‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 7 sur 299 · D. d'Harcourt, 23 octobre 1747. I · texte numérisé non relu

D. d'Harcourt, 23 octobre 1747. I

Étendards, bandoulières à carreaux argent et soie jaune. Équipages de couleur jaune.

Les quartiers des gardes du corps, qui changeaient aux époques des revues, ont été, sous le règne de Louis XV :

Beauvais, Châlons, Troyes, Amiens, Noyon, Dreux, Ghauny, Soissons, Gisors, Roye, Coulommiers, Poissy, Montdidier, Verneuil, Provins, Vernon, les Andelys, Pont-Sainte-Maxence, Mantes, Senlis et Pontoise.

C*oiii|iagiiie «les Cent- Suisses.

Créée par Louis XI en 1481. Elle faisait à la guerre le service de grenadiers avec le régiment des gardes suisses. Les officiers étaient moitié Français, moitié Suisses.

Capitaines-colonels.

Michel-François Le Tellier de Louvois,

François-Macé Le Tellier de LouvoLs,

M. de Courtenvaux, 1722.

César Le Tellier, 1734.

M. de Montmirail de Louvois, 4 mars

M. de Courtenvaux, 1754.

D. de Cossé, jusqu'en 1782.

La compagnie suit toujours les rois de France dans leurs expéditions.

Le premier engagement entre la France et la Suisse eut lieu en 144i, lorsque Charles VII, ayant promis, contre les Suisses, des secours à Sigismond, duc d'Autriche, envoya son fils, le dauphin, à la tête d'une armée pour les combattre. Louis XI les battit entre Bâle et Strasbourg. A la suite eut lieu le traité du 28 avril 1444, renouvelé par son père Charles VU en 1453, et en 1463 par lui, devenu roi.

Louis XI conserva toute sa vie pour la nation suisse une estime toute particulière. Reconnaissante de cette amitié, elle fit un nouveau traité en 1475, portant ligue défensive entre les deux nations.

C'est alors qu'il prit à sa solde 6,000 Suisses pour remplacer le corps d'infanterie française dit « des francs archers », qu'il venait de supprimer. Les cent plus beaux formèrent une compagnie, sa garde ordinaire. Charles VIII la conserva par ordonnance du 27 février 1496. On la retrouve à l'entrée d'Henri IV dans Lyon, sous Louis XIII, et dans les dift'érents sièges avec Louis XIV. Du temps de Louis XV, les Cent-Suisses avaient deux habillements fournis par le roi, l'un pour les jours ordinaires, l'autre pour les cérémonies : le premier, à la livrée de S. M., avec les parements de velours incarnat, la veste, la culotte et les bas bleus, le chapeau bordé d'or, le baudrier blanc garni de franges de soie; le second consistait en un pourpoint et des hauts-de-chausses tailladés de taffetas incarnat bleu et blanc, une toque de velours noir garnie autour de plumes blanches, une hallebarde avec la devise du roi, une épée droite et longue avec grosse garde en cuivre.

L'habit de campagne est bleu ; parements, veste et collet rouges ; bonnet de peau d'ours ; giberne galonnée d'or.

Enseigne partagée par une croix blanche portant la devise : Ea est (iducia gentis, emblème de l'alliance de la France et de la Suisse; deux cantons rouges chargés du chifiVe du roi, deux cantons bleus avec un rocher d'argent battu par les flots et les vents et frappé par la foudre. Elle faisait partie du mobilier de la couronne. (D. G.)

Coiiiiiagiiie des gardes «le la porte.

Ce sont les plus anciens gardes de la maison du roi, ils sont désignés sous saint Louis, en août 1261, et sous Philippe le Bel, en janvier 1283, comme portiers de la garde du roi (1).

On prétend que leur origine remonte aux gardes de nos premiers rois. Sous Charles YI[ en 1 190, et sous François 1''% le président Fauchet et le maréchal de Fleurange parlent de cette compagnie et de ses attributions.

En 1763, elle avait un capitaine, 24 lieutenants et 50 gardes; ils ne servaient que par quartiers, c'est-à-dire 13 en janvier et avril, et 12 en juillet et octobre, depuis 6 heures du matin jusqu'à 6 heures du soir, et étaient relevés par les gardes du corps. Toujours armés de l'épée et de la carabine, avec la bandoulière chargée de deux clefs. Celui qui faisait sentinelle à l'une des portes du roi tenait toujours sa carabine sur l'épaule. Ils portaient tous des justaucorps bleus, comme les gardes du corps, avec deux larges galons à carreaux d'or et d'argent.

Drapeau bleu semé de fleurs de lis d'or, à croix blanche, au centre de laquelle, d'un côté le soleil d'or, de l'autre les armes de France sur deux clefs d'or croisées avec la devise : Custodes regum antiquiores.

Gardes de la prévôté, ou lio<|iietoiis ordinaires de H. m.

Compagnie créée sous Philippe III en 1271, et composée de 90 hommes.

Uniforme : habit bleu, parements, doublures et veste rouges, galonnés d'or en brandebourgs; boutons et boutonnières d'or; ceinturon et bas rouges; le hoqueton ou cotte d'armes sur l'épaule droite; le fond, des couleurs du roi, incarnat, blanc et bleu, avec Heurs de lis et L couronnées, une masse d'Hercule, deux épées nues et la devise : Erit hxc quoque cognita monstris, en broderie d'or.

Les gardes de la porte et de la prévôté n'étaient point destinés à la guerre; ils formaient avec les gardes du corps et les Cent-

! 1) En 1192, PIiili|)i)e-Auguste est le premier de nos rois qui fonda un corps réfiulier et permanent pour la garde de sa personne en Terre Sainte. Louis XIV a reconnu et constaté ce souvenir historique; celte compagnie est donc

Suisses la garde dite du dedans du Louvre, chargée du service intérieur.

Oeiiclariiies de la cjarile.

Henri IV créa en dC09 cette compagnie pour Louis son (ils, alors dauphin; celui-ci, devenu roi sous le nom de Louis XIII, la mil dans sa garde le 29 avril 1611.

Sous Louis XV, cette compagnie de 210 gendarmes formait 1 K., décomposé en 4 brigades. Une de ces brigades servait toujours à la garde du roi.

Capitaines-lieutenanis.

1. M. de Coiirlcnvaux, 1602. i 9. P. de Sonbise de Rolian, juillel

Page 1