‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 266 sur 299 · Baron de Bieburg · texte numérisé non relu

Baron de Bieburg

1757, Hanovre, Hastembeck ; 1763, Haguenau ; 1764, Saint-Hippolyte ; 1765, Bouquenon ; 1760, Toul ; 1768, Sarreguemines ; 1770, Haguenau; 1773, Jussey; 1774, -\vesnes.

Pelisse rouge doublée d'agneau blanc, bordée de noir; dolman bleu de roi, cinq rangs de boutons blancs et tresses blanches; collet et parements du dolman ventre de biche-, écharpe ponceau à boutons et coulants blancs et orange; culotte bleue garnie de charivaris, basanés de peau de cerf, bordés de trois rangs de cordonnets; shako noir, bordé d'un galon blanc et orange, fleur de lis sur le devant et aigrette de plumes; col noir, manteau de drap blanc; sabretache rouge avec un lion couronné, bordée d'un galon blanc et orange ; fischrnas ou bottes de veau noires avec talons et éperons.

Équipage de drap rouge, bordé d'un galon orange, fleurs de lis aux angles.

1763. — Même tenue que Bercheny et Chamborant, avec la couleur distinctive orange.

Après 1767, l'équipage est en peau d'agneau blanche avec dents de loup en laine orange.

Le 2 mars 1747, le prince de Nassau-Saarbruck, écrivant à M. le comte d'Argenson, lui recommande ses deux régiments et sa compagnie de hussards :

« Des avis que j'ai reçus de Sarrebruck m'obligeant indispensablement d'y retourner en toute diligence, je compte d'entreprendre ce voyage à l'entrée de la nuit prochaine. Vous voudrez donc bien permettre, Monsieur, que par celle-ci je vous fasse mes adieux très humbles, en vous demandant, le plus vivement qu'il m'est possible, la continuation de votre amitié et de votre protection pour mes deux régiments et ma compagnie de hussards (1).

« Comme je me propose aussi de faire encore quelques voyages de Strasbourg et un d'Eerbach, avant celui de Saxe, je vous prie très humblement. Monsieur, de vouloir bien ordonner que les lettres dont vous m'honorerez soient remises ici au sieur Nohren, mon conseiller, qui saura régulièrement où me les faire tenir avec le plus d'exactitude, afin qu'il n'en arrive pas comme à celle du

(1) Cette compagnie de Nassau devint, le 2 mars, Goengoesy.

30 janvier, touchant le traitement de M""® la princesse de Nassau, que je n'ai reçue qu'hier.

« Je vous souhaite au reste, Monsieur, une très parfaite santé et toutes les prospérités les plus accomplies, étant avec un très respectueux et inviolable attachement, etc. » (D. G., vol. 3215.)

Le [-2 mars 1757, répondant à une réclamation de ce prince de Nassau-Saarbruck, le ministre de la guerre lui écrit :

« Par sa lettre du 3, M. de la Galaisière, chef du conseil de votre régence, m'a mandé que, la compagnie de Fischer passante Saint-Jean de Sarrebruck, il devait en résulter un dérangement, par rapport à ce que cette ville est occupée par le nouveau régiment de hussards dont vous faites la levée : je m'empresse de vous avertir que cette troupe a pris une autre route et qu'aucune de celles du roi ne traversera vos terres. Veuillez n'avoir aucune inquiétude à cet égard.

« Le Ministre,

« Maréchal de Belle-Isle. «

Le 21 décembre 1"G1, le roi approuve la proposition d'établir en qualité de raestre de camp, commandant du régiment, M. le baron d'Orb (1), major. Le prince de Nassau-Saarbruck désirait

(1) Orb (baron d'), lieutenant dans Royal-Suédois, 15 juillet 1734 ; capitaine dans Bercbeny, 24 mars 1743: dans Beausobre, l"' janvier 1749-, major de lloyal-Nassau, 18 novembre 1756; mestredecamp,21 décembre 1761 .brigadier, 28 janvier 1769. 2 août 1761, il est blessé à l'arrière-garde dans un engagement avec M. de Luckner. Le 17 août, il fait prisonniers 200 chasseurs à l'attaque du Harlz. Le 2 octobre, détaché par M. de Closen, il s empare d'un convoi parti de Brunswick, puis, à Fruembourg, d'un magasin prussien. Le 3 octobre, M. de Klasenas, colonel prussien, étant venu l'attaquer avec 4.50 chevaux, il le charge, le met en fuite et lui prend 7 officiers, 70 cavaliers et 90 'chevaux. Le 24 juin 1702, au pas.sage de la Dimel par le prince Ferdinand, il fait l'arrière-garde, prend Warburg et Beverungen avec 150 bateaux chargés. Le 9 septembre, il charge, à la tète du régiment, avec l'aide des volontaires de Souhise et de ceux de Verteuil , les hussards de Bauer, les chasseurs de Brunswick et de Hesse, près de Laubach, prend de l'artillerie et des pontons, fait d'armes qui lui mérite les félicitations des officiers généraux.

Orb (chevalier d"), volontaire dans Berclieny. 1 742 ; lieutenant, mai 1 747 ; capitaine dans Fischer, 1"" octobre 1756; major de Royal-^lassau, 23 mars 1762; lieutenant-

vivement celte nomination, qui ne devait occasionner aucune dépense, puisqu'il ollrait de céder à M. d'Orb ses appointements de maréchal de camp.

L'ordonnance du 5 juin 17G3 nomma le baron d'Orb, mestre de camp, commandant du régiment de hussards Nassau-Saarbruck en qualité de mestre de camp lieutenant. La môme ordonnance déclare formellement que l'intention du roi est que le prince de Nassau continue à proposer seul aux emplois vacants.

Le maréchal de camp, inspecteur général, marquis de Ghamborant établit et signa le 4 août 1771, à Haguenau, le contrôle des hussards qui, servant à cette date dans Royal-Nassau, avaient rempli trois engagements consécutifs dans le même corps et acquis la vétérance de 24 années de service, exigée pour jouir des récompenses de distinction accordées par l'article II de l'ordonnance du 10 avril 1771. Les vétérances de 30 années sont réglées par l'article XYI de ladite ordonnance.

Par ordonnance du 24 mars 1772, le prince de Nassau-Saarbruck, maréchal de camp, colonel d'un régiment d'infanterie allemande,

colonel, 24 mars 1769: mort en février 1774. — Le 9 septembre 17r)2, lechevalicr d'Orb, major, déjà blessé à Lawfeld, est détaché avec de rinfanterie et de la cavalerie, sous les ordres do M. Dumesnil, du côté de AVarburg, jusqu'à l'arrivée du général Oberg; à Cassel, par les ordres du maréchal de Soubisc. on lui confie le poste de la Cascade; le 30 septembre 1760, à Langelsaltza avec M. de Slainville, il est détaclié pour rompre les ponts sur la rivière qui passe à Eisenach, et reste avec lui |ieudant toute la retraite jusqu'à l'aU'aire de Grimberg; il rejoint son régiment à Osterode. sous M. de Relsunze, et, chargeant avec son escadron dans les bois et les montagnes du liartz, a son cheval tué.

Parmi les bons officiers qu'a comptés ce régiment, on peut citer encore ceux dont les noms suivent :

D'Humbert, capitaine; bless; le 23 juillet 1758 à Sundershausen.

Werneck, aide-major, blessé à la même affaire.

Léguer; deux chevaux tués, en 1758 à Mcfrburg, en 1761 à Hall.

Mathias Hens, lieutenant; à l'attaque du Hartz, fait 400 prisonniers ; est blessé le 4 octobre 1762, et reste estropié.

Bouffleurs: chargé d'une mission en 1761 j)ar lecomte de Broglie bloqué à Cassel.

Schatzel ; sem|)are de 20 hussards à Bevrebeck, en décembre 1760.

Legner; fait des prisonniers et est blessé à l'attaque du Hartz, 17 août 1761.

Schwartz; avait rang de lieutenant-colonel ; réformé le 24 décembre 1761 ; s'était engagé dans la compagnie de Romberg.

Du Ruilecourt, capitaine ; reçut une pension du roi pour services signalés.

prend le commandement de Royal-Nassau, au litre de mestre de camp lieutenant.

Comme depuis quelques années il régnait , dans le régiment de Royal-Nassau, une mésintelligence très nuisible au service du roi entre M. le prince de Nassau-Saarbruck et M. le baron d'Orb, nommé le 5 juin 1763 mestre de camp lieutenant; comme cette division était d'un très mauvais exemple, et qu'il était urgent de la faire cesser, M. de Chamborant reçut ordre , le 24 mars 1772, de se rendre au corps et d'engager M. d'Orb à se démettre de son emploi, moyennant une pension de 300 livres. Selon les arrangements proposés, le prince devait remettre 50,000 livres au démissionnaire, qui serait fait maréchal de camp par S. M. La conséquence de cet arrangement était que le prince de Nassau restait chargé du commandement en chef du régiment et que M. le baron de Bieburg, alors mestre de camp, dont on faisait beaucoup d'éloges, en serait le second. Ainsi furent rétablis l'ordre et la discipline. Le roi approuva de sa signature cette transaction.

Esterliazy, n'^ 35.

Gréé par ordonnance du 10 février 1764, formé à Phalsbourg en octobre 1764. Composé d'un E. des trois régiments de hussards Bercheny, Chamborant et Nassau.

Mestres de camp.

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