M. VALOIS
Son œil vert et rond, son ne; croche, ses lèvres minces, son menton Saillant, sa physionomie à la fois méchante et rusée lui rappelaient la chouette.
EUGÈNE Sue.
Si l'Enfant-Terrible a le cri de la chouette, M. Valois en a la figure. Je remercie Eugène Sue de m'avoir épargné un portrait.
M. Valois est médecin, et comme beaucoup d’Esculapes célèbres, il dédaigne le soin de sa personne. Il se rase tous les huit jours, ne se peigne pas aussi souvent et conserve sur ses habits, des souvenirs frappants de tous les événements de la journée. A celà, il ajoute ce qui dans un pareil cas, est un véritable luxe, l’habitude américaine, républicaine et très-visible au dehors, de macérer du tabac dans sa bouche.
Je ne sais pas au juste, quels sont les succès du dor:teur, mais ce doit être une terrible apparition au chevet du lit d’un malade, et capable dans certains cas, de produire une révulsion salutaire.
En chambre, il s’est rendu justice en se plaçant au quatrième rang. Ilne parle jamais, à moins au'’il ne s'agisse de médecine ou d'économie; mais il gronde continuellement à part lui, d’une voix grinçante et grésillante qui irrite les nerfs de ses voisins. Son occupation favorite, est d'essuyer sans cesse les verres de ses lunettes, qui n’en deviennent que plus opaques, et l’on comprend aisément qu'il en soit ainsi.
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