IVAN * FEKANDBS * DE * SAN VITT0BB
Au milieu est un écusson à la bordure besantée de huit pièces, dont 2 au sommet, 3 à dextre et 3 à sénestre ; à une tour surmontée de deux tourelles et doigonnée d'une autre tour de forme semblable, accostée de deux rameaux d'olivier. Timbre, un heaume de face avec tortil, entouré de h&che*
1. GeUe version, FERANDES pour FERN ANDES, est générale en ce qui concerne les grès. Ce détail est passé longtemps inaperçu dans les publications, parce que les pièces étaient frustes et peu lisibles.
mentB qui remplissent Téca. Cimier, une tour de récosson. PL VI. fig. 11. B. B. B.
Ce blason, qui correspond assez bien aux armoiries des San Vittores, est une variété de A» 47% pi. VI, fig. 10.
Le cimier de ce dernier est un chapeau d^abbé au lieu du heaume, la bordure n'en est pas chargée de besans comme celui-ci, et il ne porte aucune inscription.
La famille de San Vittores, Tenue d'Espagne à Bruxelles, occupa en Belgique les plus belles positions. U y eut beaucoup de San Vittores : deux François, cheraliers de la toison d'or, un échevin et un bourgmestre de Bruxelles, etc., etc.
Jean Femand de San Vittores délia Porta, capitaine de Tarmée, fut enterré en 1617 dans Téglise des Carmes, où son parent et son homonyme (dont nous parlerons à propos de Técu Ax 47') était provincial. L'épitaphe du capitaine se trouve dans Le Roy V Elle était à Bruxelles et à Anvers.
Il avait épousé Marie de Steelandt, fille de Josse, gouverneur de Biervliet, grand échevin du pays de Waes en 1517. Le capitaine était veuf en 1696 et sa vaisselle armoriée est sans doute antérieure à son veuvage et date probablement de son mariage; c'est donc un blason fabriqué au XVI® siècle.
Avec un tris grand nombre de doutles.
Ax 12V — Variété due à un surmoulage de Ax 12', un peu plus petite, mesurant 0"'076 sur 0"10.
N^ 82. — Belle cruche à panse rebondie, à large goulot, et à anse tordue à gauche en corde. Elle est haute de O^'SO, large de 0^22 à la panse, de 0°^9 sous la base, de 0"06 au col; celui-ci est sans bec, haut de 0"075 et couvert de cordons minces en relief. PL XVII, fig. 18.
Elle est ornée à Pépaulement, de 5 petites rosaces Ax 830* et
i. Orarid TMâtresacrédu Brakmt.
flor la panse, d'un grand médaillon carré A^ 610^ entre deux écussons de San Yittores laïc A^ 12V A. H.
A. M. Niffle, à Thnin.
'S^ 102. — Crache à large goulot du type Ax 783', pi. XVIII, fig. 11, haute de (TST, large de 0"23 à la panse, et de 0"07 au goulot qui est haut de O^'OQ.
Uépaulement est orné de 4 rosaces A^ 790* , pi. XII fig. 33. Sur la panse trois écussons de San Yittores du t7peAxl2\
Le goulot est orné du bandeau A^ 789% pi. IX, fig. 7.
A. M. Dansette à Bruxelles.
N^" 97. M. S. — « Grande gourde ou bidon (col brisé), émail brun, aux armes de Jean Femand de San Yittores. »
Le catalogue du musée anversois ajoute par erreur : « Grès de Limbourg. Fabrication de Raeren. n
Le tour de la panse est divisé en compartiments ornés chacun d'un bouquet dessiné en creux.
N« 316. E. L. — Pot de 0»23 de haut sur 0"17 de large à la panse ; de la forme du vase N<^ 30, pi. XYII, fig. 30, avec un goulot à deux phalanges. La panse porte trois fois notre écusson précédent A^ 12^
A. M. Boehm, à Ypres.
N^ 1022. C. M., N^ 401. C. M. Y. — Gourde à panse très grosse, haute de 0°'36, munie de six annelets ou belières ; sur le devant Técu de San Yittores laïc A^ 12* ci-devant. Autour de cet écu règne une large bande circulaire formée de cercles concentriques et divisée de même en panneaux ornés du bouquet en creux A^ 761 % pi. XYI, fig. 17 et 18. La face de derrière est unie.'
L'ouvrage de Minabd * lit dans Tinscription le mot
1. Recueil descriptif des antiquités et curiosités du treizième au dixneuvième siècle, formant la collection de Louis MroARD-VAN Horbbbegk,
DEBANDES. G'est UDO erreoT, nous avons nous-même Térifié sur le vase le mot febandes.
N<^ 60. -^ Grande cruche brune à large goulot du type de Ax 783\ pi. XVIII, fig- 11, haute de (r34, large de 0-21 à la panse. Celle-ci, par un système de lignes verticales composées, est divisée en quatre compartiments, Tun destiné à la base de l'anse, les trois autres renferment un écu de San Vittores, sortant du même moule que notre A^ 12*.
Le goulot est orné d'un bandeau d'ornement A^ 834*, pi. X, fig. 6.
L'épaulement porte quatre rosaces en relief A^ 703', pi. XII, fig. 43.
Ce vase était à V E. L. mais sans N*.
A. M. Merghelinck, à Ypres.
N« 382. C. P. — « Une cruche à corps piriforme, ornée de trois écussons armoriés ; autour de deux de ces écussons on lit :
IVAN FEBAITDES DE SAN YITTOBES.
Le col est orné de jolies arabesques ; couverte brune unie, n N<» 426 C. P. — « Cruchon à corps piriforme et à long col
évasé ; il est orné de deux larges écussons emblématiques,
portant Tinscription :
IVAN FEBANDES DE SAN YITTOBES.
Couverte brune. »
Az 27^ — Tesson offrant, dans un médaillon ovale de 0°K)9 sur O^'O?, fait de laurier, un écusson presqu'entier, de contours fantaisistes, des évêques de Liège de la maison de Bavière. Ernest, qui régna de 1581 à 1612, portait écartelé, aux 1 et 4, de sable au lion d'or couronné de même, la queue fourchée; aux 2
architecte à Oand. Ouvrage orné de quarante-deux planches composées par lui el gravées sur cuivre par Ch, Onghena, Oand, Van Doossblaerb, 1805.
et 3 losange en bande d'azur et d*argent de 21 pièces. Uéca timbré de la couronne ducale. Supports, deux lions regardant au naturel, la queue fourchée, couronnés chacun de la couronne ducale. Manteau de pourpre doublé d'hermine, sommé de son pavillon couronné. La croix et Tépée des princes-éTêques passées en sautoir derrière Técu. Seulement tous les détails le prouvent, notre écu a été transposé par Tartiste, qui a en outre, dessiné les lions passants au lieu de les faire rampants ; il a omis les supports.
Nous avons, dans notre 2°^ Rapport^ décrit et figuré cet écusson qui devint un ornement banal, employé communément par les artistes sur les grès et sur d'autres objets artistiques. Nous l'avons rencontré sur plusieurs vases anciens faits dans les fabriques allemandes. B. B. B.
Ax 27*. — Grand pot haut de O^Sé, à large goulot sans bec (haut de 0"07 sur 0"085), à panse un peu piriforme large de 0"20 ; à base de 0»10 ; de teinte grise, tirant sur le fauve ; ayant trois écussons, de contours fantaisistes, semblables à Ax27' ci-devant. PI. XVIU, fig. 17.
La variété d'écu dont il s'agit ici est d'un type de moule et de fabrique différents de ceux que nous avons déjà décrits et se rapproche plus de l'écu de Bavière. Les lions sont bien rampants, les pièces du losange ne sont pas couchées, mais dressées. La bordure du médaillon est plus laige et plus feuillue. Cette variété prouve bien que l'écusson est celui de Bavière. PI. III, fig. 11.
Ce vase est entier et a été rebuté à la cuisson pour un éclat qui a troué la base. B. C. D.
A^2V. —Écusson de même variété que le précédent. B. C. D.
Az29^ — Fragment d'écusson tout à fait incomplet. Ce tesson porte le long de la bordure du médaillon une inscription dont on ne voit plus que deux lettres.
De nouveaux spécimens nous permettent de décrire cet écus-
son que nous n^avions pu déterminer dans notre 2°^ BapporL C'est une variété de notre Az29^ ci-après et qui n'en diffère guère que par quelques détails d'ornementation.
L'inscription descend plus bas vers la pointe de l'écu. Les reliefs sont plus forts et plus soignés. Le mot D 0 M est correctement écrit avec le D non rétrograde G. G. P.
Az29*. — Tesson d'un vase avec partie d'un médaillon ovale qui renferme un écu limité en tête par une accolade, entouré de hachements de lambrequin. Get écu porte une bande qui, sur la poterie, est jumelle et dont la partie inférieure est marquée de raies distinctives. Gomme pour d'autres écus, nous pensons qu'il peut s'agir tout bonnement ici de l'indication d'une bande relevée en un angle saillant que l'artiste a copiée à sa manière sur un dessin. En tête de l'écu, au canton sénestre, un croissant montant. Timbre, un heaume à 5 grilles tourné à gauche, avec tortil. Gimier, deux dauphins contournés, à la queue dressée. Autour Tinscription :
MISERICOKDIA. ET YEBITATB ŒOX.
Avec le D rétrograde.
Les dauphins sont bien clairs sur certains spécimens du musée de Gharleroi. Nous verrons que dans d'autres variétés, ils redeviennent normalement im vol. Gela dépend d'une erreur d'artiste que Ton rencontre si nombreuse sur les grès. PI. IV» fig. 5. B. G. D.
Avec beaucoup de doubles.
Az29'. — Même écusson. Il est remarquable que ce spécimen vient d'une fabrique de Ghâtelet, et non de Bouffioulz comme le dernier. G'est un rebut de cuisson fort remarquable en ceci, que le feu a donné au vernis une belle couleur d'un rouge vif de cire d'Espagne. G. G. P.
Ax29^. — Variété du même écu sortant d'un moule tout à fait différent des précédents, pour les détails. La limite en tête est horizontale et non en accolade. Ici, il est évident qu'il ne s'agit
pas de dauphins pour cimier, mais d*un vol à Pantique contourné , comme le heaume et portant sur chaque aile le croissant et la tarre de Pécu ; car ici encore la bande est devenue une barre, le croissant est à dextre. Le mot DOM est écrit correctement avec le D non rétrograde. Les détails sont fouillés plus profondément.
Le Yol et le heaume contournés, la bande dcTenue une barre indiquent un écu rétrograde par une erreur de Tartiste. B. C. D.
A^29*. — Variété de Az29^, différant seulement dans quelques détails d'ornementation, mais de moule distinct de toutes les yariétés précédentes. PL VU, fig. 7.
A ces armoiries ressemblent les armoiries anciennes de la famille liégeoise d'Oumale, qui étaient de gueules à la bande d'argent, accompagnée en tête d'un croissant du même. Mais depuis le XVI® siècle, par suite d'une alliance avec les Hosden, les d'Oumale joignirent à leur écu, en pointe, un étrier d'argent aux courroies d'or, et prirent comme cimier, une tête et col d'aigle au naturel tenant, par les courroies, l'étrier de l'écu.
On est d'avis qu'il s'agit ici de l'écu de Servais d'Oumale, mort en 1602, fils d'un autre Servais, procureur à la cour de Liège ; d'autant plus que sur plusieurs vases, nous trouvons son écu accompagné des armoiries de famille de Marcelis A^25, pi. IV, fig. 4, à laquelle appartenait son épouse Jeanne. Nous en connaissons quatre exemples, dont deux nous sont fournis par des tessons sortant d'un four du XVI« siècle, fouillé par M. Crame-Delpire, à Bouffioulx.
C'est, en effet, au XVI* siècle que le couple d'Oumale de Marcelis a fait faire sa vaisselle armoriée.
Leur fils Guillaume portait l'écu simple de son père, selon M. DB Thbttx', et sans la légende de notre écu; celui-ci d'ail-