‹ Les Guêpes (volume 5)Chapitre 21 sur 26 · IL T A UN DIXIÈME POUR LES PAUVRES · texte numérisé non relu

IL T A UN DIXIÈME POUR LES PAUVRES

La veille de la Foire » fr. 75 c.

Le jour de la Foire 1 »

Jours suivants » 50

Jour de marché » 50

Jour de Fête donnée par un Particulier, ou jour de Noce \0 »

Entretien, ou conférence sur une infinité d* objets d'intérêt particulier ou public, par quart d'heure » 75

Réponse et. moyens écrits, la page 5 »

Le même Louis Lebarbier — donne des séances de moralisation ; — le prospectus de ces séances contient une particularité que je recommande aux donneurs de concerts, etc.

« En attendant la séance, les hommes sont servis d'un verre de cognac, et les dames d'un verre de bavaroise. »

HP^. H. Listz est un homme de talent; — mais lui, qui, en France, était devenu Français, — qui a reçu à Paris une si grande hospitalité, qui se disait avec orgueil le frère de tous nos grands hommes, quels qu'ils fussent, — devrait démentir, dans les journaux où il fait dire tant de choses, — le bruit qu'on répand — qu'il chante dans des banquets, en Allemagne, des chansons où les Français sont traités un peu plus mal que des chiens.

Les lecteurs des Guêpes savent, du reste, ce que je pense, pour ma part, de ces chansons dites patriotiques, sur quelque air et dans quelque pays qu'on les chante.

JH^ Un écrivain a épousé une Anglaise ; — il y a, daus le contrat de mariage, une clause qui dit que les enfants naîtront Anglais. — Quelqu'un, prenant singulièrement à la lettre — cette formule, — disait :

— Ah çà, c'est bien embarrassant d'aller comme cela faire ses enfants en Angleterre.

— Surtout pour M***, répondit-on, qui n'en peut pas faire en France.

JMk ^u dernier bal donné par madame la duchesse de M., — M. de B. — s'est laissé aller, après le souper, aux danses les plus hasardées. — Rien, du reste, de si imminent que l'invasion, dans la haute société, des danses bizarres, — telles que le cancan,' — la béquïllade, — la chaloupe, etc.

J^lf^ On lisait dernièrement dans les journaux l'horrible phrase que voici : -

« Nahtes, mars. — Près de cent idiots ou aliénés non furieux vont être, d'ici à quelques jours, expulsés de l'hospice de Saint-Jacques, par suite de ^insuffisance de l'allocation faite par le conseil général pour cet exercice ; — tous ces malheureux vont errer dans la ville , sans asile et sans pain. »

Je serais assez d'avis qu'on profitât de ce que l'hôpital est libre pour y renfermer ledit conseil général.

j^ Plusieurs personnes m'ont écrit que j'avais inventé M. Dubignac; M. Dubignac m'a fait l'honneur de venir me voir en personne : — c'est un homme un peu âgé, mais parfaitement conservé. — Il a bien voulu m'offrir quelques-uns de ses ouvrages, — en remercîment, m'a-t-il dit, de la mention équitable que j'ai faite de lui. — M. Dubignac parait décidé à ne pas faire de visites à messieurs de l'Académie ; je ne sais si je puis me flatter d'avoir ébranlé sa résolution. — Je veux faire partager à n:es lecteurs, par quelques citations prises çà et là, le plaisir que m'a procuré le présent de M. Dubignac.

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