‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 49 sur 108 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

^ BIUFFALT, éctfiitaiil.

Celle VOixI (II prête l’oreille.)

LUCIEN

Comment donc, M. de Beauval...

BRIFFAUT, à lui-même.

Beauval... ça n’est pas ça.

LUCIEN, continuaDt.

Vos invités seront les bienvenus, permettez«moi de vous présenter les miens et surtout ma jolie future. (ii prend Vaiemine

|KU' la main et la présente.)

beauval , bas à Vincent avec humeur.

Comment... mais ce n’est pas là ce que vous me disiez... Voyons, il est temps de parler, je pense, (n va examiner Valentine.) LUCIEN, passant près de Vincent.

Qu’y a-t-il, mon père? vous paraissez tout consterné quand je suis si heureux!

VINCENT

C’est que... c’est que... (a part.) Il paraîtrait qu’il a renoncé à ses idées de grandeur... (Haut.) Certainement... mon garçon... Ce que tu fais... c’est bien... mais, mais...

LUCIEN

Parlez, mon père.

VINCENT

Tu ne peux Jias l’épouser, (n montre Valentlne.) La volonté de madame de Ransberg... Il y a un empècliemenl formel, absolu à ce mariage.

Un empêchement?

VINCENT

Oui, tiens, lis. (ll lui remet un acte.)

valentine, à pan.

11 ne savait pas... oh !

LUCIEN prend l’acte en tremblant et lit.

« Toutefois, celte donation n’est faite à M. Lucien Vincent, » qu’après qu’il aura contracté une alliance digne de sa nou- » velle position; c’est-à-dire que la femme qu*il épousera lui 3 apportera un nom et une fortune, pouvant le placer au rang » où je veux l’élever. » (ii reste stupéfait.) O mes rêves d’orl... mes rêves d’or ! »

VINCENT, à Lucien.

Eh bien !

LUCIEN

Eh bien! mes amis, on me propose de choisir entre la fortune et le bonheur. (Prenant la main de Valentine.) J'ai choisi. OLIVIER, CLéUAflTB, BKIFFAUT.

Bravo !

LUCIEN

Demain, j’irai signer ma renonciation. (Lucien s’assied prè» de

Valentine.)

LES GUEUX DE DÉHANGF.r..

POL’LLOPOT, à part.

Elt bien I et le magasin ?

VINCENT

Ah! ça, mais... ça n’élait donc pas loi qui avais la lêle à 1 envers? Alors, il paraît que c^étaiL moi.

r.LÉMATITB.

Ça me fait tout cet effel-là.

VINCENT

Monsieur de Beauval... je suis désolé.

BEAUVAL

C'est bien, monsieur. (Bas à Lucien.) M. Lucien, (L’amenant sur le devant.) ne VOUS bâlez pas de signer cette renonciation.

LUCIEN, surpris.

Comment?

BEAUVAL

Chut!... pas un mot... demain à mon hôtel... Ce que j’ai à vous apprendre est de la plus haute importance... Il s’agit de 1 honneur de votre père.

LUCIEN

De mon père !

BEAUVAL

Chut!... à demain..

BRIFFAUT, à lui-même.

C’est singulier... celte voix...

BEAUVAL, en se relournan se irjuve face it face avec Brifiaut et recule

d'effroi.

Ah! mon Dieu! (Basa Vinceut.) Quel est cet homme?

VINCENT, bas.

C’est un nommé Briffaut.

BEAUVAL, avec effroi.

Briffaut !...

VINCENT

Un vieil aveugle...

BEAUVAL, à part avec salisRiclion.

Aveugle ! je respire... (n fait un siyne d’imclligcncc à Lucien et sort.) POÜLLOFOT, il part.

Décidément , je n’avais pas de remords. (Uaut, en sortant.) Adieu... j’ai affaire à la bourse, (ii son.)

CLÉMATITE

Ail! l’infamie d’homme.,, le v’ià qui me plante encore là.

(Sur le devant, Lucien stupéfait. — Au fond, Briffaut rêveur. — Prés du canapé, Olivier féiicilant Valentine. — Vincent consolant OlématUe. — Tableau.)

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