‹ Les grès wallons, grès-cérame orné de l'ancienne Belgique, ou des Pays-Bas, improprement nommés grès flamands; études formant une monographie au point de vue historique et descriptifChapitre 53 sur 81 · ORIGINES DU METIER · texte numérisé non relu

ORIGINES DU METIER

Au XIII* siècle apparaissent dans les archives communales, les potiers àChâtelet et à Pont-de-Loup, on lit dans les archives delà cathédrale de Liège, Cfrande-eompterie \

« Item quilibet lutifez, pro terra sui officii ibidem percepta « solvit U capones, YJ lovan et L ova, et nunc sunt ibi » lUI figuli. »

Il existait donc à cette date 4 potiers à Châtelet et Pont-de- Loup et l'un d'eux payait pour la terre dont il avait besoin pour son industrie, une redevance fixée à deux chapons, six sous de Louvain et cinquante œufs.

C'est probablement le droit que payaient alors les potiers pour pouvoir extraire de la terre plastique dans le bois de Chfttelet, privilège dont ils jouissent encore.

Au XIV* siècle on retrouve dans le registre précité * l'annotation suivante :

« Pondrelouz. »

« Item Symon li colostres, J cap. et DD sor le cortil al « poterie, tenant al tenue mandelle et aile coutrelle noz saing « (neurs.) »

« .... Item quilibet lutifex débet pro terra sui officii, duos " cap. YJ lovanien. et L ova in pascate. »

i. Pondrelus et Gheslelon. Reg. E, i, fol. XXX. Extrait du Bulletin des commissions royales d'art et d'archéologie de Belgique (i** livraison de iSSO.) Van de Gasteele.

î. E, 4, P> CCXLIV.

Le lieu appelé la Goutrelle (de Cultura, calture) existe encore à Pont-de-Loup, il est voisin de la Vinea.

Le registre dit encore ^

« Pondrelouz et Chesteling.

« Item debent dicti domini in die beati Stephani famnlis « lutifignlorom portantibus capon. et alia débita per eosdem « expens. nomos et sarta Yirida et recepit villicos eaq. debent « sup (ra) d (ic) ti et solvi expensas. »

« Pont-de-Loup et Châtelet.

« De même au jour Saint-Etienne, les seigneurs dont il a été parlé, doivent donner aux serviteurs des potiers portant les chapons et les autres choses qui sont dues, des pièces de monnaies, des sarrau8(?) verts. Et le fermier a reçu (ce que) doivent les seigneurs susdits et il a payé ses dettes. »

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