‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 31 sur 299 · juin · texte numérisé non relu

juin

4 févr. 1644

13 avril —

Il juin —

1 févr. 1647

25 févr. 1651

20 mai —

21 oct. 1054 20 janv. 1656 20 mai — 25 mai 1657

Noms portés sous Louis XV.

10 mai 1774. Royal-des-Vaisseaux.

— Orléans.

— L((, Couronne.

— Bretagne.

— Perche, Lorraine.

— Condé.

— Louvignies, /?er»'î/.

— Barrois, Ilainaui.

— La Sarre.

— La Fère.

— Royal.

— Alsace.

— Royal-RoKssillnn.

1693. — Les services rendus par M. de Lacroix, depuis le 18 septembre 1690 jusqu'à cette époque, l'avaient fait nommer lieutenant-colonel le 2 mars 1693, et, cette année, déterminèrent à créer :

6 régiments de fusilieis de frontières, le 22 août : de Lacroix, Guiscard, de la Rretesche, de Tessé, de la Farc, de Ximenes, supprimés en 1698.

Cette organisation s'est perdue dans les désastres de la guerre pour reparaître avec Fischer en 1743.

Le B. de Carion-Nisas, fusiliers, est créé le 19 septembre 1096, à l'imitation des précédents.

En 1698, le camp de Compiègne, surpassant en magnificence tout ce qui s'était vu jusqu'alors, l'armée comptait sur pied 232 régiments.

1701. — Peu avant la mort de Charles II, roi d'Espagne, le 1" novembre 1700, la France, l'Angleterre et l'Empireavaient conclu un premier, puis un second traité; mais Charles II, obsédé par Louis XIV, désignait le duc d'Anjou pour son héritier. Alors commence cette guerre de la succession d'Espagne, la guerre la plus dangereuse que la France ait eu à soutenir, dont la durée de quatorze années faillit la ruiner à jamais ; et l'on doit s'étonner qu'elle ait pu supporter de pareils armements.

L'ordonnance du 16 janvier commence par prescrire la levée de 30,000 miliciens en 70 B. versés dans les anciens corps, ce qui remet à 2 B. ceux qui n'en avaient que 1. En ajoutant la formation,

Le 5 février, de Sanguin, Montendre, Monpeyroux et 29 décembre de Bouzols

L'Empereur, ne reconnaissant pas le testament du roi d'Espagne, débouche avec une armée en Italie, par le Tyrol. Victor-Amédée avec ses troupes réunies marche contre elle.

Le 7 septembre, se décide la grande alliance signée à la Haye entre la Grande-Bretagne et les états généraux des Provinces-Unies. , Au mois de mai, la Grande-Bretagne, la Hollande, la Suède, l'Empereur, les souverains des cercles du Rhin, de Franconie, de Souabe, de Westphalie, le roi de Prusse et de Portugal, déclarent solennellement la guerre à lu France.

1702. — Les hostilités, commencées au mois de mai de l'année précédente parle malheureux combat de Garpi (9 juin), où Gatinat était battu par le prince Eugène, rendent nécessaire la création de 100 nouveaux régiments à 1 B., création qui s'arrête à 8i, aux dates ci-indiquées, lesquels furent supprimés en 1713 et 1714 :

Du l'^'^ au 18 janvier : Durfort-Boissiorc, le Faille, Bryas, ^Yallon, Bandeville, Chabrillari(l), Albaret (2), Fourcjuevaux (3), Gassion, Monlboissier, Lalonile, Saint-Gerinain-Beaupré.

20 mars et avril : la Cru, Broglie, Brancas, SaintAulaire, Roze, Nuaillé.

Du 7 au 21 mai : Guitaud, Villenouvet, Des Clos, Turbilly, la Fare-Souslelle, Vivours, des Feugerets, Silly, Rlcbebourg. Blacons, Tarnault, Louvignies, Tavannes, la Tour-Maubourg, Lannoy, Martel, Roussilles, Montfort, la Grise, Froulay, Saint-Simon.

14 juin : Laval.

Du 5 au 25 juillet : Castelet, Ourches, Sceve, Lannion, Menou, Tournon, Lamo- Ihe-Houdancourt, Gensac.

3 septembre : Saint-Evremont, Guines, Chalmazel, Casteja, Goetanfau, Poyanne, Savigny, Frantheville, Broissia, Maisonthiers, Doigny , la Raimbaudière , Carné , Hérouville , Desmarets-Laroclietulon , Cainpos, Clerinont, Boufflers-Remiancourt , PfyfFer (suisse), Vigier (suisse), Berwick (irlandais).

8 octobre : Rozières.

3 et 10 décembre : Pisançon, Larocbe-du-Maine, Aubigné, Yaudreuil, Monlluc, des Prez-Larochelulon, Bornemont, Perlhuis, Brosses, Arginy, Uoudetot, Lachau-Montauban.

(1) Moreton, marquis de Ghabrillan, tué en Bavière en 170i ; son régiment y est entièrement anéanti.

(2) Albaret et Bandeville furent détruits à Hoclistett.

(3) Fourquevaux est détruit à Ramilles.

170 i. — La guerre occupe un Ihéàlre plus étendu que les années précédonles; huit armées sont sur pied, une en Flandre, deux en Allemagne, trois en Italie, une dans les Cévennes, une en Espagne. Pour la première fois, elles éprouvent un vrai désastre. L'Autriche se voyait sauvée d'un péril redoutable, l'Allemagne délivrée des Français. Quant à Marlborough, il montait au laite des honneurs.

3 nouveaux régiments sont formés : la Feuilhute, 7 janvier; Tessé (suvoisun), 7 mars, et Montaiiègie (piémonlais), 1 juin.

Le 13 aoiit, dans ces mêmes plaines d'Hochstett, illustrées par une victoire récente^ s'engage un furieux combat. Tallard, ayant dégarni sa ligne en jetant 27 B, dans le village de Blenheim pour s'opposer à un mouvement du prince Eugène, se voit hors d'étal de résister à Marlborough. Il est blessé et pris, et ses 27 B. sont obligés de se rendre sans combattre. Cent un ans plus tard, le 16 octobre 1800, devait avoir lieu, cette fois au désavantage de l'Autriche, la reddition d'Ulm par le général Mark,

1705. — Villeroi a le commandement de l'armée de Belgique; Marsin est à la tête de celle du Rhin; Villars, rappelé des Cévennes, dirige celle de la Moselle.

Création de 5 régiments en mars, septembre et décembre : Reding (allemand), Beltambri. Rangoni (italien), Fusiliers de montagne et Ségur.

1700. — 23 mai, bataille de Ramillies. Jamais Versailles n'éprouva pareille consternation. La journée d'Hochstett avait coûté une armée; celle-ci coûta non seulement une armée, mais les deux tiers de la Belgique et seize places fortes. Vendôme est rappelé d'Italie, et l'armée d'Italie est donnée à Philippe d'Orléans avec Villars pour l'assister.

Les engagements ne suffisent plus, on lève des milices, les princes et les gentilshommes lèvent 34 nouveaux régiments à leurs frais aux dates suivantes :

1<"' janvier : Noé, Tborignj .

1" au 4 février : Enghien, Jaucourl, Duc de Noailles, Maréciial de Noailles, Cliamilly, Grigiian, Boufllers, Viilequier-Clairfonlaine, Roinainvai, Conilans, Urban, Uragny, Chorsel, Kaergroet, Lalondc, Bruslart, Bourdonné, Baumelary, d'IIoudetol, Saillant, Villelonguc.

4 février : Grainorit, Montsoreau, Ablois de la Vieuvillo, Poiit-du-Chàteau, Barlande. Baumelay, Tiergrondec. Grancey. Lamolhe, Poyanne, des Angles. Ces régiments furent tous liceniiés en 1713 et 1714.

1707. — Les alliés entrent en France par la Flandre, le Hainaut, le Rhin, le Dauphiné et la Provence. Louis XIV lève 21,000 hommes de recrues;

Plus 17 réginnenls à la date du 1'^'' février, lesquels furent licenciés de 1712 à 1714 :

Peyrela, Panloka, Weinley, Solre, Evoly. Marimont, Ruppelrnonde, Poléon (wallons; ; Rheingraf, Nassau (allemands ; Albergolti, Grimaldi, Pratamano (italiens) ; Los- Rios, Machieno (espagnols) ; Assigny, Ganillac.

1708. — L'année s'annonce sous de fâcheux auspices, et l'Europe s'applaudissait déjà d'avoir humilié la puissance de Louis XIV. Il fallut augmenter les charges qui écrasaient le royaume, afin de pourvoir en même temps aux vides de l'armée et à ceux du trésor.

1709. — L'hiver, des plus rigoureux, amène la famine et met le comble à la désolation générale. Le roi reste ferme en face de ces grandes difficultés.

Royal-Bavière '(allemand} est créé le l^^' janvier.

C'est le dernier corps d'infanterie levé par Louis XIV, il est devenu en 1780 Royal-Hesse-Darmsladt.

Premières propositions de paix.

1712. — Pendant la suspension d'armes accordée par l'Angleterre, et que devait bientôt suivre la paix, la France, épuisée d'hommes et d'argent, envisageait avec effroi les chances d'une guerre qu'elle s'était résignée à subir entre le règne d'un vieillard et celui d'un enfant au berceau. Sous ces auspices s'ouvrait l'année 1712. Une armée restait; elle est remise aux mains de Villars. 11 arrive à Péronne le 20 avril , ne devant pas chercher le combat, mais ne pas le refuser. Le prince Eugène menaçait de s'avancer entre la Sambre et l'Escaut, en mettant le siège devant Landrecies. Le 23 juillet, Villars, impatient, marche sur la Sambre, trompe l'ennemi, et le 24 gagne la fameuse bataille de Denain. Ce succès contraint le prince Eugène d'abandonner le siège de Landrecies, levé le 2 aoùl, et amène la délivrance successive de Marchiennes le 30, du Quesnoy le A octobre et deBouchainle 19.

1713. — La paix est signée à Utrecht le 11 avril; les conditions

INFANTERIE fl 7 15-17 74)

en sont dures et pénibles pour la France. L'électeur de Brandebourg est reconnu roi de Prusse, Dunkerque est démantelée, une partie de nos colonies est abandonnée à l'Angleterre. L'Empereur seul ne fut pas compris dans ces arrangements, et la guerre dura encore quelques mois sur le Rbin et en Catalogne.

1714. — Traité de pai.x signé à Kastadt, le G mars, par le prince Kugène pour l'Empereur et par le maréchal de Villars au nom du roi. Ce traité remettait les alfaires, par rapport aux frontières de l'Allemagne, dans l'état où elles étaient après la paix de Ris- ■wick; l'Empereur s'engageait aussi à ne pas troubler la neutralité de l'Italie stipulée par le traité du 14 mars 1713. La France respirait ; mais un long repos lui était nécessaire pour réparer ses forces épuisées, l'inquiétude et le malaise devaient persister encore longtemps. L'agriculture était ruinée, le commerce anéanti, les chemins détruits; le gouvernement avait perdu non seulement son prestige, mais son autorité.

1713. — Le 12 août, le roi commence à beaucoup souffrir; il meurt le 1" septembre.

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