ACTE I
FODU.OPOT.
Ail! non! ah! mais non!... (a part.) Je crois que j’ai senti craquer !
VALENTINB, à PouUopot, montrant Marasquin , qui est nu fond et prend des
poses militaires.
Qu’cst-ce que ce Monsieur?
POÜLLOPOT prend Marasquin par la main et chante sur l’air de la Reine de
Navarre.
C’est mon cousin Marasquin,
Que je vous présente... (Il fait un couac.)
Ne faites pas attention... c’est un La! *
OLIVIER^ riant.
El tu continues à ne pas donner le La!
POÜLLOPOT.
Non, je ne le donne pas... je le pardo... (Présentant Marasquin-) Monsieur Marasquin, tambour-maîlre au 14“ de ligne, qui m’afflrme être mon cousin à un degré qui se perd dans la nuit des temps ; il est venu me voir, et profite de l’occasion pour vous présenter ses civilités. (Tous saluent Marasquin.)-
CLÉMATITE, levée.
Nous sommes très-sensibles, monsieur Marasquin... (a pan, tombant sur sa chaise.) Oh !... quelle jolie loumure !...
MARASQUIN, sc dandinant.
Oh ! oh !... Mesdemoi.selles... Messieurs... et môme davantage... si j'en étais capable...
POÜLLOPOT, bas h Olivier.
Il vient déjeuner, il est un peu carotiier, mon cousin...
OLIVIER, riant.
Il tombe bien !... (Poullopot marche avec précaution.)
LDCIEN, il Poullopot.
Comme lu marches drôlement... tu te tiens raide...
CLÉMATITE
Vous avez l’air d’un compas qui se promène.
POÜLLOPOT.
Quand on a été huit jours au lit... c’est la suite de mon lombago...
CLÉMATITE
Messieurs, à l’occasion de notre fête, nous donnons une soirée à laquelle nous vous invitons tous; nous régalerons de verres d’eau sucrée... seulement, chacun apportera son sucre. (Rires.)
MARA'QÜIN.
Ça serait bien plus simple de dire tout de suite que vous mettez le siau dans le milieu de la chambre, (Rires.)
VALE.NTINE.
Messieurs, donnez-vous la peine de vous asseoir... voilà des chaises.
* Clémàlilf, Vaicntiiic, Poullopot, Murasquin, Lucien, Olivier.