‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 34 sur 108 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

BBAUVAL.

Ne parlons pas de cela, causons plutôt do nos projets : avezvous pressenti notre jeune artiste?

VtNCENT.

Non, pas encore, c’est une surprise que nous lui ferons après le souper : oh ! je réponds de lui, allez, le petit gaillard a une dose d’ambition... il n’est occupé qu’à commander, à acheter, avant même d’avoir touché la donation, (n rît.)

BEAUVAF..

Ah! ça, je pense qu’il a rompu avec ses amis... compromettants dont vous m’avez parlé?

VINCENT

Oh! depuis que nous sommes riches, il ne les a pas revus.

BEAUVAL

A merveille! et celle petite grisetle dont on le disait épris ?

VINCENT

Oh ! une amourette... sans conséquence, pour passer le temps, il n’en parle même plus; d’ailit-urs il voudrait l’épouser qu’il ne le pourrait pas.

BEAUVAL

Comment?

VINCENT

Ou alors il serait obligé de renoncer à la donation de madame de Ransberg... et je réponds qu’il ne le fera pas... Oh ! la clause est formelle... tenez, j’ai la copie do l’acte, fu lui donne

l’acte.) ^

BEAUVAL

Ah ! voyons ! (Il va lire sur le devant à ganclic.)

POULLOPOT, en dehors.

C’est inutile, je m’annoncerai bien moi-môme.

VINCENT

Mais je connais celte voix, (a ueauvai.) Vous permettez, (ii se

dirige vers la porte du fond.)

BEAUVAL

Parfaitement, allez, allez. (Il va lire ractc surle devant à gauche.)

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