‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 42 sur 108 · ACTE n · texte numérisé non relu

ACTE n

Ilommo sans foi, sans cœur, sans sentiment,

Ecoule ici mes vœux suprêmes :

Puissë-je, en passant.

Te voir, pateaugeant,

A la pluie, anTcnt,

Ciiaussé dans des problèmes :

Misérable, ouvrant Des fiacres à tout v’nanl,

Blarchand d’ contremarqu’s, d’allumett’s ou d’onguent,

A tous les offrant Et jamais n’étrennant ;

Voir les deux derniers sous à leur dernier soupir.

Moi seule en être cause et mourir de plaisir.

POULLOPOT, raillaïU.

Ceci n’est pas de vous, vous avez entendu ça aux Français, par Rachel, c’est du grand Corneille, (ii passe à droite pour échapper

à Clématite qui le suit d’un air menataut ; ils tournent plusieurs fois.)*

CLlblATlTB.

Possible... et maintenant j’ai un dernier mot à vous dire ; vous m’avez donné un bouquet il y a 8 jours, je ne peux pas vous le rendre, vu qu’il était fané et que je l’ai jeté par la fenêtre, mais en voici la giroflée... (Eiie lui donne un soumet, Pouilopot pivotte sur lui-nièmo, laisse tomber ses homards, s'embarrasse les pieds dedans, les ramasse. Briffaut et Valentirte ont paru sur ces derniers mots.)

BRIFFAUT, riant.

Ah! pour un soufflet, voilà ce qu’on peut appeler un soufflet.

POULLOPOT.

Clématite... si vous étiez un homme...

CLÉMATITE

Eh bien ?

POULLOPOT.

Je vous citerais en police correctionnelle... (Voyant Briffaut et Valentine qui sont entré.-* au moment du soumet.) LeS autres !... SauVOnSnoUS ! (Il sort en courant.)

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