence flamande. Le missel qui contient celte planche appartient au Grand Séminaire de Toulouse.

Page 152, ligne 15.

De i',i8 à 1528, au lieu de 1418 à 1528.

Page 205.

Note I, au lieu de note 6.

Page 206.

Notes I et 2, au lieu de notes 7 et 8.

Page 207.

Notes I et 2, au lieu de notes 9 et 10.

Page 211.

Notes I, 2 et 3, au lieu de notes 19, :o et 21.

Page 214.

Notes I, 2 et 3, au lieu de notes 28, 29 et 50.

Page 224.

Note I, an lieu de note 10.

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