‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 22 sur 108 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

J’ me r’Hanqiie au lil pour un'scmaine,

El, juste au bout de la huitaine ,

On m’ rend mon pantalon gros-bleu ;

Hélas 1 il en yoyail d’ dures Et bientôt, du malheureux,

Je vis blanchir les coulures,

Comm’ d’un vieillard les cheveux;

De le remplacci', nul espoir,

Chacun me r’gardaitàla ronde,

Avec une pitié profonde.

Alors je le fais teindre en noir.

Mais, on le sait, le noir brûle.

Le drap devient amadou.

Gare, si l’on gesticule,

Si l’on fléchit le genou ;

Calculant chafluc mouvement,

J’arrive donc chez mon élève ;

Pour vous rendre la chos' plus brève,

Elle prend sa leçon de chant.

Sa Méthode tombe à terre.

Je me courbe pour l’avoir.

Crac! ô douleur! ô misère!

Ah! gueux de satané noir!

Heureus’ment j’élais entouré Par les pans d’un habit pudique.

Sans ça... je montre la musique...

Mais Dieu sait c’ que j’aurais montré, (iij.)

BRIFFAüT, riant.

Ah! ah! ah!... pauvre Poullopol!... (lise lève.)

Comme vous pensez bien, je n’ai pas demandé mon argent je me suis sauvé, je n’avais plus de ménagements à prendre! Le mal était fait, je suis entré chez un portier qui a eu assez de confiance en moi pour m’avancer une reprise. C’est deux sous que je lui dois... et j’ai évité d'être ariêlé pour outrage a la pudeur. (Avec désespoir.) Et pas le sou! ni Olivier, ni Lucien non plus, ils sont dans notre chambre à faire leurs calculs, pour les cadeaux que nous voulions donner, et ils trouvent comme moi, un Êéro multiplié par trois...

fiRIFFAUT.

Peut-être... (n cherche dans sa poche.)

Page 1