C. de lîrionne. 30 juin
!i. r. de Lusignem, l«f février I74',t.
1730, camp de la Saône; 1733, Rhin; 1742, Bavière; 1743, Al-
sace; 1744-1748, en Flandre; 1753, sur la Sambre; 1757, Hanovre (1); 1760, 1761, Allemagne.
Habit et manteau gris blanc: doublure et parements rouges; aiguillette rouge et blanche, chapeau bordé d'argent.
Equipage rouge, bordé d'un galon à carreaux rouges et blancs. — 1757. Habit bleu, à parements, doublure et revers rouges ; galon de l'équipage à carreaux jaunes et bleus.
1735 à 1743. — Etendards . face rouge, avec soleil et sa devise; revers blanc, chargé des armes de Rohan.
Royal-Carabiiiiei'8, u° '4'i.
Les carabiniers, troupe d'élite créée le l'^'" novembre 1693, n'ont cessé, pendant près de deux cents ans, de se faire remarquer et ont laissé dans l'histoire des traces ineffaçables de leur dévouement et de leur héroïsme sur tous les champs de bataille.
On lit dans le père Daniel : « Le régiment royal des carabiniers était le plus beau régiment de cavalerie qu'il y eût dans les troupes de France. Son nom vient de Tarme principale dont ils se servent, qui est une carabine rayée. Plusieurs années avant l'institution de ce régiment, on avait mis deux carabiniers dans chaque compagnie de cavalerie, qu'on choisissait parmi les plus habiles tireurs, qu'on mettait dans les combats à la tête des escadrons. Sur la fin de la campagne de 1690, le roi ordonna que l'on fournît par régiment de cavalerie une compagnie de carabiniers. »
Quoique une des conditions imposées par S. M. fût qu'ils n'eussent pas plus de 35 ans, on ne s'y arrêta pas. Toutes les compagnies étaient en bon état pour la campagne de 1691, et, une fois rassemblées, elles campèrent ensemble. En 1695, elles firent le même service, et le roi en composa un seul régiment habillé de blanc.
Bien que le corps eût le titre de royal, il n'a pas obtenu tout de suite de marcher à son rang, après les régiments royaux, car Louis XIV, quelque absolu qu'il fût, était esclave de l'étiquette. D'après les ordres du roi, le régiment, tout en appartenant au duc du Maine, ne marcha qu'après le régiment de la Reine et ceux des princes légitimes. A la mort du duc du Maine en 1736,
(1 Son colonel et un détachement de 250 hommes furent faits prisonniers à Magdebourg, et échangés en 1759.
il prit le douzième rang. Par ordonnance du IH mai 1758, il reçut le titre de Carabiniers du comte de Provence. A l'organisation du l*^' décembre 1761, il fut placé au vingt-deuxième rang. C'est du lî) mars 1698, après la paix de Riswick, que date sa formation en cinq brigades de quatre compagnies chacune.
Ce régiment, qui pendant la guerre était un modèle de fermeté et de valeur, donnait, pendant la paix, l'exemple à l'armée par son instruction, supérieure à celle des autres corps. En 1755, un professeur de mathématiques, choisi parmi les ingénieurs géographes, vint donner des leçons aux officiers ; deux cours d'hippia trique, l'un pour les officiers, l'autre pour les sous-officiers, furent professés au corps. Ces cours, les premiers institués dans l'armée, contiennent déjà le germe d'une école hippique, que l'ordonnance du 21 août 1764 devait au bout de quelques années établir à Saumur.
Les carabiniers, dont les armes défensives étaient la carabine, les pistolets et le sabre, reçurent, le 10 septembre 1734, la baïonnette comme récompense de leur valeur à la bataille de Guastalla. Les ordonnances du 28 mai 1733 et du 1*^' juin 1750 leur donnent la calotte en fer sur la forme du chapeau, pour les préserver des coups de sabre.
L'ordonnance du 20 mars 1751 fixe les conditions de l'organisation de ce corps. D'après l'ordonnance du 20 mai 1751, les hommes tirés de la cavalerie pour entrer dans les carabiniers seront de la taille de cinq pieds quatre pouces au moins, âgés de |25 à 40 ans, non mariés, d'une figure et d'une tournure convenables, gens de valeur et de bonnes mœurs, ayant au moins deux ans de service et devant rester encore trois années sous les drapeaux.
L'article l> de l'ordonnance du 20 août 1759 porte que, l'intention du roi étant que les régiments de cavalerie participent également à fournir des officiers dans les carabiniers, S. M. se réserve de les choisir.
Mestres de camp lieutenants.
1. Duc du Maine, l^novemljie 1693. i au l*^'' octobre 1755(1).
2. Prince de Doinbes, du 20 mai 1736 I 3. Comte de Provence, 13 mai 1758.
(1) A la date du l" octobre 1755, le prince de Doinbes étant mort, le litre de
A dater du 21 décembre 1762, les brigades prennent les noms de leurs mestres de camp, avec le n° du plus ancien.
L'ordonnance du 13 mai 1762, mise à exécution le 16 avril 1763, les vépartissait en 10 E. et 5 brigades.
Mutations qui ont eu lieu dans les mestres de camp {d'après les contrôles) (1).
1" BRICADF..
Montmorency, 25 avril 1762.
Maisons.
Pinon Saint- Georges.
Malvoisin.
2^ BKIGADE.
Brissac,
Biissy de Laraethjl'î'^jan-
vierl748(2).
Pinon Saint- Georges.
6 décembre
Bovet (3).
M'' de Bovet.
Dur fort.
Saint-André.
Malvoisin.
De St-Girons, 3 sept. 1759.
De llsle.
12 avril 1762.
De Solages, 28 avril 1765.
Bovet,
Maisons,.
2 mai 1749.
Latour Saint-
Durfort (4)
André,
octobre 1756.
7 juillet 1758.
Malvoisin.
Saint-Giron,
Ch. de Montai
3 septembre
gne,
3 septembre
Montaigu.
Montesquiou
11 mars 1763
mestre de camp devient honorilique. Le commandement réel, sous le nom demestre de camp lieutenant ou inspecteur, est donné au comte de Gisors, qui fut tué à Crefeld, et qui ne l'exerça que du 13 mai 1758 au 23 juin; il passa ensuite à M. de Poyanne. qui l'exerça du 7 juillet 1758 à 1781.
(1) Cet état n'est pas d'accord avec la liste donnée par le général Suzane. Vérification très exacte.
(•^3,4) MM. Bussy de Lameth, Bovet el Durfort furent tués à la bataille de Crefeld.
1" BRir.Aitt;.