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CHAPITRE Y

* Compagnies fraiieltes.

C'étaient des corps de volontaires.

Voici l'effectif des troupes légères (dragons et hussards) pendant la guerre de la succession d'Autriche et la guerre de Sept Ans ;

Conipagnies Dumoulin (dragons ol infanlmo).

— Lacroix. »

— Galliau de Fremersdorf. »

— de Ronibcrg. »

• — Mandres (dragons).

— SerreUo. »

— Thiers. »

— Saincens. »

— Verkoim. »

— Ciodernaux. »

— du clicvalier do Kleinholdt.

— Jacob.

— ilontaui)an.

— de Bock (infanterie).

— Delahaye-Duchoiniu.

— de Vandal.

— Saint-Victor.

— de la Harte.

— de Rochefort.

— de Chevreau.

— de Pantybock. Fusiliers-guides de l'iinchanip.

— de Bruuelli et Merzcnius.

Fusiliers de montagnes.

Arquebusiers du Roussillon (compagnie franche d'Aygojnl

Chasseurs de Sombreuil.

— d'Origny.

— à pied.

— de Poncet-

— Monnet.

— Sabaltier.

• — de Colonne.

— de Beringhen.

Volonlaires cantabres.

— de Belloy.

— de Bruelh.

— de Valgra.

— corses.

— liégeois.

— de Cambefort.

— de Sionville.

— de Lancise.

— de Geschray.

— du maréchal de Saxe.

— de Beyerlé.

Compagnies de Croates.

— Soumettans.

— de brigades d'officiers.

— Brézé.

— de la ville de Paris.

— Suisses et Grisons (Heuberger, Reynold, Travers).

— franches.

— d'officiers réformés.

La mode, à cette époque, s'était mise à la formation de corps de volontaires. Dans l'armée de Soubise, outre le régiment portant

nom du général en chef, les compagnies de Saint-Victor, le B. de volontaires de Wallons, il y eut une infinité de corps organisés de même, également indépendants, tout en rendant des services. Ces troupes légères formaient les corps mixtes d'infanterie et de cavalerie, bandes de partisans (1) propres au service d'avant-gardes et d'éclaireurs. L'ordonnance du 12 novembre 1593 est la première qui parle de ces partis (2); puis celle du l'^'" avril 1707, du 30 novembre 1710, du 17 février 1753, posent les règles de leur

(1) Le mol pa7'tisan dés'ignail un officier détaché pour faire une guerre de surprises ou d'avant-posles.

(2) Le pui-ti était un petit corps de troupes envoyé au loin.

organisation, de leur conduite (1). A ces partisans il fallait de toute nécessité une grande pénétration, une grande intelligence, de l'intrépidité, de la présence d'esprit pour connaître les mouvements de l'ennemi et en avertir le général d'armée.

La solde des compagnies franclies était ainsi réglée : capitaine, 5 livres; lieutenant en premier, 40 sols; lieutenant en second, 30 sols 4 deniers; maréchal des logis, 20 sois; brigadier, 7 sols 6 deniers; cavalier, 7 sols.

Effectif des troupes légères, dragons et hussards pendant la guerre de la succession d'Autriche.

Itégt3. B. K. Sabres. Fusils.

17iO. — Compagnies francbesct volontaires royaux. 1 2 .3 » »

1743. — Saxe , volontaires 1 » g 1,000 »

» Chasseurs de Fischer 1 l 2 222 417

1744. — Arquebusiers de Grassin 1 2 2 500 l,0ô6

» Fusiliers de montagnes 1 2 » » 1,200

1745. — Volontaires de la Morliére 1 2 2 540 1,060

» Id. cantabres 12 2 323 1,046

1746. — Id. de Gantés 1 >. 1 200 315

» Id. bretons 1 2 2 540 1,060

» Croates » » » .. 254

1 747. — Geschraye 1 1 2 400 800

» Berenguier, Lanciza, Colonne, Rosenberg. >- » » 50 633

lô~ 14 22^ 4,749 9,400

» Régiments de hussards 7 » 30 4,564 »

» Id. de dragons 17 » 68 13,600 »

Effectif des troupes légères pendant la guerre de Sept Ans.

Ri'gts. B. E. Sabres. Fusils.

Dragons de Schomberg 1 » fi 480 »

Légion Royale 1 2 tî 700 1,100

Autres légions 6 fi 24 2,100 3,288

Cbasseui s de Fischer 1 2 8 1,200 2,400

"Volontaires de Cambefort » » » 150 »

Id. deSoubi.se 1. l 3 300 200

Id. de Wurin.ser 1 1 4 480 520

Chasseurs de Monet » » » 60 200

Fusiliers de montagnes -. » » » 120

Régiments de hussards 3 » 16 2,400 »

Id. de dragons 10 » 64 10.722 »

(1) Lorsqu'on voulut réglementer l'organisation de ces corps, des dragons et des hussards leur furent adjoints.

Dragons et infanterie.

Compagnie Dumoulin^ lieutenant-colonel. 12 officiers et 200 dragons.

Habit rouge ; parements et veste verts ; boutons blancs, chapeau bordé d'argent, cocarde rouge.

Compagnie /.«cro/j::, lieutenant-colonel. 9 officiers, 150 dragons.

Habit, veste, culotte bleus; boutons blancs, avec des croix sur les boutons; chapeau bordé d'argent.

Compagnie Galliau de Fremersdorf (1), lieutenant-colonel. 4 officiers, 30 dragons.

Compagnie de Romherg, capitaine. 9 officiers, loO dragons.

Habit bleu ; doublures, parements et veste jaunes avec agréments blancs; chapeau bordé d'argent, cocarde noire.

Coni|)a(|nies francités^ tle dragons.

Conservées par l'ordonnance du 3 novembre 1736 et le règlement du 8 janvier 1737.

]flanf1res, capitaine.

Serrette, lieutenant-colonel. 6 officiers, iO dragons.

Tliiers, — — —

Saincens, ou 5/n«my, capitaine. — • •^-^"

TerUeini, capitaine. — —

On trouve dans la correspondance générale 'que S. M. , voulant avoir égard aux services brillants du sieur Verkeim, capitaine d'une compagnie de dragons licenciée par ordonnance du 14 juin 1736, le fait passer dans la compagnie de Lacroix.

(1) Partisan d'une grande réputation, compagnon du comte de Saxe; il eut toute la confiance du maréchal de Noailies.

CtOfleriiaux.ou Godernau, lieutenant-colonel; capitaine. 0 officiers, 150 dragons.

Habit gris de fer; doublures, parements, veste rouges; boutons de cuivre, chapeau bordé d'or.

Clie«'. lie Mleanlioltlt, maréchal de camp; capitaine. 12 officiers, 200 dragons.

Habit vert; parements et veste rouges avec agréments blancs; boutons blancs, chapeau bordé d'argent, cocarde noire.

jaeob, colonel; capitaine. 4 officiers, 50 dragons.

^tlontaiiban, lieutenant-colonel. 9 officiers, 150 dragons.

Habit bleu ; doublure, parements et veste rouges ; boutons blancs, chapeau bordé d'argent, cocarde noire.

Les compagnies franches font souvent parler d'elles dans les guerres de la succession d'Autriche; elles s'y distinguent en enlevant journellement des partis à l'ennemi.

L'armée fait une perte considérable par la ruine de plusieurs compagnies franches de dragons. Le 6 janvier 1742, presque tous les chevaux des quatre compagnies de Mandres, Sinamy, de Godernaux et Romberg périssent dans l'incendie du château de Polna. Le feu avait été mis dans les écuries par un dragon ivre, et s'était communiqué si vivement qu'on n'avait pu y porter secours.

A l'affaire de Bramahof iseptembre 1742), M. de Cholet, plus tard brigadier des armées du roi, commande un peloton de dragons de la compagnie de Jacob: il y manœuvre avec un tel sang-froid et un tel courage que le comte de Saxe le prit en amitié et l'attacha, dans la suite, à son régiment de cavalerie, dont il devint lieutenant-colonel.

Coiiipagmes fraiiclaes d'infanterie.

De Bock, capitaine.

Habit bleu; parements et veste rouges; boutons blancs, chapeau bordé d'argent.

Delahaie-Duchemin , capitaine.

Habit bleu, parements rouges, boutons blancs, veste ventre de . biche, chapeau bordé d'argent.

- De Vandale capitaine.

Habit, parements, veste, culotte bleus ; boutons blancs, chapeau bordé d'argent. — Composé de fusiliers et de guides.

Saint-Victor, de la Harte ^ de Rochefort , de Chevreau, de Pantybock, capitaines.

Leur uniforme et leur armement sont les mêmes que ceux des dragons. Parements, veste et culotte rouges, chapeau bordé d'argent, cocarde noire.

Fusiliers-guides de Plinchamp. — Compagnie créée le 20 novembre 4756, par M. de Plinchamp, pour être à la disposition du maréchal général des logis de l'armée et porter des ordres; licenciée le 20 novembre 1762.

Uniforme : habit, veste, culotte bleus; guêtres blanches, avec casque.

Fusiliers-guides de Brunelli et Merze?iius. — Ces deux compagnies, supprimées le 20 novembre 1762, reconstituent les chasseurs de Bonn, ci-devant Monet.

Fusiliers de montagnes. — Au commencement de la guerre de 1689 entre la France et l'Espagne, Louis XIV fit lever dans le Jloussillon des compagnies de fusiliers dits de montagnes, pour les opposer aux miquelets (1) chargés de défendre l'entrée des gorges de la Catalogne.

Ils ne servirent pas seulement comme partisans ; on les employait à couvrir la marche des colonnes, à flanquer les ailes de l'armée, à assurer les passages de l'artillerie, des convois de bagages et de

(1) La confrérie des los miguelos ou des miquelets avait pour patron san Miguel, ou l'archange Michel, auquel elle emprunta son nom. Elle faisait profession de conduire les voyageurs dans les Pyrénées, de les défendre à coups de pistolet contre toute attaque. Les miquelettes se rendaient utiles aussi aux femmes des voyageurs.

Sous le nom de miquelets, on a aussi désigné des bandits espagnols qui vivaient principalement dans les Pyrénées, sur la frontière de la Catalogne et de r.\ragon. Plus tard cette désignation s'étendit à des troupes légères faisant la guerre en éclaireurs et en enfants perdus, sans jamais entrer en ligne. On commença à parler des miquelets lors de la conquête du Roussillon par Louis XIII; Charles III les enrégimenta, et longtemps ils firent le service de la gendarmerie sur la frontière.

Quand l'Espagne eut à défendre son leVritoire contre l'invasion, il s'y forma des corps peu nombreux de miquelets qui firent beaucoup de mal à nos troupes, et auxquels, vu leur peu d'iuq)ortance, les Espagnols donnèrent le nom de guérillas.

vivres. Il n'en est presque plus question depuis le traité de Rj'swick, en 1697.

() B, de 1:2 compagnies de 50 hommes, sous les ordres du duc de Noailles, gouverneur duRoussillon, sont créés le l*^*" février 1719 et réformés le 19 décembre 1722.

Puis, rétablis à 4 B. le 20 mars 1734, ils sont licenciés et réformés en février et mars 1736.

2 B. sont sur pied le 12 février 1744, sous le titre de fusiliers du Roussi lion , puis réduits à 1 B. de 2 compagnies en 1747, et adjoints à la compagnie d'arquebusiers créée le 10 février 1739 pour former le corps des fusiliers de montagnes; lequel corps est licencié le 27 avril 1703. Les B. de 1734 servirent en Italie; les fusiliers du Roussillon combattirent dans le Briançonnais. Leur première garnison fut Antibes, et ces fusiliers de montagnes étaient à Minorqueen 1761. La compagnie franche d'Aygoiti, dite arquebusiers du Roussillon, levée le 10 février 1739 pour le service de la Corse, est jointe à ce corps. L'ordonnance du 10 novembre 1748 réduit tout ce corps à 3 compagnies, qui sont licenciées le 10 décembre 1762.

L'habillement se compose d'une grande veste rouge à manches , d'un large justaucorps bleu, taillé à la façon du pays, appelé (jambeto et se portant ordinairement sur les épaules comme un manteau, d'une jaquette bleue bordée de rouge, et de calsas ou culottes larges en toile. Des espadrilles de cordes entrelacées de rubans bleuâtres se nouent sur la jambe nue.

L'armement consiste en un fusil (escopeta), deux pistolets et une baïonnette [dagua] placés sur la partie extérieure d'une grande gibecière {pagat) suspendue en bandoulière de droite à gauche. ■ Une cartouchière est attachée sur le ventre, et un pulverin [poulceris] suspendu au côté droit.

Leur uniforme subit quelques changements en 1748.

Cliasseurs de Soinitreiiil.

Levés le 4 jiinvier 17(11 par M. de Sombreuil.

Cinq compagnies sont embrigadées avec Bercheny-hussards. Donnés en 1761 à M. de Grandpré, ils sont licenciés à la fin de 1761.

Chasseurs trOrigiiy.

Levés le 4 janvier 17(50 ])ar M. d'Origny^ lue près de Waldeck.

Cinq compagnies sont embrigadées avec Turpin-hussards ; ils sont licenciés à la lin de 1761.

Cliasseiirs a pied.

Formés le 1^'' février 1747, dans les Cévennes, en une compagnie. Leur armement, assez singulier, consistait pour les officiers et sergents en un fusil à deux coups, un pistolet à la ceinture et une giberne en bandoulière. Les soldats portaient le fusil à baïonnette, dont le fourreau se suspendait au ceinturon; en outre, un pistolet en sautoir.

Ils furent licenciés en 1719.

Uniforme : habit vert; gilet, culotte rouges ; chapeau bordé d'or.

Cliasseiirs «le Poiieet.

Levés en 1761 par M. de Poncet.

60 chasseurs à pied, 40 à cheval et 30 hussards. Licenciés le 10 décembre 1762.

Chasseurs «le jfloiiet.

Créés le 31 mars 1761, ils prirent leur nom de leur capitaine commandant.

On avait réuni dans cette compagnie 150 hommes à pied , 50 chasseurs à cheval et 50 hussards.

Le l*" novembre 1761, elle est portée à 300 hommes, à 30 chasseurs et 100 hussards. Ils avaient un costume et un armement différents; les chasseurs à pied étaient armés de la carabine rayée longue, du couteau de chasse à manche formant baïonnette; les chasseurs à cheval avaient la carabine, le sabre, deux pistolets; les hussards, deux pistolets et le sabre. Donnée en décembre 1762 à M. Bohn, cette compagnie fut réformée le 10 décembre 1762.

Habit, culotte et gilet verts; bonnet de peau doublé de blanc pour les chasseurs.

Les hussards avaient pelisse et ganses vertes, dolman et culotte blancs.

Cliass^euri!» Sabattier. (V. Légion de Flandre.) Levés le l""" février 1747. Licenciés le l"'" février 1749.

CliasHeurs «le Colonne. (Y. Légion de Flandre.) Levés le 1" février 1747. Licenciés le 1" février 1749.

Cliastseurs «le Beringlien. (V. Légion de Flandre.)

Levés le l»"" février 1747, par M. de lierinylien, et formés en deux compagnies de 500 hommes. Licenciés le 1" février 1749.

Volontaires cantabres.

Corps levé le 13 décembre 1745 dans le pays basque par M. le chevalier de Hela, et formé de 1,500 fantassins et 300 hussards, avec deux pièces de canon. Les of(iciers devaient appartenir aux pa\s d'au delà de l'Adour et du comté d'Armagnac.

Campagnes en Flandre jusqu'à la paix. Mis sous le titre de Royal- Cantubres le r"" février 1749. Licencié le ^5 novembre 176:2 (I),

Armée d'Allemagne.

Uniforme en 1748 : habit bleu de ciel, doublure garance, petits parements cramoisis, agréments blancs, ainsi que les boutons, la veste et la culotte ; écharpe cramoisie terminée par des glands blancs, guêtres blanches, giberne avec forte baïonnette à la grenadière , filet à l'espagnole pour les cheveux, béret bleu de ciel à la navarraise, sabre hongrois.

En 1700, le costume consistait en habit bleu céleste, petits parements et collet rouges, huit agréments blancs de chaque côté, poches en long garnies de trois agréments, parements garnis d'un galon blanc, agréments blancs sur les boutons marquant la taille;

(1) Ceux des sergents, caporaux, anspessades, fusiliers et tambours qui le demandt'renl purent servir soit dans rarlillerie, soit dans les réjiiments de Boulonnois, Foix et Quercy, alors à Saint-Domin^ne, Les compagnies de grenadiers des régiments réformés furent incorporées dans le corps des grenadiers de France jusqu'à l'expiration de leur engagement.

doublure, veste et culotte blanches ; béret bleu céleste, avec une bouffette, deux glands blancs, boutons blancs.

Colonels.

1745; le chevalier de Bêla; 1747. le chevalier de Luppé; 1760 le baron do Poudreux.

Volontaires^ de Belloy, ou de Belay.

Corps levé par ordonnance du 18 septembre 1747.

Composé de 800 hommes d'infanterie et 50 hussards. Jouit de la même solde que les volontaires bretons réformés à Gênes en 1748.

Volontaires de Brnelli. ou de Bruck; 1748.

On trouve dans l'organisation nouvelle des volontaires royaux du 15 août 1743 que cette compagnie de Bruck de 50 hommes, dits guides de Bruck, y sera versée, avec le même traitement dont elle jouit actuellement.

Volontaires de Valgra.

Levés par ord'^'^ du 20 mars 1748. Composés de 100 hommes, plus 25 hussards.

Serontpayés comme les autres, par jour : 7 fr. au capitaine commandant, 4 fr. au capitaine en second, 3 francs au lieutenant, et 7 sols 6 deniers aux hussards.

Volontaires eorses.

Levés le 29 avril 1757 par L. Florent, chevalier de Bavière.

Ils furent licenciés le 10 février 1760.

Volontaires liégeois.

Levés le 16 mai 1758 par M. de Haller.

Ils portèrent d'abord le nom de Raugrave , et n'avaient que 100 hommes en quatre compagnies.

L'ordonnance du 20 novembre 1758 les mit sur le pied de 300 hommes formant 2 escadrons, 4 compagnies de fusiliers et 4 compagnies de dragons.

Ils furent licenciés en ITTiO.

Volontaires de Caiiibefort.

Levés en 1759 par M. de Gambefort,ils se composaient de 100 fusiliers et 50 dragons.

Kn 1762, à Ippenburen, ils font prisonniers les deux aides de camp du duc de Brunswick.

Licenciés le 12 décembre 1752.

Volontaires de ^ionville.

Commandés et formés par M. de Sionville, ils se distinguent dans la campagne de 1761, à Munster. (Voyez les Guerres sous Louis XV, 3« vol., p. 283.)

Volontaires «le liancise.

Créés le 1" mars 1747; licenciés le 1" février 1749, et versés dans Royale-Bavière.

Volontaires de Geseliray.

Levés en 1747, par M. de Geschray, qui en fut colonel, ils comprenaient 800 hommes à pied et 400 dragons. Ce corps subit des modifications par les ordonnances des 2 octobre et 30 décembre 1748, et par celle de mars 1749.

Volontaires du niarérlial de Saxe.

Le régiment de cavalerie légère du maréchal de Saxe, en vertu de l'ordonnance de mars 1743, était composé de volontaires nobles (Tartares, Valaques et Polonais), que le colonel, ou soulcomenic, n'avait permission d'engager que pour une campagne seulement. Il comptait 1,000 hommes, divisés en six brigades de 100 hommes. T. vu. 15

Volontaires tle Béyerlé (allemand).

D'abord Geschray ; levé en 1747, en Alsace.

Ce régiment étranger était composé de 1,200 hommes^ dont 800 à pied et 400 dragons à cheval. Il a subi des réformes après la paix, les 2 octobre et 30 décembre 1748. D'abord Volontaires d'Alsace le 28 févi^ier 1758, il prit enfin le nom de Volontaires de Beyerlé , et eut six compagnies mixtes, fantassins et dragons. On le licencia en 1759.

1748, Meuse; 1757, bas Rhin.

Habit bleu; bavaroises, parements, veste, culotte et doublures rouges; boutons, boutonnières, galon de chapeau jaunes.

Compagnie de Croates.

Levée en 1740;, toute formée de déserteurs de cette nation sous les ordres du capitaine Lelang, tué avec presque toute sa compagnie dans la guerre de Flandre. Elle fut licenciée en 1749.

Uniforme : dolman vert avec tresses blanches; pantalon, manteau rouges; shako avec lisérés blancs.

Soumettant, ou Somatènes.

Compagnies de milices levées dans le Roussillon par ordonnance du 10 novembre 173'2.

Chargées de la garde des places, elles formèrent un régiment à 2 B., puis elles furent séparées en compagnies.

Uniforme : veste bleu de ciel, culotte avec guêtres blanches; espadrilles; toque bleue et rouge.

Les Soumettans ou Somatènes étaient des compagnies de milices bourgeoises que le roi faisait lever dans le Roussillon, pour leur confier, en temps de guerre , la garde des places de cette province , lorsque les circonstances l'exigeaient.

On trouve dans Y État militaire , ecclésiastique et politique du Roussillon^ très beau manuscrit avec planches exécuté en 17G2 (1)

(1) Appartient aujourd'hui à M. le général marquis de Rouve.

par ordre de M. de Maiily, gouverneur de cette province, la composition et le personnel du régiment des Soumettans, ou miquelets de la ville de Perpignan.

« Dans le cas oii S. M. ordonne une levée de milice bourgeoise , la ville de Perpignan, forme un régiment à 2 B., dont le premier consul est le colonel-né. Les capitaines sont pris alternalivement du corps des mercadiers et des notaires et les soldats sont tirés des collèges et corps de métiers indistinctement. Ce régiment est armé par le corps de ville et fait le service militaire de celte place. Les milices qui doivent servir à la garde des autres places sont tirées des restantes villes et lieux du Roussillon. Les officiers sont à la nomination du commandant de la province, qui leur fait expédier des lettres à cet effet, conformément à l'ordonnance du roi du 10 novembre I73i. »

Coiiipagiiie tie Brezé.

Détachée aux îles Marguerite, celte compagnie avait un capitaine et un lieutenant.

Uniforme : babil, veste, parements blancs; doublure rouge; chapeau bordé d'or.

, Compagnie de la ville «le Paris.

Créée le 1" mars t7G3, pour le service particulier de la capitale, elle est comprise le 4 août 1771 dans les Iroupes provinciales et reçoit le B. provincial de Paris.

Colonel : M'* de Saint-Laurent.

Supprimée le 15 décembre 1775.

CoiMpagiiie.«$ «létarliées. Niiisses et dirisous.

Ordonnance du 10 décembre 1740.

Habit rouge; doublure, parements, veste, culotte, bas bleus; chapeau bordé d'argent.

M. d'ileuberger, à Honfleur. M. de Reynoldt, capitaine, Fort- Barrault. M. de Travers, des Grisons, capitaine à Bouillon.

Comiiagiiiegi fraiielies.

M. de Dreux, capitaine, aux îles Marguerite et Saint-Honorat. Garde du château de la Bastille, M. le marquis de Launay. Garde du château de Vincennes , M. le marquis du Chàtelet.

Habit et parements blancs, doublures rouges; boutons et chapeau bordés d'or.

Création en 1740.

Une ordonnance datée de décembre 1740 prescrit la formation des brigades d'officiers réformés dans les villes suivantes :

A Dunkerque, du régiment réformé italien.

A Douai, — de la Marck.

A Sarrelouis, — d'Alsace.

A Saint-Omer, — de Bulkeley et de Berwick.

— — de Dillon (irlandais).

A Schlesladt, — d'Appelghven (allemand).

Création du l^"" mai 1737.

Deux brigades d'officiers réformés français sont créées à Belfort.

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