‹ Les habitants de SurinameChapitre 23 sur 117 · TRAVAILLEURS · texte numérisé non relu

TRAVAILLEURS

HOMMES! FEMMES] ENFANTS | HOMMES FEMMES | ENFANTS HOMMES FEMMES ENFANTS Immigrants:. . . .| 2.676 959 389 | 510.600 145.306 3/,|- 11.642 1/,| 370.6171,460| ° 03.908 ! 48 6 33811 62 Autres travailleurs.| 1.657 318 50 | 845.474 1/al 57.333 1/2] 4.8821/,] 339.940 ,275| 38.411 ,10 1.090 , 78

Totaux pour les étrangers. | 4.272 | 1.277 439 | 855.974 1/al 202.7291/,| 16.525 710.557! #36 132.409! 58 7.420) 40 CréOIEs FORME 2.308 | 1.082 206 | 549.374 3/,| 374.584 1/,| 27.626 3/,| 493.117 ,955| 243.484 ,63 IS 22 TA

TOTAUX GÉNÉRAUX. . 10.574 2.026.812 3/g 1.600.302! 04

* Les salaires sont évalués en florins des Pays-Bas équivalant à 2 fr. 10.

Deux faits curieux se dégagent tout de suite de la comparaison des tabléanear'erner

D'abord, on voit que dans la colonie, le Chinois n'est pas l'immigrant qui travaille à meilleur marché, comme on Île dit généralement pour d'autres pays.

En comparant ensuite le Chinois au travailleur provenant de Il Inde britannique on s'aperçoit que ce dermier, tout en recevant. le salaire moyen le plus faible, est celui qui exceptionnellement estrle plus payé; inverse anlieu poumie Chinois,

La loi du 14 novembre moromquirorsamisemmmencalssenponmiromeer l’immigration des travailleurs hindous dans la colonie de Suriname, est entrée en vigueur depuis le 1° janvier r880.

Les personnes qui ont besoin de travailleurs doivent verser à la caisse d'immigration les trois cinquièmes des frais de transport de chaque individu

depuis Calcutta jusqu'à Suriname.

Le gouvernement fait alors venir une cargaison de coolies chaque fois que les demandes des planteurs ont atteint un chiffre assez important pour

représenter le chargement d'un navire.

Depuis quelques années de nombreuses recherches ont constaté [a présence de gisements d’or à Suriname. Ce fait prouve, apres trois Siècles, que les aventuriers espagnols du xvi‘ siècle avaient eu raison de venir chercher le fameux El Dorado en Guyane.

Les premiers renseignements relatifs au précieux métal durent être fournis par les indigènes qui en avaient souvent recueilli, et, comme l'imagination ardente des contemporains ne pouvait se contenter de la stricte réalité, la fable que-tout le monde connaît fut bientôt créée.

L'El Dorado, racontait-on, — quoique naturellement personne ne l'eût jamais vu, — est un homme qui s’enduit le corps et les cheveux de paillettes d'or: il vit dans: nn palais aux murailles d'or mass, mSitué dans far superbe ville de Menas ou Manoa, aux bords du lac Parima, dont le fond est couvert de pierres précieuses enchâssées dans le métal tant recherché.

Ge lac ainsi que la ville’ se trouvent sur [à plupärt des cartes anciennes"

Cette légende se répandit rapidement dans toute l'Europe et l'on vit dès cette répoque-se-produire"ume-ctévredelorv-anatosue arscelle dont-motre siecle a été témoin après lés découvertes laites emCaltionmmetet Aux pieds du mont Alexandre en Australie. Mais les résultats ne furent pas les mêmes. De nombreux Espagnols vinrent succomber de misère aux bords de l’'Orénoque en cherchant cette cité merveilleuse au milieu des forêts vierges qui. elles, sont un véritable trésor. |

Dans les siècles suivants on a fait souvent des recherches, surtout autour de Bergendaal et à Victoria.

En 1742, la « Compagnie minérale » obtint le privilège de faire des recherches de minéraux et de pierres précieuses. On trouva du minerai de fer. du plomb et quelques traces d'or et d'argent; mais ces métaux ‘se trouvaient en trop petite quantité pour une exploitation lucrative. Cette entreprise qui, au début, promettait beaucoup de profits, fut abandonnée six ans plus tard.

Il est de notorièté publique à Suriname qu'autrefois beaucoup de plan-

1. J. Bragus. Grooten Atlas oft werelt beschryving, 8° partie. Carte de la Guyane;

dam, 1665. — P. Du Var. Coste de Guayane, autrement France équinoctiale en ter liquenParis 1677:

Amsterre Hide d’Ame-

teurs "par crainte. de-perdre leurs ouvriers, et même quelques gouverneurs, n'ont pas cricourasé la necherehe de l'or. Les nègres marrons et les Indiens, qui n’ignorent pas que l’or a du prix et que les blancs attachent une grande importance à la possession de ce métal, n'ont jamais fait mention de leurs découvertes de crainte d’être dépossédés ou chassés.

Han tteur hollandais maconte qu'en 18654 "lorsque le nesre des ‘bois Byman prit possession de l'autorité de « Granman », l'un de ses capitaines lui disait : « Ne cherchez jamais de l'or, car, si les blancs apprenaient qu'il s en trouve chez nous, nous serions perdus. »

Non seulement on a trouvé de l'or jadis, mais on en aurait même EXPORIe de Suriname, son en Croit un livre publié em 1707.

Il y a quelques années la présence de l’or a été constatée de nouveau par les explorations qui ont été faites pour le compte de différentes sociétés et de quelques particuliers.

En 1876, il y avait déjà trente-quatre concessions pour la recherche de l’or entre le Suriname et la Marowijne.

Voictlerempie d'un beau résultat Len 1870, 10 travailleurs trouverent obolprammes horen >ANours.

Le fait que sur la rive gauche de la Marowijne, c'est-à-dire sur le territoire néerlandais, quelques personnes s’occupaient avec succès de la recherche de l’or décida Île gouverneur de Suriname à y envoyer une commission. Elle devait s'informer au juste de l’état des choses relativement à l'industrie de l'or sur la Marowijne. |

Les recherches et les informations de cette commission ont démontré que le terrain situé sur la rive gauche de la Marowijne est en effet un champ aurifère qui promet à l'exploitation de riches produits.

Presque partout où les explorations ont eu lieu, on a constaté que l’or devait s’y trouver en grande quantité; les investigations superficielles auxquelles la commission était obligée de se borner ont cependant permis de signaler en deux endroits la présence d’une quantité d’or estimée plus que suffisante pour l'exploitation {4 à 5 sous par battée d'environ 10 kilochommies de terre mélée de pierres).

Outre cela, les explorations ont prouvé que la composition du sol sur la rive gauche du Maroni était tout à fait conforme à celle du sol de Cayenne.

Le tableau n° 15 montre le nombre d’hectares de terrains affermés

chaduerannée depuis 1836! par 2er souvernementdemateolomepourlhes

ploitation de l'or et le tableau suivant indique la quantité de métal trouvé

depuis 1879.

Hableeu ne 1 NONMBEE D'HECTARES DÉ THRRAIN AFFERMES

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