‹ Les habitants de SurinameChapitre 17 sur 117 · VA 2 AN · texte numérisé non relu

VA 2 AN

Telle est la question qui se pose plus impérieuse que jamais, question vitale, s'il.en fut, pour la colonie.

Passons donc:en revue la population de la colonie pour chercher ce qu'elle peut fournir de travailleurs.

D'abord: il n’y a pas à compter sur les Indiens; en outre, ils ne sont pas assez nombreux. | L

Les Nègres des bois ont une telle horreur pour le genre de travail que leurs ancêtres ont eu à accomplir lorsqu'ils étaient esclaves, qu'ils ne travaillent absolument que pour se procurer la nourriture indispensable.

Du-reste, Jleur'inmdépendance decaractère et leur “avérsion "trés Prononcée pour toute occupation régulière font que le rapprochement entre unter les hblanemne peut -CHcetuereque orrlentement- Cependantron peut constater un grand progrès en ce sens depuis quelques années, mais nous sommes persuadé que jamais ils ne deviendront laboureurs au service d'un blanc.

Il ne nous reste donc plus que les Nègres sédentaires et leurs métis dont la plus grande masse se trouve dans la capitale. Mais cet élément se dérobe encore au bonheur deutravailler auprontides-Européens Un nèore nt à ses besoins en travaillant un jour par semaine : il est donc fort difficile de l'engager à travailler plus longtemps. D'ailleurs, en comparant les statistiques dés cix dernières annees om voit que le nombre des Journaliers neésres "di minuerde plus eneplus.

Voilà pourquoi, sous peine d’être forcés d'abandonner leurs plantations, léS propretaines ont été obligés dévoimaceonts 4 des bus étrmeens.

Ontavessare d'ararer Mes Europe; mais Me Mtentatne men beSAnee parce que les ouvriers d'Europe ne peuvent résister à la fatigue sous un pareil climat.

Comme dans beaucoup d’autres régions on a eu recours aux Chinois, excellents travailleurs pour Suriname; mais on dit qu'il est difficile d'en trouver un nombre suffisant.

Enfin, on a fait venir des coolies engagés dans l'Inde anglaise; mais ceux-ci ne valent ni les Chinois ni les nègres qui veulent travailler.

Malgré le concours apporté par cette masse d’immigrants, les plantations n'ont pas repris leur ancienne splendeur. L'agriculture a seulement été sauvée d'une ruine complète; c'est d'eux que dépend l’avenir de la Colonie; aussi

pouvions-nous dire en commençant ce paragraphe que c'est là une question vitale.

Depuis 1853 il a été introduit dans Îla colonie 12.359 immigrants; le

tableau n° 8 donne la décomposition de ce nombre par année et par natiO-

nalité: le suivant indique les naissances et les décés pendant l'année 18 Tableau n° 8 IMMIGRANTS INTRODUITS DANS LA COLONIE

DU 1I® JANVIER I099 AU 17 JANVIER 1883 3 |. È el-|zelslsal à LIEUX D'ORIGINE |: " u SiS|Ssoel2lel & + Ve) Ve) FE = S Dane Inde néerlandaise. | ——— DO RP AIN 7e | RUE er] Made: 52 D 25 & HALO —— 5 » » » |» » ) ») ) » » 480 Chiners re te B— 487 < BE ——— LOI + ——"# » SM DD OU oui En, 1 25 0Z Indes occidentales | &#—— » < æ & - DR æ 111 | » |43143| I4) » |» 31.9 4 ® 2596 || Pays-Bas CCE CRC 2 D NN Æ& #2 2 À ————————————û{x 79 8in |» » ) » » » » 89 Inde britannique. | mis" sn np ne à aol re 227 © din 7751450484] 6569 ee la dE" ae ie AR D A ee Re | 138] »|155 » |487| » 1 286 |807| 10|601/|49216371337 57212720 |1405|43143,3411700! » [778,450 4841123859 | | Tableau n° 9. NAISSANCES ET DÉCES DES IMMIGRANTS PENDANT L'ANNÉE 1882 NAISSANCES DÉCÈS

ETEUAR D'ORTGINE

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