LEVES DANS
Laiules 3 janvitM- 1093. Hainaul.
Vexiii 21 septembre 1G84. Verniandois.
Aunis 22 septembre. Langue Joe.
Beauce 23 septembre. Talaru.
Dauphiné 24 septembre. Médoc.
Yivarais il 25 septembre. Bonnac.
Luxembourg 26 septembre. Vastan.
Bassigny 27 septembre. Royal-Comtois.
Beaujolais 16 juin 1C8.">. Traisnel.
Solre-^Yall(Hl 24 octobre 1688. Cambis (10 mars).
Pontbieu 16 juin 1685. Provence.
Tessé 28 mai 1 689. Rocbefort.
1749. — Ordonnance du 10 février, par laquelle M. d'Argenson fait un pas vers l'unilé en établissant invariablement à 13 compagnies chacun des 168 B. existants; mais il conserve des régiments à 1, à 2 et à 4 B.
Ordonnance du 3 juillet, porlant règlement sur les revues des commissaires des guerres.
l'""août. Des rengagements.
22 novembre. Les officiers de la milice doivent être choisis parmi les officiers ayant déjà servi, réformes ou retirés dans les provinces.
Le meilleur dans les miUces avait été envoyé en Allemagne dans les guerres successives, pour rétablir nos régiments écrasés. Ce système, dont on se loua, fut continué pendant toute la guerre et comme il se trouvait parmi ces paysans des hommes qui respiraient fièrement l'odeur de la poudre, on tira des milices 11 régiments d'infanterie, auxquels fut donné le titre de grenadiers Royaux pour récompenser leur belle conduite.
Ces grenadiers Royaux sont maintenus sur pied à la paix de 1749 .
1730. — Les sept années qui s'écoulèrent depuis la paix d'Aixla-Chapelle ne furent troublées que par des querelles intérieures entre le parlement et le clergé.
Dans l'armée, on fait des essais pour introduire l'exercice h la
([uarlier d'assemblée, 1 et 2 B. de Mirecourt. puis B. de Mirecourt et de Neufchàteau. Ils servirent, le 20mar3 1757, à reconstituer les régiments de Lorraine et de Royal-Barrois, réformé» de nouveau par ordonnance du 25 novembre 1762.
(1) Yivarais, que des élymologistes font venir de rival rex, tire simi)lement son nom de son ancienne capitale Viviers, Vivarium pagus.
prussienne; on s'occupe de l'habillement, de la tenue; on améliore le recrutement et toutes les parties de Tadministration.
Par suite des modifications, l'état de l'infanterie, outre les 2 régiments des gardes, les grenadiers de France et Royal-Artillerie, donne 80 régiments français à 4 B., 52 à 2 B., IG à 1 B., 31 régiments étrangers, 10 suisses, 12 allemands, 1 italien, 1 corse, G irlandais, 1 écossais, 5 corps de troupes légères formées à l'imitation des chasseurs de Fischer.
3 sont conservés, les Fischers, les volontaires Royaux et de Geschray; les autres sont fondus dans les volontaires de Dauphiné et de Flandre.
7 mai. Instruction sur le maniement des armes, les exercices, etc., etc.
1" juin. Ordonnance sur l'habillement et l'équipement des troupes, qui complète celles du "28 mai 1733 et du 19 janvier 1747.
Les commissaires des guerres et les officiers de santé sont vêtus uniformément.
24 juin. R^èglement sur les gouverneurs des villes de guerre, les états-majors, le service des places et l'ordonnance de service en campagne.
Ce qu'il y a de fondamental dans ces diverses dispositions subsiste en entier dans nos règlements actuels, qui se sont bornés à les harmoniser avec les progrès de notre fonctionnement militaire.
14 septembre. Séparation, dans le corps du génie, des ingénieurs civils et militaires. Ces derniers deviennent entièrement employés à la construction, à l'attaque, à la défense des places. En 1753, ils sont fondus dans le corps de l'artillerie; mais cet amalgame n'a lieu que jusqu'au 10 mars 1739, et, le 3 avril 17G2, l'ordonnance reconnaît 400 ingénieurs.
30 septembre. Mort du maréchal de Saxe.
1" novembre. Édit qui crée une noblesse militaire (1).
(I) Cet étlit ouvre les rangs de la noblesse à ceu\ qui se sont «lislingués par l'épée. reconnaît dans leur descendance le sang versé au service de la France, anoblit tous les généraux non nobles, ainsi que leur postérité, exemple de la taille tout officier en activité de service, ainsi que l'officier, d'un grade intérieur à celui de maréchal de camp, qui se retire après trente ans de service, dont vingt dans les fondions de brigadier. — Il considère les capitaines, chevaliers de Saint- Louis, comme ayant rempli les mêmes conditions et confère la noblesse à tous les descendants de ceux dont il vient d'être fait mention.
ITol. — 13 janvier. Édit portant création d'une école royale militaire.
1755. — L"> mai. Ordonnance sur rhabillement, l'équipement.
Création de 1752.
l'i" mars. N" 90. Loocliniann, suisse, levé dans le canton de Zurich.
(Voir Infanterie étrangère, cli. iv.)
1753. — Ordonnance du 17 février. L'enseigne blanche prend le nom de drapeau colonel (ce nom était déjà antérieurement en usage malgré la suppression de la charge de colonel général de l'infanterie en 1661 et 1730. Ce drapeau colonel était blanc, traversé par une croix blanche.
i2o juin. Ordonnances sur les honneurs de garnison, et du 17 juillet sur les honneurs en campagne, qui se confondent plus tard dans celle du l'"" mars 1708.
L'effectif de l'infanterie h cette date est de 114 régiments : 82 français, 12 allemands, 10 suisses, 6 irlandais, 2 écossais, 3 italiens.
1754. — A la dernière revue de cette année, tous les miliciens incorporés, et qui devaient être congédiés, seront maintenus dans les rangs (1).
1755. — Dans cette lutte de la succession d'Autriche, longtemps les revers et les succès se balancent. Tant que Frédéric est notre allié, nous sommes vainqueurs; mais aussitôt maître de la Silésie, son ambition une l'ois satisfaite, il nous abandonne à nos propres forces.
Les victoires de Fontenoy (1715), Uaucoux (l74Gj, Lawfeld
(1) Les tamliours-inajors des troupes à pied, à celle époque, batlaienl difTéremmenl la marche, rassemblée, la relraile, elc. elc. Ils seront assemblés, el une ordonnance décrète que, les batteries devant être uniformes pour toute l'armée et enseignées à tous les tambours-majors des troupes à pied, elles le seront par le tambour-major des gardes françaises. Tous furent mandés à Paris, casernes à l'École militaire, et le 1"='' décembre 1754, ses élèves une fois instruits, il part pour Versailles à leur tête, tous habillés de neuf à la livrée de leurs colonels. Le duc de Biron, colonel des gardes, n'avait dû rien épargner pour que par sa magnificence, son tambour-major Bouroux, dont le nom s'est conservé, effaçât tous les autres devant le roi. — C'était du reste un héros de Fontenoy, et lorsque, 22 ans après, il prit sa retraite, Louis XVI lui altacha lui-même la croix de Saint-Louis, honneur insigne réservé aux officiers et accordée rarement, par exception, aux sous-officiers des gardes, lorsqu'ils avaient servi avec un éclat particulier.
IM-ANTKUII£ (I7I3-17N:. 77
(1747), remporléc's sur les liiipériatix elles Anglais, alliés de l'Autriche, jellent un brillant éclat sur la monarchie.
Sur mer, notre pavillon lutte avec honneur. Dupleix et Labourdonnais, s'ils avaient marché sans discussioti et d'accord, nous auraient conservé l'Hindoustan.
La Grande-Urelagne n'avait pas vu sans jalousie, ni même sans inquiétude, avec quelle rapidité la marine iVanc^-aise réparait ses désastres. Le 8 juin, elle s'empara, sur les bancs de Terre- Neuve, de VAlcidc et du Lis. Plus de trois cents hûlimenls de commerce, qui naviguaient sous la foi des traités, sont pris par les corsaires anglais. \]x\e telle déloyauté excite dans l'âme du roi une vive indignation, et des troupes vont au Canada protéger la colonie. Des conférences sont ouvertes pour régler ces différends avec l'Angleterre. Les esprits n'en étaient que de plus en pins surexcités. D'un côté, le cabinet de Versailles annonce l'intention d'user de représailles contre le Hanovre ; de l'autre, on cherche à détacher de l'alliance française Frédéric, à qui la conquête de la Silésie ne suffit plus. Par la crainte des hostilités avec laGnmde- Drelagne, on renforce les garnisons ordinaires des colonies par 12 B. de troupes de ligne, lires des 2"" B, des régiments de la Reine, Artois, la Sarre, Royal-Roussillon, Bourgogne, Languedoc, Guyenne, Berry, Béarn, qui passent au Canada. Le 1"' B. d'Aiigoumois se réunit à la Louisiane, à Karrer, ileveiiu Ilallewil. Lorraine et Lally, avec ses 2 B. irlandais, partent pour Pondithéry et les autres comptoirs de l'Inde.
1756. — L'union s'étant faite entre la Prusse et l'Angleterre (10 janvier), le cabinet de Versailles renonce à porter la guerre en Allemagne. Une expédition part des îles d'Yères, se dirige vers l'île Minorque, enlevée par les Anglais à l'Espagne pendant la guerre de la succession. La Galissonnière bat l'amiral anglais Byng, le 20 mai. Prise de Mahon, le 20 juin. La France pouvait s'en tenir à ce coup de hardiesse, c'était assez pour la gloire de nos armes; mais l'humeur belliqueuse de Frédéric s'est réveillée sur le bruit d'un traité entre Marie-Thérèse et Elisabeth de Russie. Il fond sur la Saxe, dont l'électeur Auguste III est, conmie roi de Pologne, l'allié de la Russie; il s'empare de Leipzig et de Dresde. Par suite de ce traité, notre ancien allié de ]7i0 devenait noire ennemi. C'est alors que s'opère dans la polili(iue de l'Europe un de ces
grands changements qui renversa la tradition suivie depuis François I", dont le but principal était l'abaissement de la maison d'Autriche,
Le 1'''' mai, est signé le traité d'alliance entre Louis XV et Marie-Thérèse. Le 27 décembre, Kaunitz réclame formellement à la France les 24,000 hommes promis par le traité de Versailles. En même temps nous prenions pied en Corse.
Le régiment de Lally est envoyé dans l'Inde pour y relever l'honneur du pavillon français. Alors l'Angleterre déclare qu'aucune commission ne sera accordée pour le service de France que sous la signature de S. M. Britannique; tout contrevenant à cette disposition sera coupable de haute trahison et puni de mort.
5 décembre. On rétablit des régiments de grenadiers Royaux; ils sont à 2 B. et 10 compagnies.
Pour augmenter l'infanterie dans cette guerre de Sept Ans, on crée de nouvelles compagnies, mesure toujours funeste au début d'une guerre, et les B. sont rétablis à 17 compagnies. Les 19 plus anciens régiments sont portés à 4 B., tous les autres à 2, par incorporation des nouveaux régiments dans les plus anciens; ceux employés aux colonies sont seuls laissés à 1 B,
Enfin on affecte au service de mer 40 B. (23 régiments), en attendant la création de corps d'infanterie spéciaux pour la marine (1766, 1772). (Voir le ch. vu.) L'infanterie s'augmente ainsi par la création de nouveaux régiments et le rétablissement de ceux supprimés en 1749.
Créations de 1756.
Volontaires étrangers, levés le 16 mai 1756. (Voir Troupes légères.) Fusiliers guides, levés le 20 novembre. (Voir Troupes légères.)
— guides de Drunelli et de Metzcnius, levés le 20 novembre. (Voir 3« légion de Lorraine.) de monUignes, levés le 20 novembre. (Voir Troupes légères.)
1757. — Dans cette guerre, la France se fit l'auxiliaire de l'Autriche contre Frédéric, aidé de l'or de l'Angleterre plus que de l'épée du duc de Gumberland. Plusieurs fois le roi de Prusse se crut perdu sans ressource; mais l'admirable discipline qu'il établit dans son armée et la prodigieuse activité de ses opérations firent que le descendant d'un simple électeur de Brandebourg
Iiilla contre les forces réunies de la France, de l'Autriche, de la Russie et de la Suède.
Cette guerre prit le nom de guerre de Hanovre, parce que ce l'ut sur le Hanovre, domaine du roi d'Anglelcrie, que la France voulut se venger de la perte du Canada; mais bientôt le théâtre des combats s'étendit dans toute l'Allemagne. Le maréchal d'Fstrées débute par battre le duc de Cumberland à Haslembeck (26 juillet); puis le duc de Richelieu, l'ayant poussé jusqu'à l'embouchure de l'Escaut, force l'armée hanovrienne de capituler àCloster- Seven (8 septembre). Frédéric ne tarda pas à venger ses alliés par l'affaire de Rossbach (5 novembre), résultat d'une terreur panique, et qui se passa sans combat.
Cl cations de 1757.
Bouillon, all(Mii;iiul. créé le l*"" février, licencié le 25 noveinbie 17G2.
Royal-Deu.v-l'onl s, allemand, créé le 1*"^ avril, licencié le 25 novembre 1702.
Vierzet, liégeois, créé le 25 mars, licencié le 25 novembre 17<i2.
Horion, liégeois, créé le 25 mars, licencié le 25 novembre 17G2.
Volontaires de Hainaull, créés le 1<^'" avril, licenciés le 25 décembre 1702.
(Voir dans la 3" légion de Lorraine.)
Volontaires corses, créés le 29 avril, licenciés le 10 avril 17G0.
Royal-Cantabres, rétabli le 8 jnillel.
11 est coin|iosé d'ofliciers et soldais du pays au delà de iWdour et du comté d'.Vrrnagnac. SiipiMinié le ^l'août 1749. il avait été conservé à 4 compagnies, réunies par décision du 19 octobre 175C.
Le 20 mars, les régiments de Royal-Lorraine et Royal-Rarrois sont rétablis par la réunion deux à deu.\ de 4 B. des milices de la Lorraine.
Un des B. de Paris demeure affecté au service spécial de la capitale, ce qui réduit à 100 le nombre disponible des B. de milices ordinaires. Une ordonnance du l^"" novembre règle la composilion de ces B. à 10 conjpagnies de 85 hommes, 1 de grenadiers et 8 de fusiliers.
Les compagnies de grenadiers continuent de s'assembler en temps de campagne pour composer 11 régiments de grenadiers Royaux.
17.j8. — Contre toute prévision, dès le mois de mars, Frédéric entre en Bohème. L'Angleterre avait profité du désastre de Rossbach pour violer la capitulation de Closler-Seven. Le prince de Clerniont est malheureux à Créfeld (25 juin) ; mais le prince de Soubise, aidé de MM. de Conlades et de Broglie, répare nos
échecs à Lulzelberg. Viclorieux, Frédéric revient en Silésie, venge les échecs de ses lieutenants par la bataille de Leulhen, près de Breslau ; mais il est battu à Hochkirchen, par Daun, les 13 et 14 octobre.
Ordonnance du 20 mars. Tous les soldats des B. de milices et compagnies détachées passés en Allemagne sont incorporés dans les troupes de cette armée.
25 mars.loB.de milices serventactivementii l'armée du Bas-Rhin.
29 avril (maréchal de Belle-Isie). Il ne sera plus nommé de colonels que pour remplacer les vacances d'emplois dans les régiments.
Le traité secret du 30 novembre 1758 avait remplacé le secours de 24,000 hommes à fournir à l'Autriche (traité de 1756) par une contribution annuelle de 8,310,000 livres, dont il était encore dû quatre années d'arriéré à la paix, et le payement ne put être achevé qu'en 1769.
Les grenadiers de France avaient été formés, le 15 février 1749, des compagnies de grenadiers des régiments réformés ayant 4 B. de 12 compagnies chacune; par décision du 30 mai 1752, le roi ajoute 4 colonels aux 16 attachés à ce corps, dont l'ordonnance du 15 février 17i9 avait réglé le nombre. On les licencia le 24 aotit 1771.
Le régiment de Brulard (milices) sert sur les côtes d'Aunis et à l'île de Ké; celui d'Ally (1). resté en Bretagne, s'embarque en juillet 1759 sur la flotte du maréchal de Conflans et prend part sur VOriint à la bataille navale de Belle-Ile; il était encore sur lu (lotte en janvier 1760.
•Crcalions de 1758.
EppUngen. suisse, 25 février.
Nassau el ?<assau-L'sinjien , fondus en un seul le 20 mars. Volontaires étrangers de Clennonl-prince, créés le 7 mai. (Voir Troupes légères.) — liégeois^ ICmai. licenciés en 1759.
Situation en 1758.