‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 51 sur 108 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

. Am (ks Papillotes de M. Benoisti

Bras dessus, bras dessous,

L’âine heureuse ^ El joyeuse.

Bras dessus, bras dessous,

Nous venons au rendez-vous.

(Britïaut près de la table, jouant du violon, les autres font le tour de la scène

en dansant.)

CLÉ.MATITE.

Père Briffiiut, commandez halte... nous voilà arrivés à Bagnolel chez M. Vincent.

BBIFFAUT.

Halte!... (Le comniandomcni est exécute.) QuC chaCUtl CmbrasSC sa chacune... (Les jeunes gens veulent embrasser les jeunes filles. )

LES JEUNES FILLES

Non... non... (Elles s’échappent en riant... les jeunes gens les poursuivent ; les comparses sortent dans ce mouvement.)

nniFFAUT.

Qu’ost-cc que c’est, on m’a l’air de rompre les rangs avant le commaiidcmenl... Oli! le.s mauvais soldais!..

LES GUEUX DE BÉIlANGEK.

OUVIER, ramenant Clématite.

Je liens un déserteur. (ii l’emiTasse.)

CLÉMATITE

Eh bien! ne vous gênez pas.

OLIVIER

Un jour de fiançailles, le garçon d’honneur a le droit d’embrasser sa demoiselle... Si c’éiait Poullopot, vous ne seriez peut-être pas si farouche.

CLÉMATITE

Lui? une créature qui a encore une fois pris sa volée... c’esl-à-ilire que je l’abomine, c’est-à-dire que depuis qu’il m’a tourné le dos, je ne peux plus le voir en face.

OLIVIER, riant.

C’est assez juste.

CLÉMATITE

Un être que j’aimais, sans en avoir l’air ; je l’avais connu à la Saint-Médard dernière, il m’avait plu tout de suite.

OLIVIER

Oh! s’il avait plu le jour de la Saint-Médard... il y en avait

pour quarante jours... (Il va s’asseoir sur la table.)

BRIFFADT, à la cheminée.

Est-il là, Vincent?...

(Valentine donne le bras à Lucien, tous les deux se regardent avec araour.)

LTJCIEN.

Pas encore, mais il va venir.

BRlFFAUT.

Oh! j’en suis bien sûr, il tient trop à se réhabiliter de ses folies d’hier, en payant leTepas des fiançailles...

MARASQUIN

C’est juste, il est de son devoir de payer le repas.

CLÉMATITE

En attendant, sautons, livrons-nous à des amusements folâtres et champêtres.

OLIVIER, assis sur la table.

Clématite veut s’étourdir.

CLÉMATITE

Moi?., vous croyez que je pense à Poullopot... J’ai palpité pour lui, c’est vrai, mais c’est un être dqnt les procédés ne correspondent pas aux miennes et je l’abjure à perpétuité.

UNE JEUNE FILLE, assise àgauche près deValontine.

Si on zouait à des petits jeux... où n’on s’embrasse.

MARASQUIN, tenant la taille de la jeune Hile.

Oh! voui, beauté considérable, n’on s’embrassera, l’amour cl la nourriture il est le nerlle de la vie.

LA JEUNE FILLE

Finissez, monsieur le militaire.

LUCIEN, allant à Olivier.

Mon brave Olivier, tu n’es pas si gai que tu cherches de le

* Une jeune fille. Marasquin, Valenline, Lucien, Gléinalile, Olivier, Briffaul.

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