‹ Les grès wallons, grès-cérame orné de l'ancienne Belgique, ou des Pays-Bas, improprement nommés grès flamands; études formant une monographie au point de vue historique et descriptifChapitre 35 sur 81 · Famille moderae d'Omalius · texte numérisé non relu

Famille moderae d'Omalius

qui remplissent le médaillon en guise de hachements en arabesques. Aux deux côtés de la couronne que porte l'aigle sont les lettres :

Cet écu a été trouvé dans les restes d^un four du X VP siècle, ce qui le date. PI. IV, fig. 12. B. C. D.

Quantité de familles portent ces armoiries. Les Wauters de Braband : de gueules à Taigle éployée d^or. Les Riemsdijk du Limbourg : d'or à Taigle éployée de gueules, becquée et membrée d'azur. Les Clercx du Limbourg : d'argent à l'aigle éployée de sable, becquée et membrée d'or. Les Diert des Pays-Bas : de gueules à l'aigle éployée d'argent ; cimier, l'aigle de l'écu hissant d'une couronne. Les de St-Vaast des Pays-Bas : d'azur à l'aigle éployée d'or ; cimier, l'aigle de l'écu hissant d'une couronne.

Az 32'. — Êcusson de 0™95 sur 0^8 incomplet, coupé : en pointe, un sautoir ; en chef, un poisson posé en fasce. Les lignes figurent des jumelles sur le vase, ce qui est omis dans notre figure. La partie supérieure de l'écu manque. C. C. P.

J'ai rencontré d'autres spécimens complets, qui ont permis de constater qu'il s'agit de l'écusson de la famille de Salme, dit Delflamine, famille liégeoise, savoir : coupé ; en chef, de gueules au saumon d'argent placé en fasce, surmonté de trois fleurs de souci (ou flamines) tigées et fouillées de sinople à l'intérieur, aux fleurons d'or ; en pointe, d'or au sautoir de gueules. Timbre, un heaume. Cimier, un personnage naissant qui semble avoir au front les rayons de Moïse, et porte sur la poitrine et à la figure le sautoir de l'écu. Le tout entouré de lambrequins. PI. VI, fig. 4.

Les soucis paraissent être une réminiscence de l'enseigne portée dans l'origine par la maison de commerce de Jean de Salme, bourgmestre de la ville en 1559, qui vécut jusqu'à la fin du XVI* siècle. C'est à lui ou à sa fille Marie qu'appartient

notre écn ; ils portaient en effet les 3 flamines contrairement à Jean, recoTenr de la cathédrale en 1605, au chanoine de St- Pierre Charles en 1611, et aux chanoines de St-Paul : Etienne, mort en 1660 et Henri, mort en 1669. On a attribué par erreur ce blason à Tan de ces deux derniers ; mais leurs tombes sont encore dans le cloître de St-Paul et Ton peut y vérifier que leurs armoiries ne portent pas les 3 soucis dans Técu et ont pour cimier une fleur de souci tigée au lieu d^un personnage.

Az33'. — Médaillon sortant du même moule que k^33% formé d'une grande fleur de lis ornée, traversée par deux bandes horizontales avec une inscription illisible. Ce tesson porte aussi des traces de mêmes boutons émaillés de bleu que Az33^ . G. C. P.

Nous ne chercherons pas une attribution de cette fleur de lin comme armoirie, au milieu du grand nombre de fieunilles qui portent un écu semblable.

Ce pourrait cependant être Técudes Wachtendonck qui eurent les plus grands rapports avec Liège et fournirent plusieurs chanoines à la cathédrale.

Az 33'. — Idem. On distingue autour une partie de légende circulaire :

• • . * H jD • a . .

Ax 33^. — Beau médaillon semblable, mais d'autre moule plus orné et mieux fait. U porte une petite fleur de lis dessinée dans la tête de la première. U n'y a qu'une seule bande transverse, qui est marquée du millésime

Ax33'. — Médaillon renfermant une fleur de lis fort semblable à notre A» 33* mais différant un peu dedessin. PL V fig. 7. On y voit la marque :

16 99 Le second 9 est rétrograde, ce qui est assez singulier en

présence du premier qui est bien tourné. Les chiffres et les lettres rétrogrades étaient fort communs à cette époque.

C'est la marque de Jean Rifflet, gouverneur du franc métier en 1681 et en 1695.

A^ 33\ — Médaillon A^ 33* avec le millésime : 16 93.

N<^ 29. — Grande cruche à une anse, à grosse panse piriforme haute de 0^32, large de 0»22. Le goulot n'a que 0°»08 de haut et 0"06 d'ouverture. Elle jauge quatre pots et demi, mesure de Bouffioulx. PI. XVIII, lig. 3. M. M.

Ce vase est orné de quatre médaillons, dont deux superposés accostés de deux autres. Ces médaillons sont notre Az 33* avec le millésime fort clair :

N<> 101. — Grande cruche portant sur la panse le grand médaillon à la fleur de lis A^ 33\ M. L.

N** 69. — Grande cruche à large goulot du type de N® 89, pi. XVIII, fig. 5, haute de 0*40, large à la panse de 0'»27. Le goulot est de forme un peu rétrécie vers le sommet et n'a que 0"045. Il porte le bartmann A^ 769*, pi. IX fig. 9. La panse est ornée de 3 médaillons à la fleur de lis Az 33* ci-devant.

A. M. Soil, à Tournai.

N° 325. E. L. — Pot à large panse, semblable de forme à notre N« 29, pi. XVIII fig. 3, haut de 0"»35, large à la panse de 0"'25, portant deux fois le médaillon à la fleur de lis Az 33*^.

A. M. Merghelinck, à Ypres.

MB A^ 34* . •— Écu à une fasce haussée, accompagnée de neuf pièces de vair, dont l'artiste potier a fait plutôt des cloche» bataillées, quatre en chef et cinq en pointe, posées trois et deux. Timbre, un heaume. Cimier, un bouc issant du tortil. Le tout entouré de hachements remplissant le médaillon. (PL III, fig. 6 du 2'°« Rapport). C. C. P.

Ce sont les armes de la ville de Tongres, adoptées par

plaBienrs familles de Tendroit, avec diverses variantes. Les d'Elderen avaient adopté le vair de cette façon avec la fasce d'or ; mais leur cimier était un bélier.

Les Van Boch de Westphalie portaient les mêmes armoiries avec un bouc et non un bélier.

La famille d'Elderen donna quatre tréfonciers à St-Lambert: Guillaume de 1542 à 1602. Jean, depuis 1601 jusqu'à 1652 et non comme on Ta écrit, depuis 1633 ; cette dernière date est celle de sa promotion comme doyen du chapitre. Puis un autre Guillaume de 1607 à 1653. Enfin Jean-Louis, nommé chanoine en 1633 et qui devint évèque. J'ai fait remarquer ailleurs les relations intimes des chanoines de Liège avec Bouffioulx. J'ai donné comme exemple Louis d'Elderen, mais s'il s'agit d'un d'Elderen, notre écu doit être celui du chanoine Guillaume 1542 à 1602 plutôt que d'un autre.

Aï 35*. — Grande partie d'un vase orné de l'écusson A»838*. B. CD.

Avec un grand Hombre de doubles.

Az 36*. — Écu à une face échiquetée de 2 tires, chacune de 5 points, composés par 4, accompagnée en pointe d'un lion passant, armé et lampassé. En tête parti : à dextre un pot aasé ; à sénestre, une étoile à 6 rais. Timbre, un heaume. Cimier, un pot de l'écu, sommé du millésime

Le médaillon qui est rond et mesure O^'OO de diamètre est rempli de lambrequins.

Cet écu fait bien l'effet d'être un blason de potier. PI. IX, fig. 15. C. C. P.

Avec 5 doublée.

Aï38*. — Partie inférieure d'un écu coupé: en chef, un guerrier gérant à sénestre une haste ; en pointe, barré de six pièces. Timbre, un heaume. Cimier, un guerrier de l'écu. Le tout entouré de hachements enroulés. PI. IX, fig. 13. B. B. B.

A^SS*. — Idem. Uéca précédent était sur la panse d'un Tase, mais celui-ci se trouvait an col, ou sur un vase cylindrique tel qu^un snel on une pinte. B. B. B.

Xt 38*. — Même écusson que A» 38' ci-devant. Cet écu est probablement celui de la famille limbourgeoise des barons^ de Négri. Il se blasonne ainsi. Coupé : au I , d'argent à un homme naissant de carnation habillé d'azur, coiffé d'un bonnet de même, la ceinture d'argent, gérant ou brandissant à dextre une lame ou badelaire de même et appuyant la sénestre sur la hanche ; au 2, bandé d'azur et de sable. Timbre, un casque couronné. Cimier, l'homme de l'écu issant du timbre. Lambrequin» d'argent et d'azur. Seulement l'artiste, ici comme dans les cas nombreux que nous avons déjà signalés, a transposé totalement son œuvre de façon que tout ce qui devait être à droite est à gauche et vice-versa. Il s'ensuit que l'homme tient sa lance à sénestre et que les bandes sont devenues des barres. B. B. B.

Les barons de Négri sont du Limbourg ou des provinces rhénanes, ce qui prouve une fois de plus retendue du commerce des fabriques de grès wallons. Je dois cependant ajouter que cette famille eut des relations suivies chez nous. Elle fut toujours unie et s'allia même par le mariage aux de Spangen, Hollandais venus dans le Hainaut et créés barons de Sombreffe dès 1611, puis comtes, et qui furent de tous temps unie? avec les grandes familles du pays de Mamur et du pays de Liège: les de Huns, les d'Amstelrade, les de Glymes, etc. Jeanne de Négri, baronne de Hendrickx-Cappelle, se maria avec Norbert de Spangen.

Deux branches de ces anciennes familles vinrent s'éteindre à Charleroi. Une Catherine de Spangen déchue y tenait une petite boutique d'épiceries au commencement de ce siècle, et un Ignace de Négri y était ouvrier cordonnier en chambre. Ces anciens nobles, quoique pauvres, conservaient une vraie dignité et imposaient à tous un véritable respect.

n reste encore des de Négri dans le pays de Charleroi.

A^ 39*. —r Ayant trouvé plusieurs pièces qui portent Técu dont nous avons déjà parlé sous cette marque dans notre 2°"^ Rapport^ nous pouvons en donner la description complète. C'est un médaillon ovale, encadré d'un collier de perles, renfermant un écu parti ou plutôt deux écus géminés, tous deux à trois têtes de léopards de face placées deux et une. Timbre, deux heaumes affrontés, tortillés. Cimier, deux cignes démembrés, becqués et affrontés, qui portent sur leur becs un médaillon, ou un cœur, ou une boule, ou enfin un autre objet. Les lambrequins des heaumes remplissent le médaillon. PI. V, fig. 3. B. B. B.

Complétées et comprises ainsi, le doute n'est plus possible, ces armoiries répétées sont celles de deux conjoints appartenant à la même famille, les Bocholtz, qui avait des relations fort suivies avec notre pays.

^importante famille de Bocholtz était de la Gueldre et du Limbourg et s'était naturalisée dès longtemps à Liège. Elle portait de sinople, à trois têtes de léopard d'argent. Cimier : un cigne, dans une couronne, démembré et contourné d'argent, becqué de gueules.

Personne ne conteste que notre blason géminé se rapporte à l'union de Gilles, marié vers la fin du XVP siècle à sa cousine Marguerite et père, entre autres, de deux chanoines tréfonciers de Liège : Gilles et Jean qui fiorissaient au commencement du XVII^ siècle. Son frère Godefroid était aussi tréfoncier de Liège, dès 1579: Arnold de Bocholtz fat à la fois chanoine à Liège et à Mayence et mourut en 1582.

Plusieurs membres de la famille de Bocholtz eurent des relations suivies dans nos environs et notre Gilles vint lui-même plusieurs fois en mission à Châtelet.

Voici ce que nous lisons dans le registre d*extraits de décisions capitulaires dont nous avons parlé ci-devant :

« Se voit le rapport de M. de Bocholtz du 20 octobre 1585 visitant les fossés construits, qui les fit grandir et qui rapporta au chapitre que le tout était bien fait. »

Ailleurs :

tt En septembre 1593 ii. Bocholtz, député par le chapitre pour composer divers différends a fait rapport, comment il en aurait terminé un grand nombre entre le magistrat et échevins et les particuliers, comme on pourrait voir amplement de son rapport. »

Rien d'étonnant que ce pacificateur ait profité de ses nombreux et longs séjours à Ghâtelet pour y commander de la vaisselle.

Si Ton suppose une trentaine d^années à ses deux fils, quand ils furent pourvus ensemble d'un canonicaten 1609, son mariage aurait eu lieu vers 1580.

Cet écu fut en effet trouvé en nombreux exemplaires dans les restes d'un four du XVI* siècle, ce qui le date une fois de plus.

Les familles de plusieurs bourgmestres de Liège, ainsi que les Yander Zype, des Flandres, portaient des armoiries analogues ; mais le cimier précise, dans notre écu, la famille de Bocholtz.

N** 214^. C. R. 3. — « Une gourde aux armoiries de Bocholtz. Hauteur 0°>28. »

N« 1034. C. M., N<» 396. C. M. V. — Au côté gauche de la pi. XYII, en dessous, dans Touvrage de Minard, est dessiné un beau grand pot, que nous avons vu à Gand, pi. XVIII, fig. 15. Il est identique de forme à notre Az803\ Le bandeau du goulot est A^ 692\ pi. X, fig. 7.

L^épaulement est agrémenté d'un collier d'arcs de cercles ondulés A» 661', pi. XVI, fig. 14.

Le mascaron est notre Az 842', pi. XII, fig. 18, et le bouquet creux A^ 755, pi. XVI, fig. 3 et 4.

Les trois ccus sont les armes géminées de Bocholtz A^ 39' ci-devant.

€e Tase porte un coayercle d'etain avec doigtier à deux lobes, frappé d'un poinçon à une grappe de raisin.

N* 66. — Sur la pi. XXV de Touvrage descriptif de la collection Minard, en bas à gaucLe est dessiné un grand pot presqu'identique à notre N* 38, pi. XVIII, fig. 7. Il porte sur le col une grande tête à barbe que nous considérons comme notre bartmann à Torgelet A^ 613% et i Tépaulement un collier de petits cercles ou de petites rosaces supporté par une ligne festonnée en zig-zag. Au pied, un tour de petites courbes ; sur la panse, trois médaillons avec des lambrequins et un écusson à un chevron, accompagné de trois étoiles ou de trois roses, sommé d'un heaume.

N^ 67. — Sur la pi. XXVI du même ouvrage, en haut à droite est représenté un grand pot presqu'identique à notre N"^ 38, pi. XVin, fig. 7. n a sous le bec du goulot une grande tête à barbe et sur le ventre, trois médaillons ronds avec lambrequins et écusson sommé d'un heaume et renfermant un grand M majuscule.

N* 68. — Sur la même pi. XXVI du même ouvrage à gauche en haut, est dessiné pour faire pendant au précédent, un grand pot presqu'identique de forme au N® 1031. C. M., pi. XVIII, fig. 2, sauf le pied qui n'est pas ondulé. Il porte un goulot satis bec orné d'une tête à barbe, et sur la panse trois écussons à lambrequins et un écu à une fleur tigée et feuillée, sommé d'un heaume.

A^ 41". — Nous avons retrouvé beaucoup de spécimens complets de cet écu : écartelé par une croix engrelée. Aux 1 et 4, un lion à dextre rampant ou passant (une différence dans le moule des deux quartiers rend la pose douteuse). Aux 2 et 3, une fleur à quatre pétales, feuillée et tigée. Timbre, un heaume de face, avec des lambrequins remplissant le médaillon. Cimier, un lion issant du tortil. PI. IV, fig. 7. B. B. B.

Nous avons dit ailleurs que Ton a attribué erronément ces armoiries à la famille de Severi * .

Malgré les imperfections dues à notre graveur, il est facile de reconnaître Técu des Sprimont, ancienne famille limbourgeoise, fixée depuis longtemps à Liège et liée aux magistrats principaux. Ces armes se trouvent au couvent de Ste-Agathe dans cette dernière ville, sur une pierre tombale, elles sont écartelées par une croix engrelée : aux 1 et 4, d'argent au lion rampant de gueules ; aux 2 et 3, d'or à la pensée au naturel, tigée et fouillée de sinople.

Le vase N<^ 83 porte ensemble cet écu, avec le blason de Marotte A^ 772', pi. VII, fig. 8, ce qui paraît le reporter au XVI* siècle.

n pourrait bien s'agir ici de Louis, marié avec Marie de Libert en 1563 et père du chanoine Gilles. A moins qu'il ne s'agisse de ce dernier qui en 1606 était déjà chanoine et établi dès longtemps, et avait probablement acheté sa vaisselle armoriée à la fin du XVI^ siècle.

Les Sprimont ont eu des alliances nombreuses avec les de ]Kosen, les de Libert etc.

Avec beaucoup de doubles.

Ax 41*. — Idem, de teinte noire lustrée. B. C. D.

Ax4r. — Idem, de moule varié.

N^ 70. — Un marchand d'antiquités nous a communiqué un pot de forme identique à notre A» 469*, pi. XVII, fig. 1, qui portait sur la panse deux écussons sortant de même moule que Ax 41* ci-devant.

N^ 137. — Gourde en pâte de Bouffioulx trouvée chez un particulier à Raeren, ornée de l'écussonde Sprimont A^ 41^.

A. M. Hetjens, à Aix-la-Chapelle.

Ax43*. — Portion de vase portant un écu à unefasce,

i. Nous en parlerous ci-dprès, aux paragraphes A^ 681* et suivants.

'Chargée, sur la poterie, de traits qui sont probablement la marque d'une fasce relevée en un angle saillant sur le dessin copié par Partiste potier. La fasce est accompagnée de trois roses, 2 en tête et 1 en pointe. Timbre, un heaume tortillé à dextre. Cimier, un fleuron. Avec lambrequins. PI. VI, fig. 3.

Ce tesson est remarquable par la teinte noire du vernis, analogue à celle de A^ 24* et autres. B. B. B.

Ces armes sont excessivement communes et il serait bien difficile de rien préciser à cet égard.

Une famille flamande, les de Goomans, portait d'argent à la fasce de gueules accompagnée de trois roses de même.

Les de Gvesere, d'Anvers, portaient de même.

Les de Bettonville, de Liège, portaient de même, mais les roses étaient à 10 pétales rangées en deux rangs, boutonnées et barbées. Cimier, une rose de Técu tigée et feuillée de sinople, ce que nous ne trouvons pas sur notre écu. C'était une famille répandue et unie aux de Libert.

A la fin du XYP siècle, la famille de Massillon portait d'or à la fasce de gueules accompagnée de trois roses barbées de même, au bouton d'or ; en abîme un petit écu de vair plein* Cimier, une rose de Técu tigée et feuillée de sinople. Tout cela diffère beaucoup de notre écu.

Le petit écu de vair est Técu de la vouerie de Nivelle-sur- Meuse. Or ce titre fut porté à Louis de Massillon, par sa femme Anne Marie de Chockier (fille de Jacques).

S'il s'agit ici de Massillon, notre écu serait donc antérieur à ce mariage. Louis de Massillon mourut en 1599. Cette époque cadre avec l'âge de notre écu trouvé dans les débris d'un four du XVI^ siècle. Il ne peut, dans aucun cas, s'agir ici de son fils Crespin, bourgmestre et voué de Nivelle en 1636.

Si l'on en revenait aux Bettonville, c'est une famille alliée aux de Libert ; or, sur le vase N*» 317, E. L., nous rencontrons ensemble les deux écussons.

Ax 43'^ — Même écu. Sur tesson de gourde, brisée dans le four pendant la salure. B. B. B.

N*» 103. — Grande cruche haute de O-^Sô, large de 0°»23 à la panse. L'épaulement porte quatre petites rosaces Â^ sr, et la panse, trois médaillons, dont un, ovale de 0°K)64 sur 0'"04, représentant un lasquenet assez mal fait, entre deux écussons Ax 43*, un peu variés. M. B.

Âx44*. —Pot de forme élégante à large goulot, et à une anse se prolongeant sur la panse en un appendice de forme triangulaire. Ce vase est haut de 0"30, large de 0"16 à la panse, de 0"07 à l'ouverture et de 0"09 sous le pied. Il jauge deux pots, mesure de Bouffioulx. PL XVIU, fig. 4.

U a sur le devant du col une belle tête barbue A' 613*, pi. Vni, fig. 5.

De chaque côté de la panse est reproduit Técusson de Colchon A^ 833*, pi. V, fig. 9. B. B. B.

Ax 45^ — Écusson varié du suivant A^ 45' en ces seuls points : les supports manquent, le pied du prétendu calice ou ciboire du timbre n'a pas les deux larges folioles qui accostent le pied ni les globules qui le supportent, le pied en est trilobé. B. B. B.

Az45'. — Morceau d'un vase avec médaillon de 0'"09 sur 0"K)75, rempli, au milieu de hachements, d'un écu avec bande, supporté par deux lions lampassés, rampants, mal faits et conune écrasés entre le bord du médaillon et Técu qu'ils supportent. Le timbre, qui ressemble à un ciboire, est sans doute un casque mal copié par un artiste potier inexpérimenté, car le cimier est une licorne contournée, issante d'une couronne et entourée de hachements. PI. V, fig. 11. B. B. B.

Nous considérons comme d'autant plus sûr ce que nous venons de dire relativement au heaume changé en ciboire, que nous avons constaté sur divers vases des erreurs analogues fort fréquentes.

Les familles portant un écu bandé sont fort nombreuses et

celles dont il s'agit ici, ayant des supports, doit être une grande famille. Â cause des lions pour supports, on ne peut admettre qu'il s*agisse des de Ligne, idée souvent émise. Nous nous arrêtons aux d'Horion, famille de bourgmestres de Liège. Elle portait d'argent à la bande de gueules. Cimier, tête et col de licorne accornée d'or. Supports, deux lions au naturel.

Au XV^ siècle cette famille était alliée aux de Libert, aux de Spontin, aux de Severi, etc. A la fin du XVI* siècle, Marguerite était yeuve de J. de Garondelet et dame de Pottelle et Liemu. Jacques d'Horion fut chanoine de 1597 à 1635, Herman de 1539 à 1603, Jean de 1539 à 1601, Arnold de 1615 à 1654. Celui-ci était fils de Guillaume, seigneur de Heel, petit-neveu du chanoine Guillaume. Il fut vice-doyen de la cathédrale et prévôt de St-Martin en 1640. Il était alors baron depuis six ou sept ans et avait obtenu deux lions pour support de son blason. Les types de blasons Az 45^ sans supports, doivent être reportés à une époque fort antérieure, fin du XVP siècle ; on peut les attribuer aux chanoines Jacques, ou Herman, ou Arnold.

Au XVIP siècle il y avait alliance entre les d'Horion et les de Chockier.

Les de Nédonchel, du Hainaut, portaient d'azur à la bande d'argent ; cimier, un lion naissant ; supports deux lions regardant. Cette famille fournit des dignitaires civils et ecclésiastiques à Tournai pendant les XVI* et XVII* siècles. Elle possédait les seigneuries de Morialmé, de Thy-le-Château et d'Hanzinne, non loin de Bouffioulx.

Les de Hennin, de Boussu, avaient des griffons pour supports ; notre blason ne leur peut donc être attribué.

Ce pourrait être Pécu de Maximilien, seigneur de Bailleul, baron de Lesdain et de St-Martin dès 1596. Il était fils de François et de Marguerite de Mérode de Morialmé, et se maria avec Christine de Lalaing, fille de Philippe, baron d'Escornaix,

grand bailly da Hainaut, et de Marguerite de Ligne d'Aremberg. Ses armes étaient d^argent à la bande de gneulea. Cimier, tête et col de licorne d'argent au milieu d'un vol de l'écu.

A» 45**. — Variété remarquable de Técusson de la famille d'Horion qui précède. Il mesure 0^09 sur 0°^11. Le cimier est tourné à deztre. Les lambrequins et le tour du médaillon diffèrent de dessin. Les lions supports sont*plus forts et plus gros. Le prétendu ciboire, avec son pied trilobé, est redevenu un casque clairement dessiné.

Ax45**. — Variété du même écusson qui n'est qu'un surmoulage de Az 45". Il mesure seulement 0°H)7 sur 0°H)9.

N* 187. C. R. 2. — « Une crucbe de terre et couverte brunes ; au goulot, une jolie arabesque, plus bas six rosettes ; sur la panse une rosace, à droite et à gauche, des armoiries qui paraissent être celles de la maison de Ligne, d'un très joli style du XVI* siècle ; haut 0"39. » D y a lieu de croire qu'il s'agit ici de notre écu d'Horion A^ 45.

N^ 127. C. R. 3. — « Une cruche de terre et couverte grises ; le col est orné de sept petites rosettes ; dans le champ : trois écussons, dont deux semblent être ceux de la maison de Ligne. Hauteur, 0°'35. » Nous supposons qu'il s'agit encore ici de notre Az 45.

N" 51., N^ 110. M. E. — A la mortuaire du peintre Dewinne, à Bruxelles, TÉtat a acheté une grande et belle gourde du type des gourdes de nos fabriques et portant deux écussons de Bouffioulx.

Cette gourde est haute de 0°>45 avec] le pied, à panse large de 0°'30, et à six anses de bandoulière. Le goulot est aminci au bout en forme de sucettes pour les lèvres du buveur.

Le devant est orné de deux séries de cercles d'ornementation laissant entre elles un large intervalle divisé en cinq compartiments, portant, dans chacun, la petite rosace d'ornements A>^697Spl. XII, fig. 26.

Au centre se trouve un écusson d'Horion, variété Az45'.

A la face postérieure de la panse, vers le dessus, se trouve récusson de San Vittores identique de moule àMBAzl2% pi. VI, lig. 11.

A^ 47". — Écusson un peu différent de A» 47*, grand de (TIO sur 0^08, a une tour surmontée de deux tourelles et donjonnée d'une autre tour semblable, accosté de deux rameaux d'olivier. Timbre, un chapeau d'ecclésiastique simple, avec cordons à deux rangs de houppes. Cimier, la tour de l'écu. PI.. VI, fig. 10.

Ce blason diffère de notre A^ 12*, pi. VI, fig. 11, par le timbre, la forme des hachements, la bordure non besantée et Tabsence d'inscription.

Ce sont les armoiries d'un membre de la même famille.

Noua avons dit ci-devant que la famille de San Vittores dont cet écu est le blason, était d'origine espagnole, établie à Bruxelles des avant le XVI^ siècle. Plusieurs de ses membres occupèrent des dignités ecclésiastiques dans notre pays et notamment Jean Ferdinand, qui fut prieur des Carmes à Bruxelles, de 1603 à 1609, puis provincial jusqu'en 1619. Il fut nommé par les carmes réédificateur et second auteur du Carmel Bruxellois.

La simplicité du chapeau ecclésiastique et des cordons, surtout à une époque où l'on abusait de ces signes honorifiques, nous fait croire que cet écu est antérieur aux dignités de Ferdinand et date d'une époque où il était simple prêtre, avant 1600 ; si toutefois il s'agit de lui ici, ce que rien, absolument rien, ne prouve ni n'indique.

Avec un très grand nombre de doubles, '

N* 76. —Grande gourde à 8 annelets, à panse large de 0»27, épaisse de 0™21. Le devant porte notre médaillon A^ 45*^. aux armes d'Horion. Autour, dans les compartiments d'une bande circulaire forméeet divisée systématiquement, se trouvent alternativement placées neuf petites rosaces assez originales, mais

peu soignées A^t 704* , pi. XII, fig. 35, et autantde cœurs dessinés en creux, A» 742", pi. XVI, fig. 41. Sur le derrière du vase, qui est fort bombé, se trouve notre médaillon aux armes de San Yittores avec un chapeau ecclésiastique A^ 47'.

A. M. Soil, à Tournai.

N^ 107. — Tonnelet fort bien conservé, long de 0'»42, haut de 0'°35, avec le goulot et le pied ; la panse mesure 0"*25 de diamètre. Sur chaque flanc sont deux écussons de San Yittores avec inscription Azl2'. Sur le bout hémisphérique Técu d'Horion de la variété A^ 45", pi. V fig. 11, et sur l'autre bout, au-dessus du robinet, Técu de San Yittores sans inscription Aï 47*. H. B.

N* 108.— Grande gourde àjS annelets de bandoulière et goulot dit à sucette, haute de 0°»45, large de 0"32. Derrière, se trouve Técu de San Yittores sans inscription et avec chapeau ecclésiastique A^ 47*. Sur la panse tout un système de cercles concentriques laissent une bande circulaire, divisée en sixi compartiments qui portent alternativement une petite rosace Az 753', pi. XII, fig. 24, et le bouquet creux composé A^^ 757, pi. XYI, fig. 21 et 22. Au milieu est l'écu d'Horion Aï45", pi. Y fig. 11. H. B.

Ax49*. — Écusson de forme fantaisiste à une escarboucle, fleurdelisée, à 8 branches. Timbre, un heaume. Cimier, deux cornets ou deux proboscites fleuries. Près des coins, à droite et à gauche, les lettres

qui se font pendant l'une à l'autre. Ces lettres sont|probablement pour i. e., marque du cartenmackers Jan Emens, qui a fourni quelques moules à Bouffioulx, comme nous l'avons déjà vu. Au sommet de l'écu, entre les proboscites, se trouve la lettre

et aux deux côtés les lettres

répétées comme plus bas. Cet écu est une variété de A^ 49% décrit et dessiné au 2°"* Rapport et qui en dififere notablement. Pl.VII,fig.*9.

Siegburg, et peut-être Raeren, ont produit le même écusson, mais de moule différent quant à Tomementation d^entourage ; le B 7 est en outre remplacé par la date 1590. Il ne s'agit donc pas ici d'un surmoulage. Peut-être est-ce une imitation de bonne main.

On attribue cet écu à la famille Von Buck, du Limbourg, dont une branche principale habitait près de Raeren. Cependant Tescarboucle des Von Buck était 6 rais et non 8.

Plusieurs familles avaient Tescarboucle fleurdelisée en leur blason; telles sont les de Clooster, les de Hausman de Namédy, etc. Ces derniers, qui étaient de Trêves, avaient donné à la cathédrale de Liège un chanoine nommé Jean Guillaume, 1609-1611.

Les de Giry portaient d'azur aux rais d'escarboucle pommettes, fleurdelisés d'or.

Les de Clèves portaient de même avec un petit écu en abîme.

Guillaume de Clèves fut chanoine tréfoncier de 1530 à 1592.

Az 49'. — Même médaillon varié d'ornement. Le heaume recouvre la limite du sommet de l'écu.

Avec beaucoup de doubles.

N^ 56. — Gourde haute de 0''32 et d'un diamètre de 0"23, à trois annelets de suspension. La panse est couverte de cercles concentriques formant une bande, ou circonférence divisée en quatre compartiments ornés chacun du bouquet creux A^ 794', pi. XVI fig. 13, et au centre l'écusson précédent à Tescarboucle A» 49*.

A. M. Carton, à Ypres.

Az 102*. — Portion d'écu indéchiffrable, dont de nouvelles

découvertes nous permettent de compléter la description. C'est un médaillon ovale de 0"06 sur (TOS, rempli de hachements autour des armes de la famille de Van Stepraedt (ou Steprodt), famille de Gueldre qui portait: de gueules semé de billettes d'argent ; au lion de même, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout. Cimier, un vol d'argent et de gueules, où le lion de l'écu issant d'une couronne. Sur notre tesson, c'est ce demier^

Autour est l'iDScription suivante, se lisant de l'intérieur à l'extérieur.

H. VAN : STEPBADT. HEBB. TOT : IN. DQBNICH : EN : LATBM. ANNO. 1633.

PI. VI, fig. 5.

A propos de cet écu de Van Steprat, décrit sous leiV*» 73, section VI, Objets de corporation^ dans le Catalogue de vente de la collection Ai inard de Gand, Tauteur, M. Van Duyse, dit en note au bas de la page, que « les cruches aux armoiries de Van Stepraedt étaient de fabrication courante à Raeren au XVIP siècle n et laisse entendre que l'écu de Bouffioulx ne serait qu'un surmoulage. C'est une erreur complète. De l'avis de tous Raeren n'a jamais produit cet écu ; Bouffioulx seul l'a fabriqué. A cette époque les fabriques raerenoises ne fabriquaient plus d'armoiries, tandis que c'était le moment de la pleine prospérité de Bouffioulx.

Cependant, par exception, Raeren en cette même année 1633, a fourni deux écussons tout différents de celui de Van Stepraedt, mais portant une inscription analogue. Voici ces deux légendes :

1. Telles sont aussi les armoiries de la seigneurie de Waesbergh, sauf que les billeites ei le lion sont de sable, différeuce de couleur que Ton ne peut apprécier sur un vase en grès. Telle est encore, sauf les émaux, récusson d'une branche de la famille d'Hamale.

P BLBBBT. VAN. I8BND00RN. VAN. BLOIIS. HERB. TOT. BTOOKBM.

EN. CANNENBVBCH. A. 1633.

2*»BUCKWnN. VAN.E8SEN. HBBBTOT. 8WANENBVBCH. AMNO. 1633.

Cette circonstance est importante, à ce point de vue que £Ibert Van Isendorn et son beau-père Byckwin Van Essen étaient, semble- t-il, parents des Van Stepraedt,tous gueldrois, et qu'à la même année Tun commanda à Bouffioulx et les autres à Baeren, chacun ses armoiries avec une inscription conçue sur le même plan et avec Texpression : heer toi, au lieu de heer tro^ usitée d'ordinaire à Baeren.

La famille Van Stepraedt paraît être originaire de Cologne, établie en Gueldre dès le XIV« siècle. Thierry se maria avec Agnès VanDoornick,quilui apporta la seigneurie d'Indoornick, au pays de Clesves en 1538. Cette seigneurie fut^éngée en comté dans les mains de leur fils Henri ou Hans, qui mourut en 1663 et qui était seigneur dlsendoorn par sa femme Sophie Van Isendoorn de Blois.

Le cousin germain de cette dernière était Elbert Van Isendoorne de Blois, gendre de Kyckwin Van Essen, les deux personnages dont nous avons parlé plus haut.

A^ 102*. — Même écusson un peu varié. La pointe inférieure des lambrequins diffère notablement ; indobnigh est réuni en un seul mot et Th, initiale avant van est remplacé par un I bien visible.

No 1031. CM., N<'73. C. M. V. section VI.— Grand pot, haut de O'^SO, à large goulot, et à pied ondulé par des ornements en pincées. La forme est sphéroïdale allongée. Le col est orné d'une grande figure à barbe et Tépaulement de dix petites rosaces. PK XVIII, fig. 2.

La panse porte trois écussons de Van Stepraedt A^^ 102*.

Ce vase porte son couvercle d'étain primitif, ayant pour poinçon un trèfle et deux lettres illisibles, et sur lequel sont gravées les armoiries de la corporation des cordonniers de

Digiti^ed by VjOOQIC

Oand : de gueules au lion d'argent bâtonné de sinople, le lioQ tenant deux souliers à talons ; supporte par la Pucelle et par St-Germain :

PIDEB. 80ELDEWABT * lAN. VAN. DEVELDE. I.F.P.I.D.M. ANNO 1679.

Ce sont les noms des clercs de la corporation en Tannée susdite. Voilà une pièce historique, un pot employé autrefois comme pot à bière dans les réunions et les banquets de la Corporation.

Il était représenté au milieu de la pi. XIV de Touvrage de Minard.

N^ 1032. CM.— « Vase de forme et de décoration analogue au précédent. Les mêmes médaillons se trouvent répétés trois fois et portent le buste de Tarchiduchesse d'Autriche. Haut. 0"46. »

A^ 109'. — Grand écusson, dont notre A» 109* est un fragment du cimier. Il est dans un médaillon de 0^09 sur Oi^ll et est écartelé : 1 et 4, au lion rampant, couronné, armé et lampassé, tourné à sénestre, ce qui fait supposer que Técu a été transposé par Touvrier ; 2 et 3, au chevron chargé de 11 besans, accompagné en tête de deux fleurs de lis au pied coupéi posées sur le chevron et en pointe d^une abeille au repos. Cimier, un personnage joufflu ailé et avec les bras étendus, issant de reçu. PI. VII, fig. 5.

La famille d^Athin, dont un Wathieu fut plusieurs fois bourgmestre de Liège au XV' siècle, portait écartelé : 1 et 3, d'argent au chevron de gueules; 2 et 3, de gueules billetté d'or, au lion rampant d'or.

A* 113*. — Morceau de médaillon entouré d'une inscription rétrograde, où nous lisons on reste d'inscription :

... s LOVIS : DE B . . .

Un coin d^cusson central montre la moitié inférieure d'un grand b. c. c. p.

Nous en avons donné le dessin dans notre 2^* Rapport. (PI. IV, fig. 18). S'agirait-il de LouU de Blayi ? On peut le supposer.

Cette famille était fort répandue dans nos euTirons aux XV®, XYP et XVII® siècles ; elle possédait la seigneurie de Donstienne. Elle fournit un tréfoncier à St- Lambert de 1492 à 1566.

Philippe III de Groy, prince de Cbimay, épousa en secondes noces une de Bloys, en 1582.

Âz 117*. — Fragment, que plusieurs écussons complets nous permettent de déterminer entièrement. PI. VI, fig. 2. C. C. P.

C'est récusson de la famiUe de Libert, de Liège, qui portait : d'azur à la serre de yautour d'or; au franc quartier de gueules, à la fleur de lis partie d'or et d'argent '• Timbre, un heaume. Cimier, une fleur de lis d'or. Le tout entouré de lambrequins. C'était une des familles patriciennes les plus illustres de la principauté, et'qui possédait maints fiefs dans le pays deNamur.

Antoine de Libert était bourgmestre de Liège en 1558 ; Jacques en 1591 et en 1595. Notre écu appartient à celui-ci.

n était fils d'une Sprimont. La famille de Libert avait, au XVI* et au XVII® siècle, de nombreuses relations et de grands intérêts dans l'Entre-Sambre et Meuse. Elle donna, au XVIIP siècle, un chanoine tréfoncier de la cathédrale de St- Lambert à Liège. Ses membres furent seigneurs de Flemalle, chevaliers du Saint-Empire, grand bailly des terres de la très illustre cathédrale, chambellans de S. E. etc. Us devinrent barons.

N"" 78. — Pot à large goulot fragmenté, de la forme de notre N® 25, pi. XVII, fig. 22, et portant le même bandeau de

i. Ou, pour quelques membres de la famille : au franc quartier d*or à la fleur de lis de gueules et, pour d'autres encore : de gueules à la fleur de lis d'or, etc.

goulot Az 559*, pi. IX,fig. 3. La panse est ornée de deux écus deLibertÂx 117' ci-devant. M. Do.

Ax 227". — Partie d'un losange de 0°*16 sur 0'»09, portant un écu de forme fantaisiste de l'ancien empire des Romains : Taigle impériale éployée, ayant sur la poitrine un petit écusson d'Autriche moderne, ou de Habsbourg, ou de Bouillon, c'est-àdire de gueules à la fasce d'argent. Timbre, la couronne impériale accostée du millésime :

PI. I, fig. 10. B. B. B.

L'ancien empire germanique portait d'or à l'aigle éployée de fiable éployée, membrée, becquée et diadémée de gueules, -chargée en cœur d'un écusson de Habsbourg qui est : de gueules à la fasce d'argent.

Nous possédons des écussons de même forme que le nôtre venant de diverses fabriques. La pinte ou snel représentée pi. XIII, fig. 5, de l'album de d'Huyvetter et Onghenha', porte le même écusson un peu varié. Jl y a eu évidemment imitation sur place, ou vente de moules semblables à diverses fabriques par les cartenmackers.

C'était un écusson devenu banal.

Ax265*. — Partie supérieure d'un écu héraldique timbré d'un heaume avec hachements de lambrequin, qui offre deux roses à 5 pétales, séparées par le sommet d'un chevron. F. 6.

Nous pouvons compléter la description au moyen d'autres •exemplaires que nous avons vus dans diverses collections, et nous allons le faire.

Dans un médaillon entouré de feuilles de laurier, se trouve un écusson à un compas ouvert en chevron, accompagné de

1. Zeldzaamheden Verzameldm uUgegeven door Joàn D'Huyvetter in het Koper gesneden Gh. Onghena, Qent, Gobsin-Verhaeghe, 1829.

trois rosf^ barbées, tigées et feuillées, Tune en pointe, dont la tige sort de Téca et deux en chef. Timbre, un heaume grillé de fasce sommé d'un tortil. Cimier, une rose de Técu. PI. VII, fig. 10.

Cet écu au compas est la forme ancienne de Técusson des de Bosen, famille liégeoise importante, alliée aux de Sprimont, aux Savarj, etc., et qui fournit à la principauté pendant les XVP et XVII* siècles, quatre tréfonciers de Saint-Lambert, plusieurs chanoines et abbesses dans les principaux monastères, un grand chancelier, des bourgmestres, des échevins, des conseillers, etc., etc.

Au milieu de tous ces personnages il serait difficile, on en conviendra, de déterminer auquel il faut rapporter notre écu.

Toujours est-il qu'il a été fabriqué en 1592. La preuve c'est que le vase, sur lequel il se trouve, porte en même temps la marque du fabricant Jacob Visnon, au millésime de 1692, A^ 112", pi. VII, fig. 6. Or Visnon n'employa pas cette marque beaucoup d'années après, car en 1595 il en avait déjà adopté une nouvelle A» 25*, pi. 111, fig. 6.

Nous trouvons en outre sur un même vase l'écu de Rosen A* 265*, avec l'écu du capitaine de San Vittores A^ 12*, pi. VI fig. 1 1 , ce qui, sans être une preuve, corroborre la même contemporanéité de la fin du XVI* siècle.

Notre écusson est aussi attribué au XVI* siècle, par M. ScHiJEfiMAKS dans le catalogue de l'Exposition de Gand en 1882, N^" 408 des grès. Il est vrai que par erreur il y est considéré comme venant de Raeren.

Il ne s'agit donc pas ici, quoiqu'on l'ait supposé, du tréfoncier Pierre, 1621-1666, le dernier qui porta cet écusson, ni même de son père Jean, receveur du chapitre St-Jean l'évangéliste, époux de Marie Corselius, nés en 1588 et 1595 et morts en 1637 et 1636 ; mais d'un autre parent, le grand-père sans

doute Pierre de Rosen, procureur à la cour de Liège et aussi receveur de St-Jean, marié en 1584 avec Marie de Saulcy.

N^ 1028. C. M., N*> 409. C. M. V. — Petite gourde haute de O^Sl, à quatre annelets de bandouillère. La panse est ornée par devant d'un ensemble de cercles concentriques formant une bande, divisée en six panneaux qui portent alternativement une petite rosace et un fleuron dessiné en creux A^ 596% pi. XVI, fig. 31. Au centre est Pécusson de Rosen A^ 265% dont nous venons de parler.

Derrière se retrouve le même écusson.

N** 110. — Grande gourde à panse de 0°»24 centimètres de diamètre, portant par derrière un écusson de Rosen un peu varié de notre A^ 265*. Sur le devant de la panse le médaillon Az 112*, pi. VII. fig. 6, et autour, dans les compartiments séparés d'une bande circulaire, quatre petits mascarons Ax 744', pi. XII, fig. 6. M. B.

N» 111. — Pot semblable pour la forme au N« 89, pi. XVIII, fig. 5, haut de 0"'45, large de 0'°23 à la panse, 0"*10 au goulot et 0"16 à la base, laquelle est ornée de pincées. Le col porte lebartmann Ax 730*, pi. IX, fig. 10. La panse porte l'écusson de Rosen Ax 265* ci-devant, accosté de deux écus de la famille d'Horion, de la variété Ax45*% pi. V, fig. 10. H. B.

A^ 328* .—Tesson de pâte fort fine,portant la partie inférieure d'un écusson losange, de 0'"93 sur 0°47, fort difficile à analyser. Il est parti, et l'on voit à dextre plusieurs fasces, et sur le tout la moitié d'une aigle à deux têtes ; à sénestre deux bandes avec une quarte feuille en pointe et une en chef. Cimier, une sorte de couronne fermée. PI. I, fig. 7. C. P. G.

Les fabriques allemandes ont employé aussi comme ornement cet écusson devenu banal.

Avec plusieurs doubles.

Ax353*. — Morceau de la panse d'un grand vase de grès brun, en forme de gourde, si l'on en juge par sa courbure. II

porte la moitié supérieure d'un médaillon, avec le timbre et le cimier d'un écu.

Nous avons retrouvé de nouveaux tessons qui nous permettent de compléter le des&in et la description de cet écu. C'est un médaillon qui mesure O^'OS sur 0™11 , encadré d'une guirlande de feuilles de lauriers, rempli par les hachements d'un écu fort large et peu allongé, semé de fleurs do lis. (Celles-ci sont en trois lignes, la première de 5 et une demi à dextre de l'écu, la seconde de 5, la troisième de 4 entre les précédentes et la quatrième de 3 en pointe, placées entre les précédentes et dont on ne voit que les sommets). Timbre, un heaume grillé à dextre, sommé d'une belle couronne de vicomte ou de marquis, supportée par des espèces de pendantifs qui nous paraissent être le tortil dénaturé par l'artiste. Cimier, deux objets qu'on peut prendre pour deux plumes larges et droites en plumet et inclinée un peu vers les côtés. On pourrait aussi y voir deux oreilles de lièvre, ou plutôt deux oreilles d'âne, comme aux armes des Eerkem. PI. YII, fig. 4. C. V. G.

Plusieurs familles importantes du pays de Liège portaient un semis de fleurs de lis ; mais toutes descendaient et tenaient leurs armoiries des de Warfusée. Nous allons brièvement passer les principales en revue.

Les de Warfusée portaient de gueules semé de fleurs de lis d'argent. (D'autres disent à 9 fleurs de lis posées 4, 3 et 2). Au XV« et au XVI* siècle ils étaient seigneurs d'Ossogne près de Charleroi. Raes, seigneur important, vivait entre les deux siècles.

Les de Duras portaient de sable semé de fleurs de lis d'or. Au commencement du XVIP siècle, Germain était beau-frère de Robert de Namur et allié aux d'Oultremont.

Les de Haultepenne, seigneurs de Barvaux, qui donnèrent un

gouverneur à Dinant, portaient d^argent semé de fleurs de lis de gueules.

Les de Mombeeck, vicomtes de Hannut, portaient de sable semé de fleurs de lis d'argent. Ils avaient en 1574 des relations suivies à Wayaux, près de Charleroi. Au XVI* siècle cette famille avait de grandes relations aux environs de Namur. Jean d'Avin, évêque de Namur, était fils d'une de Mombeeck.

Les de Hamale portaient de sable semés de fleurs de lis d'argent.

Les de Neufville sur Meuse portaient d'azur semé de fleurs de lis d'or.

Enfin les de Hollanders, de Léau, portaient de sable semé de fleurs de lis d'or. Plusieurs de Hollanders furent bourgmestres de Léau.

Les de Eerkem ou de Weyer, portaient d'argent semé de fleurs de lis de gueules, et pour cimier deux oreilles de lièvre ou mieux deux oreilles d'âne * d'or, ce qui pourrait bien être le cas de notre écu. Au XY"^ siècle, ils étaient les seigneurs de Taviers et de Sclayen. A la tin du XVP siècle ils étaient alliés avec les d'Horion et fort unis avec les de Marotte, famille importante des environs de Charleroi, dont Bouffioulx a fait l'écusson à la même époque, puis avec les de Glymes. Cette famille donna à Liège des bourgmestres, des dignitaires laïcs et des tréfonciers dont Ernest, 1612-1654 et Arnold, 1627-1644 ; mais notre écu n'offre aucun indice ecclésiastique et il semble appartenir à un Me. Nous pensons du reste devoir le reporter à la fin du XYI* siècle, car nous le rencontrons, de divers côtés, sur les mêmes pots avec des écus attribués à cette époque.

N*» 3. — Cruche haute de 0™40 ; elle a une panse de 0"»26 et un large goulot sans bec. L'épaulement est orné de quatre rosaces

1. Les oreilles d*âne sommaient, para!t-il, la plupart des Passons héraldiques huttois.

A^ 792*, pi. XII, fig. 29. Sur la panse se trouve l'écusson A^ 109\ pi. VU, fig. 5, accosté de deux écus de Kerkem A^SSS* ci-devant. M. I.

N** 779. M. Ga. — Grande gourde, tachée de brun et de gri» parce que le vernissage a été manqué ; haute de O^'iS, large de 0*^28, épaisse de 0'"25, à C anneaux de bandoulière et à goulot rétréci vers le sommet. La convexité du ventre est la même devant et derrière, ce qui est excessivement rare pour cette forme de vase, qui a d'ordinaire le devant plus aplati.

Au milieu de la panse se trouve un cercle central ou plastron de 0"115 portant notre écu de Kerkem A* 353*, qui est en outre reproduit sur l'autre face de la cruche. Autour de ce plastron, et formée par tout un système de circonférences, de lignes et de cordons, règne une bande circulaire large de (W9, portant neuf petites rosaces A^ 705', pi. XII, fig. 36. Deux rosaces pareilles se trouvent au-dessus, à hauteur de Tépaulement.

A^ 378*. — Cruche piriforme pareille à A^ 469*, pi. XVII, fig. 1, portant deux fois l'écu ancien d'Angleterre, décrit ci-après en A» 430% pi. III, fig. 1. B. C. D.

A^425*. — Portion d'un vase de luxe, rebuté pendant la cuisson, portant sur la panse un beau médaillon ovale de 0"'075 sur 0"065, rempli par les hachements de lambrequins d'un écu, placé au centre et représentant une roue de fortune à 8 rais. Timbre, un heaume à 3 (?) grilles, tourné à dextre, avec tortil. Cimier, une déesse Fortune^ dont la roue est ici figurée par la roue de l'écu. Le tour du médaillon porte :

FOBTXTNA : FEBBNDO : EST : SUPEEANDO.

PI. IV, fig. 4.

L'épaulement de ce vase était orné de petits mascarons grimaçants du type de A* 571*. B. C. D.

On a attribué cet écu aux de Heusden, famille illustre du Brabant. Cela n'est guère possible, car les de Heusden portaient

d'or à la roue de gueules timbrée d'an heaume couronné ; leur roue est à six rais seulement et leur cimier est la roue de Técu et non une déesse Fortune. Cette famille était alliée aux de Clèves.

On a cité encore la famille de Marcelis, dont un Servais fut chanoine tréfoncier de St-Lambert de 1605 à 1654.

Cette branche de Marcelis avait effectivement, selon Lefort, récusson armorié qui nous occupe. C'était une famille de St- Trond, yenue s'installer à Liège et qui portait de gueules à une roue d'or à 6 ou à 8 rais. Cimier, une fortune issant d'une écaille de mer d'or, et tenant au-dessus d'elle un yoile d'argent. Le premier qui vint à Liège fut Lambert, dont le fils Lambert fut commissaire de la cité en 1573 et 1593, et dont le petit-fils Lambert fut aussi commissaire et procureur à la cour en 1592,

Le fils de ce dernier fut le chanoine Servais.

En nous occupant dublason d'Oumale A^ 29', nous ayons dit que ce blason se rencontre sur plusieurs vases avec celui qui nous occupe. Le chanoine Guillaume d'Oumale, avons-nous dit, avait en effet pour mère Jeanne de Marcelis, sœur du chanoine Servais et pour père Servais d'Oumale. Nous avons expliqué que ces blasons sont ceux des époux d'Oumale-Marcelis, à la fin du XVP siècle.

A^425**. — Partie d'écusson portant des hachements de lambrequins de même dessin, mais de moule différent du précédent, et proyenant d'une autre fabrique de Bouffioulx» B. B. B.

A^ 425*'. — Idem, mieux moulé. B. B. B.

N* 576. E. Ga. — Cruche portant sur le yentre l'écu de Marcelis A^ 425% qui précède, et à côté notre écu de Massillon Aï 43S pi. VI, fig. 3.

N<^ 112. — Gourde de 0°^20 de diamètre à la panse, laquelle porte notre écu de Marcelis A^ 425% et autour, dans des compar-

iO

timents ménagés par des cercles, cinq épis d'ornement en crenz Ax664Spl. XVI,fig. 10.

Derrière, sont trois grands mascarons à large fraise A^ 567* % pi. m, fig. 13. M. B.

N» 317. E. L. — Pot de la même forme qne notre N* 47, pi. XVII, fig. 8, sans goulot. La panse est large de 0°16, elle porte trois écussons : celai de Massillon A^ 43*, pi. VI, fig. 3, celui de LibertAx 117*, pi. VI, fig. 2 et celui de Marcelis, A^ 425* ci-devant.

A. M. Merghelynck, à Ypres.

N^ 47, N<> 238. E. B. — Cruche à goulot cylindrique, assez long, de 0'"06 de large, couvert des enroulements d'un cordon en spirale, à panse sphérique large de 0"*16, à épaulement un peu carré ; de forme analogue à notre A^ 466, pi. XVII, fig. 23, mais plus grande.

Elle offre sur le devant un écusson d'Oumale A^ 29', pi. IV, fig. 5.

Sur les deux côtés est répété Técusson de Marcelis A^ 425* ci-devant.

Ce vase est probablement le N* 29. E. L. PL XVII, fig. 8.

A. M. Helbig, à Liège.

N^ 53, N* 331. E. L. — Barillet semblable pour la forme au tonnelet N^ 52, dit d'Acosse, seulement il porte, sur le bout opposé au robinet, un ombilic central fort proéminent ; le pied est peu mouluré et le trou de bonde du dessus est orné d'une ligne en spirale. D ressemble à notre N** 39, pi. XVIII, fig. 16.

La longueur en est de 0°'31, le diamètre de 0°'2I et la hauteur 0"'31, y compris le pied et le goulot, qui ont chacun 0"05.

Notre écusson d'Oumale Ax29*, pi. IV, fig. 5, y est répété une fois au-dessus du robinet et deux fois sur le flanc droit. L'autre flanc porte deux fois Técusson de Marcelis Ax 425*, pi. IV, fig. 4. Le bout postérieur est bombé, orné de cercles en rosace simple et saillante vers le milieu, avec un gros bouton

au point central. Les armoiries ont été attribuées dans le catalogue de TExpositi on de Liège aux Morien et aux Heusden^ nous en ayons dit un mot.

A. M. de Limburg-Stirum, à Bruxelles.

A» 428*. — Écusson de forme fantaisiste, enfermé dans un médaillon de O^OG sur 0°08, encadré d'une guirlande de feuilles de laurier.

L'écu estgironné de 10 pièces, dont 5 chargées chacune de 3 croisettes recrosettées au pied fiché ; cimier, un griffon tenant à dextre la bannière de famille qui est indéterminable.

On lit entre les ornements les lettres : s. p.

Probablement y doit-on trouver les chiffres du cartenmakers et les initiales du propriétaire des armoiries. PI. IV, fig. 9. B.G.D.

La famille d'Enghien, premiers seigneurs de la ville du même nom, portait anciennement : gironné de sable et d'argent de 10 pièces ; les girons de sable recroisettés au pied fiché d'or, les pieds dirigés vers le cœur de l'écu ; cimier, un panache d'or entre un vol d'argent semé de tourteaux de gueules.

La branche d'Enghien d'Havrech, que notre écu pourrait regarder à cause des initiales i. h., avaient remplacé le sable par le gueules et l'argent par l'or.

La poterie ne porte pas l'indice des émaux, cependant l'artiste potier a tracé sur la moitié des girons des hachures indéterminées *, qui paraissent être de simples ornements sans signification.

L'écu des d'Havrech est timbré d'une couronne d'or. Le cimier est un griffon naissant d'or tenant une bannière aux

1. L*artiste a fait une faute sur notre planche, il a omis ces hachures sur un giron et y a dessiné les croisettes ; ce qui donne trois girons semblables lun près de l'autre.

couleurs de Téou. Support deux griffons tenant chacun une bannièreaux couleurs du blason. Le cri de guerre était : BngUen f Enghien !

Cette famille possédait les seigneuries de Prelle, de Loveryal, de Roselies, etc., près de Bouffioulz, et les vendirent aux Liemeux en 1625. A la fin du XVI* siècle, Adrien d'Havrecb était gouverneur de Gand, grand bailly d'Entre-Sambre et Meuse. Son petit-fils Jean, seigneur de Prelle, était au commencement du XVIP siècle, lieutenant général des hommes d'armes et prévôt de Yalenciennes. Il avait épousé Claire de Savary, fille de Nicolas, seigneur de Warcoing. Notre blason pourrait lui appartenir.

Son fils Adrien était baron, membre de Tétat noble de Namur.

Cette famille avait donné dans le principe un prince-évêque de Liège nommé Jean d'Enghien.

La famille d'Eesbecke dite Vander Haeghen, portait : gironné de sable et d^argent, de huit pièces ; les girons de sable chargés de trois croisettes recroisettées au pied fiché d'or. (D'autres disent de trois mouches d'hermine.) Timbre, d'un heaume d'argent à dextre, grillé et liseré d'or, surmonté d'une couronne et de ses lambrequins aux couleurs de l'écu. Cimier, un griffon naissant d'or tourné à droite, lampassé, armé de gueule, et gérant à dextre une bannière de famille. C'est scrupuleusement le cimier de notre écu.

Cette famille, originaire des Pays-Bas, était, dès avant le XVP siècle établie partiellement à Bruxelles. Elle donnait à cette époque un échevin à la chambre d'Uccle, un secrétaire au grand conseil de Malines, un capitaine et prévôt général et un châtelain de Tervueren, etc., etc.

Avec un grand nombre de doulles.

Az 430' . — Médaillon elliptique ou plutôt en forme de fuseau, de 0^08 sur 0°H)5, entouré d'un chapelet de perles et de traits, renfermant, au milieu de quelques arabesques, l'écusson ancien

du roi d'Angleterre, qui, pendant de longues années, porta dans ses armoiries, les fleurs de lis et prit le nom de roi de France et d'Angleterre. C'est un écu écartelé : aux 1 et 4, d'azur à trois fleurs de lis d'or coupées, placées 2 et 1, qui est de France ; aux 2 et 3, de gueules à trois léopards d'or passants, armés et lampassés d'azur, qui est d'Angleterre. Seulement les léopards sont contournés. On voit que c'est par une erreur de l'artiste. L'écusson est timbré d'une couronne et entouré d'un listel circulaire, bouclé en bas, et portant la devise de l'Angleterre :

HONI SOT QYO MAL S PBNOE.

Monni sait qui îmI en pense. Cette légende travestie de cette façon est du vrai patois de Bouffioulx, avec son génie bien caractérisé. PI. III, fig. 1.

Cest l'œuvre d'un artiste du cru et elle est ma foi bien réussie, comme dessin. B. C. D.

Cet écusson d'Angleterre ancien est un nouvel exemple d'écusson devenu banal, et employé au XYI<^ siècle dans l'ornementation en général, et en particulier dans diverses fabriques de grès artistiques. Nous avons vu ce même écusson sur divers vases d'origine évidemment allemande ; entre autres ceux que portent la pi. III, fig. 2 et 3, et la pi. XIII, fig. 11, de l'album de d'fluyvetter et d'Onghena, dont nous avons déjà parlé. Le second porte le millésime de 1575.

Cet écu fut trouvé dans les restes d'un four de la fin du XVP siècle, ce qui le date.

Avec un tris grand nombre de doublet.

N<* 182. C. R. 2. — « Une cruche à couverte brune pâle, à anse contournée ; au goulot, une figure d'homme ; au milieu, un écusson au double aigle de l'empire ; à droite et à gauche les armoiries d'Angleterre. Haut de O^'iO. »

MBAx442*. — L'aigle impériale d'Autriche a deux têtes couronnées, dans un médaillon de dessin local d'un diamètre

de 0"K)6. Au-dessus des deux serres et remplissant les vides du médaillon, Tartiste a dessiné deux pots à fleurs. PL II, fig. 10. B. C. D.

Avec beaucoup de doubles.

A» 442*. — Idem venant d'autre fabrique et sortant d'autre moule. Le dessin est beaucoup plus parfait et les ailes faites bien plus artistiquement. B. B. B.

N** 45. — Grand pot à beurre portant, non le même écusson que A^ 31*, comme nous Pavait dit le propriétaire, et comme nous Pavions écrit dans le 2« Rapport, mais un médaillon de 0"»60 sur 0^70, renfermant une grande aigle éployée et couronnée d'une très grande couronne, sans lambrequins, mais entourée du bas par deux rameaux de laurier ou d'olivier. C'est un vase de Bouffioulx fort usé.

A. M. Wauthy, à Gougnies.

Az 443*. — Médaillon deO™06, renfermant un écu de forme fantaisiste, sans ornements, ni cimier, ni lambrequins. Il porte deux jumelles ei^ sautoir et chaque quartier est à une aigle éployée. Au-dessus se déroule un listel dont l'inscription est illisible. PL II, fig. 9. B. C. D.

On a trouvé à Raeren le même écusson, mais de moule varié*

Nous n'avons pas cherché à élucider ces armoiries. Cependant :

Les de Montmorency portent écartelé (non en sautoir mais régulièrement) à l'aigle au vol levé dans chaque quartier.

La famille de Rune, de Baisieux portaient d'argent au sautoir d'azur, cantonné de 4 aiglettes de gueules.

Les de liosschaert, famille de Flandre, portaient d'azur à deux épées d'argent emmanchées d'or baissées, et croisées en sautoir, cantonnées de 4 aiglettes d'or au vol le?é ; cimier une aigle naissante d'or: Un Jean de Losschaert, fils de Gérard, fut carme à Alost à la fin du XVP siècle.

Ax443*. — Idem provenant d'autre fabrique et sortant

d'autre moule. Le dessin des aigles est tout à fait yarié. B.B.B.

Ax 444*. — Médaillon de 0"»07, rempli par un chêne à cinq branches, glandé et feuille de forme fantaisiste, portant sur la tige un petit écusson indéchiffrable surmonté d*une croix. Au pied de Tarbre est une croix travaillée. Le tout supporté par deux licornes.

La croix travaillée est formée d'une sorte de 4 en chiffre, avec la barre horizontale recroisettée et le pied fiché dans le sommet d'un a enlacé avec un m majuscule. PLI, fig. 5. B.G.D.

Cette espèce de monogramme de Marie rappelle la marque de fabrique de Menneken et celle qui fut trouvée à Mons sur une pierre de taille, et que nous avons décrite p. 25 de notre 2® Rapport.

Au XVI* siècle plusieurs échevins de Bouffioulx avaient chargé, d'un monogramme presque identique, leur armoirie scabinale et leur cachet. Tel fut Jehan le Marchier^ en 1515, Jehan de Nette^ en 1528 (acte du 13 février), et d'autres *.

C'était un genre de marque fort usité à cette époque.

Jean Van Ghelen, imprimeur à Anvers en 1578, joignait au titre de ses livres, dans un grand écusson, une marque identique à celle qui nous occupe et y mettait ses initiales.

Les imprimeurs Jean Verwithaghen d'Anvers en 1551, Pierre Zangre de Thielt, en 1578, Jérôme Verdussen d'Anvers en 1623, avaient des marques analogues.

Sur une tombe de 1559 avec le nom deParidan, encore visible dans les ruines de l'abbaye de St-Bavon à Gand, nous avons vu la même marque, avec le 4 formé à sénestre et non à dextre ; des outils de charpentier l'accompagnaient.

J'ai revu la même marque sur un vitrail au musée Minard, à Gand.

Atec un trie grand nomlre de doubles.

i. Renseignement dû ù M. 01. Gille, qui m*a fait voir les pièces.

Ax 484«. — Partie de vase pareil à A» 466*, pi. XVII, fig. 23; mais plas petit, avec deux médaillons A^ 431*, pi. III, fig. Set récusson d'Angleterre A^ 430*, pi. III, fig. 1. B. C. D.

A» 490*. — Portion de vase semblable au pot A^t 476, pi. XVII, fig. 25, avec le médaillon A^ 435', pi. I, fig. 3etrécu88on Ax442*, pi. II, fig. 10. B.C. D.

Ax 497*. — Portion de vase portant le bartmanne A» 491 \ pi. VIII, fig. 2 et récusson Von Buck, Ax49«, pi. VII, fig. 9. B. C. D.

A» 498*. — Portion de vase portant le bartmann A^91*, pi. VIII, fig. 2 et récusson Ax 444*, pi. I, fig. 5. B. C. D.

Az540*. ~ Portion de vase avec le médaillon Ax439' et récusson A^ 444* A^^LLL*, pi. I, fig. 5. B. C. D.

Az552. — Partie de vase portant récusson de Massillon Ax43*,pl. VI,fig. 3.

Nous devons signaler Pomementation élégante do ce vase, dont répaulement est divisé en quatre compartiments curvilignes, limités par des bandes formées de cordons et de lignes creuses et renfermant chacun un bouquet imprimé en creux composé Ax 607*, pi. XVI, fig. 24 et 25. B. C. D.

Ai 553* . — Partie de pot orné de Pécusson A» 838*, et portant, à répaulement, le bouquet en creux composé Ax607', pi. XVI, fig. 24 et 25. B. C. D.

Ax 554* . — Portion de vase avec l'écusson Aï838* et portant à répaulement des petites rosaces Ax618* , pi. XII, fig.40. B.G.D.

Ax554*. - Idem. B. C. D.

Ax568*. — Tesson d'un vase portant reçu de Massillon Ax 43*, pi. VI, fig. 3, avec l'épaulement orné de petites rosaces du type Ax427*, pi. XII, fig. 46. B. C. 1).

Az569*. — Tesson d'un vase portant le même écu A^ 43*, pi. XII, fig. 46, et à répaulement, des mascarons grimaçants Ax429*.B. CD.

Avec un iris grand nombre de doublet.

A^ 572' . — Partie de vase orné portant Fécusson de Marcelîs Ax 425, pi. IV, fig. 4 et au col, le mascaron A» 571% B. C. D.

Az573*. —Idem au même écnsson, et portant au col lé mascaron Ax 574\ B. C. D.

A^ 575*. — Écu à une fasce accompagnée de trois masques enrubannés, ou plutôt de trois têtes de Mores tortillées, deux en chef et une en pointe. Timbre, un heaume ; cimier, un panache de 3 plumes. Des lambrequins en arabesques entourent le médaillon. Les lignes du bord de la fasce sont tracées en relief de façon de paraître deux jumelles. Les têtes de Mores ont été fort mal traitées par l'artiste potier, de façon qu'elles ont perdu leur caractère propre et sont deyenues des figures au type européen. Cet écu mesure 0"06 sur 0"07. PI. V, fig. 6, C. C. P.

La famille de Moers, ancienne famille patricienne de Hesbaye, portait d'or à trois têtes de Mores de sable, tortillées de même. Plusieurs membres de cette famille furent chanoines de Tongres au commencement du XYII* siècle. Cette famille eut les plus grandes relations avec le pays de Charleroi.

Les Morienne portaient d'or à la face d'azur, accompagnée de 3 têtes de Mores tortillées d'argent.

Mais un écusson plus complètement semblable, est celui de la famille de Montpellier, de Namur, qui portait d'or à la fasce de gueule, accompagnée de trois têtes de Mores de sable, tortillées d'argent, deux en chef et une en pointe. Cimier, trois plumes de paon au naturel. Cette famille habitait Châtelet au XVII^ siècle. En 1600 Jean était m^tre de forges. U portait déjà les armes qui plus tard furent octroyées officiellement à la famille.

La famille flamande de Moor, berceau des de Moers, dont nous avons parlé plus haut, portait dès longtemps le même écu que les de Montpellier.

N^* 30. — Jolie cruche, à une anse prolongée en un appendice sur la panse, qui est sphérique. Elle est haute de 0°'21y

dont (TOT de col, large de (TU à la panse, (T'OS au goulot et 0°K)8 à la base. Elle jauge un pot, mesure de Bouffioubc. PL XVII, fig. 30.

La panse est ornée de notre écu A^ 575* ci-devant, répété trois fois, et répaulement porte trois petits mascarons. C. C. P.

A. M. Wiener, à Bruxelles.

Ax 582* . — Tesson d'une très grande gourde ornée. La panse portait un écusson qui est indéchifi&able, entouré d'une série de cercles et de lignes en compartiments et des rosaces. B. B. B.

Ai 608*. — Portion d'un médaillon ovale rempli par les hachements d'un écu parti, ou plutôt de deux écus géminés.

Ce sont les écussons de deux conjoints. L'un est celui de la famille d'Eynatten, seigneurie située à trois lieues environ de Liège, où cette famille occupa de hautes positions. Pendant le XVP et le XVIP siècle, cette famille possédait le fief de la Tour à Ligny, près de Charleroi; Louis en fit relief en 1588, il était bourgmestre de Liège. Elle portait d'argent à la bande de gueule, accompagnée de 6 merlettes de même, 3 en tête, 3 en pointe, posées en orle. Timbre, un heaume avec tortil. Gimieri une merlette de gueules entre deux cornes de buffle d*argent, chargées, celle à dextre de trois bandes, celle à sénestre de trois barres de gueules. Les de Schuyle, les de Walhoorne, les de Xhénemont, les de Loveuse, etc., portaient des armes analogues.

L'autre écu doit être celui d*une branche de la famille de Bergh dit de Trips : Fascé d'argent et de gueules de 6 pièces, les trois fasces d'argent frettées de sable. Timbre, un heaume avec tortil. Cimier, tête et col de chien braque d'hermine, languée de gueules, et contournée. Lambrequins d'hermine et de gueules. PI. IV, fig. 3. B. C. D.

D'Hebcericoubt donne aux de Bergh un fretté de gueules.

D'autres branches de cette famille portaient un écu écartelé beaucoup plus compliqué.

Les dé Grimbergh, les de Parys et surtout les de Baronaige avaient des armoiries analogues. Cette dernière famille dite de le Weede, fort ancienne en Belgique, portait: fascé de gueules et d'or de 6 pièces, les 3 de gueules frottées d'argent. Jean fut amman de Bruxelles en 1517. Il y eut plusieurs alliances des Baronaige, avec les d'Yves près de Charleroi.

Toutes les pièces de notre écu, fort incomplet d'ailleurs sur divers autres points, sont transposées de gauche à droite. La bande est devenue une barre, les merlettes sont contournées, la tête de chien ne l'est pas, etc. La bande et les fasces sont couvertes de traits d'ornementation n'ayant aucune signification héraldique.

Nous croyons même que les écus ont été transposés euxmêmes de gauche à droite et de droite à gauche, et que l'époux est un de Bergh. On a, du reste, rencontré un écu établi de cette façon et nous en parlerons ci-après en Ax609*. On connaît plusieurs alliances entre un d'Eynatten et une de Bergh de Trips. Jean Ulric d'Eynatten se maria en 1656 avec Ferdinande Julienne de Bergh, un autre d'Eynatten se maria, paraît-il, vers la même époque avec Anne Marie de Bergh. Il y en eut aussi d'autres antérieurs.

Les Xhénemont deBoubay, de famille différente des bourgmestres de Liège, portaient d'azur à la bande d'or, accompagnée de six merlettes de même rangées en orles. Timbre, un heaume d'argent grillé, liseré d'or, fourré de gueules, au tortil et aux lambrequins d'or et d'azur. Cimier, une merlette de l'écu, entre un bois de cerf au naturel.

Cette famille fournit un échevin de Herstal et un bailly de Verviers au XV* siècle, un chanoine de St-Paul à Liège en 1525, un mayeur de Boubey, du nom d'André en 1578, et un autre nommé Antoine en 1586, etc. Elle conclut des alliances avec les de Falloise, les de Waroux, les de Chockier, les de Corswarem, les de Bergh de Trips, etc. Guillaume, mortà Liègo

en 1603, s'était marié avec Marie deChockier; Godefroid épousa au XV« siècle une Bergh de Trips, fille de Renaud, cheyalier et seigneur de Marcinelle près de Gharleroi. Le blason des mariés était bien celui que nous étudions, mais à une époque trop ancienne. U a pu y avoir d'autres alliances entre leurs familles.

Nous avons trouvé les débris de notre écusson dans les restes d'un four deBouffioulx datant du XVP siècle, celui de M. Crame- Delpire, démoli et fouillé en 1882.

Je ne veux pas finir ce paragraphe sans affirmer de nouveaa ma conviction qu'il s'agit ici d'un écu géminé de Bergh-Eynattea et non d'Eynatten-Bergh et que l'apparence du contraire est le fait de l'artiste mouleur.

A» 609*. — Écu géminé de Bergh de Trips et d'Eynatten. Cet écu est régulièrement établi contrairement au précédent, Az608'. Tous les meubles sont placés et tournés comme ils doivent l'être, la bande, les merlettes, le col de chien etc., etc.

C'est donc bien ici l'écu d'un de Bergh uni à une d'Eynatten. n s'agit du mariage d'Adam ou Jean avec Jeanne ou Josine. Cette union eut lieu en 1566 et les époux moururent en 1603 et 1604. L'écu date donc de la fin du XVP siècle, ce qui concorde avec cette circonstance dont nous avons parlé que les débris en ont été trouvés dans un ancien four qui datait de ce siède.

Le fils de Jean et de Jeanne fut Herman, chanoine de St- Lambert à Liège de 1605 à 1653. Il portait le simple écusson de son père, comme on peut le voir sur le calendrier du chapitre pour l'année 1640, conservé précieusement aux archives de Liège.

L'écu géminé, et sans aucun indice ecclésiastique, est celui de ses parents.

N«> 48. No E. 169, E.B., N» 103. E.L. etN«> 308. E. L.-Vase décrit avec raison dans le catalogue de l'Exposition de Liège, sous la rubrique : Boujtoulx, Châtelet et Pont-de-Zoup, N"* 308,

et une seconde fois, par inadvertance, sous la rubrique Jiaerm, N^ 103.

C'est une fort grande et superbe gourde à 8 anneaux de bandoulière, pi. XVIII, fig. 12, d'une hauteur totale de 0°»45 et dont la panse aplatie, et d'un diamètre de 0''32, est ornée de deux séries concentriques de cercles saillants laissant entre elles une large bande. Celie-d est divisée, par des lignes diagonales, en neuf compartiments inégaux qui renferment quatre bouquets composés, faits à l'emporte-pièce A» 759, pi. XVI, fig. 5 et 6 et cinq petits mascarons A^ 712', pi. XII, fig. 14, le tout rangé alternativement.

Au centre de ces cercles, dans un médaillon ovale rempli par les lambrequins sont les deux écus géminés de Trips-Eynatten Ax 608, pi. IV, fig. 3, qui sont aussi reproduits sur la face, très bombée, qui forme le dos de la gourde.

A. M. De Deyn, à Ninove.

N<» 301. E. L. — Barillet de poterie grise de 0»35 de longueur, de 0"22 de diamètre au milieu, de 0"30 de hauteur, totale dont O^^OS pour le col ou trou de bonde.

Sur le bout, au-dessus du goulot ou robinet, se trouve Técu d'Horion Az 45', pi. V, fig. 11, et sur chaque flanc l'écu de Bergh-Eynatten, Ax608', pi. IV, fig. 3.

Aux deux bouts du tonnelet, à la partie supérieure de chaque flanc, se trouve la petite rosace Az 696\ pi. XIII, fig. 35.

A. M. Neelemans, àEecloo.

N» 1042. C. M., ÎI« 411. C. M. V. — Cruche de forme assez semblable au N^ 30, à panse ronde, mais à goulot mince à deux phalanges et à bec. Elle est haute de 0''31, large 0°*17 à la panse et 01^02 au goulot, lequel est haut de 0°'08. La base est large de 0°K)8. L'anse est gracieuse et se prolonge sur la panse en un appendice triangulaire. L'épaulement porte 4 petits mascarons Ax 131', pi. XII, fig. 2, et la panse, un écusson de Bergh-Eynatten A^ 608\ pi. IV, fig. 3, entre deux écussons de

San Vittores du type A^ 47% pi, VI, fig. 10. Deux écussons qui ne sont rapprochés que par le hasard de la décoration.

A. M. Colson, à Bruxelles.

Az 612'. — Partie d'un médaillon renfermant unécusson ovale à une fasce, surmontée de 3 volatiles contournés ; cimier, une crosse d'ahbesse en pale, traversée d'un listel portant une inscription illisible, et comme complément au-dessus, le mot :

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