ACTE II
justes... mais quand on a un fils fier, ambitieux, il ne faut pas qu’il puisse rougir de son père.
Air de Ninon chez madame de Sévigné.
y buvais d’ la piquelt’, vrai' tisanne,
J’ bois du Bordeaux, j’ bois du Chablis;
J’ fumais la pip’, j’ fum’ le Havane,
Pour faire honneur à mon cher fils ;
Je m’habille comme un notaire,
Je mang* même des ortolans;
C’est dur... mais il faut qu’un -bon père.
Se sacriOe à ses enfants ;
On doit manger des ortolans.
Pour ses enfants ;
S’asseoir sur de moëlleux divans.
Fumer des cigar’s excellents.
Pour ses enfants.
Pour ses enfants.
Pendant que je suis seul, j’ai bien envie de mettre mes souliers en savattes. (U s’assied sur le canapé et relire un de ses souliers-)
LE DOMESTIQUE, entrant par le fond et annonçant :
M. de Beauval !
VINCENT
Diable! faites entrer; (ii se lève.) reprenons ma dignité et remontons mes quartiers. (11 perd l’équilibrc en voulant remettre son , soulier, et se rattrape au canapé.)