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GÉOGR APAIODE SIDA PIS PIQUE EMONIS RORTIOME
er SUR LA COLONIE DE SURINAME *
N sait que la région côtière de l'Amérique du Sud, com-
Ff, prise entre l'embouchure de l’Amazone «et l'Orénoque, Ê A ;
se)
porte depuis longtemps le nom général de Guyane. C'est là que les aventuriers du xvi° siècle essayèrent de trouver le fameux El Dorado.
Cette côte, située à quelques degrés de l'équateur, attira de bonne
heure l'attention des Européens; ils vinrent s’y établir pour cultiver Îles
* Les sources de ce chapitre sont :
1° Les renseignements oraux fournis par le capitaine ZIMMERMANN ; 2° Les articles du capitaine ZimmErmanx publiés dans Æet Nieuws van den Dag, et dans Eiger Haard;
4 L'ÉSNAMBNE ANS N DES UD'RINENNTE"
denrées que l’on était obligé de faire venir à grands frais d'Orient. Là est la cause véritable des premiers établissements européens dans ces régions.
Actuellement la Guyane est partagée entre cinq puissances, qui sont l'Angleterre, les Pays-Bas, la France, le Brésil et le Venezuela.
La colonie hollandaise porte le nom de Suriname, qui est en même temps celui du plus grand fleuve qui la traverse. Quant à ce nom luimême, on croit qu'il était porté autrefois par une tribu indienne qui habitait les rives du fleuve, à l’époque où les premiers colons vinrent
s'y.établir, et qui, depuis, se serait retirée sur l’Amazone. Mais cette
Éxplicatone-bloin détre centaine.
La colonie de Suriname est baignée au nord par l'Atlantique; à lPest, elle est séparée de la Guyane française par la Marowijne ou Maroni; la rer Corantn la sépare de 4 Guyane angléise ou Berbice Du coté du Brésil 1 Prrontieremestitees vaoue. elle serait constituée par les mont
Tumuc-Humac, situés un peu au sud du 2° de latitude Nord.
30 ZIMMERMANN : Beschrijving van de rivier « de Suriname ». Avec une carte au 150,000. 73jdschrift van het aardrijkskundig Genootschap. Deel II, n° 5, p. 542;
4° VERSLAG van den Gouverneur van Suriname omtrent de goudindustrie in Suriname loopende van haren aanvang (1874) tot ulte. april 1882;
59 G. W. C. Voorpun : Gezigten uit Neerland’s West-Indien. Amsterdam, Franz Buffa en Zonen;
6° A. Kapprer : Hollandisch-Guiana. Stuttgart, 1881;
79 Van MEeTEREN : Conférence. Amsterdam, 1883;
8° Van Hoëvez : Slaven en Vrijen onder de nederlandsche wet. Zalt-Bommel, 1855;
9° PETERMANNS MITTHEILUNGEN : Erganzungsheft, n° 62 : Die Bevôlkerung der Erde, VI;
10° R. ANDRÉE : Geographisches Handbuch zu Andree’s Handatlas ; -
11° Koloniaal verslag van 1883, II, Suriname;
12° Staatkundig en staathuishoudkundig Jaarboekje voor 1882;
13° Catalogue de la section coloniale néerlandaise à l’exposition d'Amsterdam de 1883;
14° Lorx : Verslag van de tweede expeditie tot het traceeren van een weg van Brokopondo aan de rivier Suriname tot de Pedrosoengoe Vallen aan de Marowijne. Avec 2 cartes. Tijd. van het aardrijks- PundtoamGenootschap. Dec IL RS, pu 150,
15° Lorx : Verslag Van de expeditie tot het traceeren van een weg van Brokopondo in de rivier Boven-Suriname tot de hoogte van het Awara-Eiland ïin de rivier Boven-Samaracca. Avec une carte. Tijd. van het aardrijkskundig Genootschap. Deel IIT, n° 5, p. 5352;
16° VAN SypEsTEyN : Beknopt overzicht van de goudexplotatie in Suriname, 1874-1870. Tijd. van het aardrijkskundig Genootschap. Deel IV, n° 5, p. 164;
17° Lortx : Verslag van een expeditie tot het traceeren van een weg van de Tempatie-Kreek naar de rivier Suriname. Avec une carte. Tijd. van het aardrijkskundig Genootschap. Deel. IV, n 4, p. 250;
18° Lorx : Verslag van een reis gedaan in de maanden augustus en september 1879. Avec une carte. Tiyd. van het aardrijkskundig Genootschap. Deel V, n 1, p. 10;
19° CATEAU VAN RosEVELT en van LansBERGE : Kaart van Suriname. Echelle : 200,000°. Dix feuilles;
20° PETERMANN : Sud Amerika. Echelle : 7,500,000°. Six feuilles ;
21° Lortx : Kaart van een gedeelte der kolonie Suriname waarop de parceelen land, welke ter ontginning van goud en andere metalen... met arceerlijnen zijn aangewezen. Tijd. van het aardrijkskundig Genootschap. Deel IV, n° 5;
22° Collection de photographies représentant les différents quartiers de Paramaribo.
la eupertee dutterntoire taimsindeélimiteé serait demio S2rs kilomètres Cab soit le cinquième de la surrace de la France. IMhest vrai de “ire quon en Ccommait à peine le tiers.
Son aspect général est dépeint de la manière suivante par un auteur hollandais :
« Suriname est une de nos plus magnifiques colonies. C’est un chefd'œuvre de l'industrie humaine que d'avoir'pu-couvrir cette plainersisétendue de luxuriantes plantations. Cette plaine si verdoyante est baignée au nord par les flots bleus de l'Atlantique, au sud elle se trouve limitée par un rideau sombre de forêts impénétrables.
Abe uniardinspiendide, casnessumlameneesumlasforetaense-"b cctitlerepamdenmombhienuccour tea, tantotenesses tantotibondléeste digues. Des canaux relient entre elles les magnifiques lignes d’eau formées par la nature, et sur les bords desquelles se trouvent d'élégantes habitations qui, avec leurs annexes, présentent chacune l'aspect d'un village.
cEntimmot ontrouveiciréeunis surmunmespacemelatvementpent tous les produits de la culture la plus développée et les beautés incomparables de la nature sauvage. »
Cette descuption unMpententhonsmastenétamprobablementoniemiiee cinquante ans; mais, depuis l'abolition de l'esclavage, l'aspect de Îa colonie a bien changé, surtout au point de vue des cultures.
Un passage d'un autre auteur explique bien ce changement.
«Oüriname, ditil,sestMlespaysroumrèsnescontinuellèement aim /printemps perpétuelle orages er les Arembhlementsdenterre Sontrares: on ronmvemen abondance des poissonsiet déshoisecaux: les nmtisedesrbresmtenteon den terre qui peuvent servir à l'alimentation viennent spontanément. À cet égard Suriname ne le cède en men loucunmpastietantene- ec lnonmane tone devant lui, sans faire un seul effort, tout ce dont il a besoin pour sa nourriture journalière. Cependant avant l'arrivée des conquérants européens, cette belle et fertile contrée n'était occupée que par quelques Indiens, souverains absolus de cette magnifique, mais sauvage nature.
« La Guyane, avec ses forêts et ses rivières, ses montagnes et ses vallées, ses fruits et ses animaux, était lampropmétéodeuces primitiemhabitnts qi erraient en tribus éparses. » |
On comprend facilement que dans des conditions si favorables, les nègres, devenus libres, n'aient pas envie de travailler pour gagner une nourriture
qu ils n'ont qu à ramasser.
6 PES BI ANTRSMDIE MS IUDROINSANTE
On peut distinguer dans la colonie trois régions bien tranchées :
NA réviom cotière, basse et marécaseuse :
La réron moyenne Ouresion des Ssayanes: 3° La région des forêts vierges, où se trouvent les sources des principales
rivières.
Un courant marin, d’une direction occidentale constante, longe toute la core de EColonetonattibue a son action mointes celletdes tente, quil plus souvent soufflent de l’est et du nord-est, les déchirures et les anfractuosités considérables de quelques parties de la côte.
Toute la région côtière est plate. Les alluvions qui la forment sont couvertes d'arbres et de broussailles peu élevés qui forment un fourré presque impenétrable Anondé à chaque marée.
Le littoral lui-même est formé par une couche assez épaisse de restes de Chustaces mans Cent aqtelquéestendromsmellétestreconnente de sable ere glaise. Au-dessous on trouve de l'argile bleue ou grise, alternant par-ci par-là avec du sable d’une teinte jaunâtre.
Des bancs de sable et de coquilles, d’une proftondeurmaxnmma «de quatre mètres, se trouvent dans l’intérieur du pays. Ils sont orientés dans une direction, parallèle à la côte. Un fait à noter s’observe ici : la végétation de ces bancs n’est pas la même que celle de la contrée environnante ; elle se rapproche davantage de celle qu'on trouve dans l'intérieur du pays.
Ces bancs, plus élevés que le terrain marécageux qui les entoure, n'ont que peu de largeur; mais leur longueur dépasse souvent dix kilomètres. Il est possible que ce soient les anciens rivages de l'Océan.
Paramaribo est construit sur un de ces bancs de coquilles qui s'élève à environ trois mètres au-dessus des plus basses eaux.
Derrière les amas de coquilles se trouvent de grands marais d’eau douce, presque à sec pendant la saison sèche et qui, pendant la période des pluies, sont absolument impraticables.
Les rives de l'embouchure des rivières sont encore plus basses que le reste dela côte: elles sont excessivement plates et sujettes là, des inondations fréquentes. Cependant les palétuviers rouges forment par leurs racines une espèce de digue qui les protèse contre les-chocsttropMiolents des vagues.
Jusqu'à une très grande distance au large, le littoral se prolonge en pente très douce au-dessous du niveau de lPOcéan; cet état de choses a
favorisé la formation rapide de nombreux bancs boueux dont les éléments ont été fournis par les atterrissements des fleuves.
La plage offre partout un aspect désolé et monotone. Des milliers d’arbres morts et déracinés ont été déposés de tous côtés par le courant.
Depuis Warappa-Kreek jusqu'à l'embouchure du Suriname on ne voit pas la moindre trace de culture. Dans l’intérieur marécageux, à environ une lieue de Bramspunt, se trouve une vaste forêt d'arbres secs, à moitié consumés : ce sont les tristes restes d’un bois jadis magnifique, que le feu a détruit.
Le sol bourbeux, où l’on enfonce jusqu'aux genoux si l’on a l’audace ou le malheur de s’y hasarder, est habité par des milliers de crabes, et les broussailles qui recouvrent ces tristes côtes fourmillent d'essaims de moustiques et d'autres moucherons piquants non moins incommodes. Une multitude d’oiseaux aquatiques trouvent ici leur nourriture pendant la marée basse.
On a souvent dit que la côte de la Guyane se soulevait lentement. Cette
affirmation est basée principalement sur les deux faits suivants :
1° Accroissement rapide de la terre ferme à l'embouchure de [a Saramacca ; | 2° Existence de nombreux bancs de sable et de coquilles à l’intérieur des
terres. Ce sont ceux que nous venons de décrire plus haut.
En revanche, la mer a gagné depuis 1860 environ deux kilomètres sur la terre ferme, à l’est de l'embouchure de la Nickerie. Il est vrai de dire que cette côte était très basse et se trouvait à un mètre au-dessous de l’Océan au moment des plus hautes marées.
Entre la région des alluvions côtières dont nous venons de parler et la région dite des forêts vierges se trouve une zone assez large qui renferme une formation particulière ; ce sont les savanes, plaines dépourvues de grands arbres, dont le sol est formé de sable blanc très fin. Les éléments de ce sable sont le quartz et le mica; il a probablement été déposé par des courants analogues à ceux qui durent se produire pendant la dernière période géolosique que traversa l’Europe.
La direction de ces savanes est, en général, orientée du sud-ouest au nord-est; de même que les bancs de sable côtiers, elles ont peu de largeur en comparaison de leur longueur.
Au bord des fleuves elles sont entrecoupées de forêts. Leurs formes sont très irrégulières; tantôt elles s'étendent dans l'alluvion, tantôt elles vont se
terminer en se perdant dans la montagne.
Partout où la savane n’est pas recouverte de végétation, le sable est d’une blancheur éblouissante. À la savane dite des Juifs, sur la rive droite du Suriname, on peut observer les deux formes sous lesquelles elle se présente.
La formation de ces grandes couches de sable peut s'expliquer facilement par la décomposition du feldspath du granit. Les eaux courantes, emportant l'argile qui s'était délayée pour la déposer dans les alluvions, laissèrent en place le quartz et le mica, qui, cependant, fut aussi entraîné quelquefois.
L’alluvion s'étend en amont du fleuve jusqu'à la savane des Juifs. Au pied de la colline qui domine le fleuve à cet endroit, on voit le granit dans sa forme primitive au-dessous de la couche de sable blanc quartzeux. Le granit ne paraît pas se trouver à une grande profondeur au-dessous de la surface du sol. Les rochers granitiques se montrent partout, mais particulièrement sur les rives de la Sara-Kreek.
Au delà de Bergendaal, on rencontre une rangée de collines formées de gneiss et de diorite. Cette dernière constitue de petites hauteurs. arrondies près de la plantation Phedra. Elles sont éloignées l’une de l’autre de quelques centaines de pas et s'élèvent de 12 à 75 mètres au-dessus du niveau du sol granitique.
Il paraît que la diorite forme une large bande qui traverse les Guyanes de lesta Fouest.
Schomburgk l’a retrouvée à Demerara et Voltz sur le Suriname. On sait que le fleuve Suriname a été exploré au point de vue géologique par Voltz.
Dans le gneiss on a, paraît-il, trouvé une grande quantité de grenats de la grosseur d’une tête d’épingle.
sur quelques points. de +la’: colonie, on a eonstaté. la présence du basalte.
le quartz contient de Tor: mais jusqu presentulln a pas été exploité, faute de ressources suffisantes, croyons-nous. Au contraire, l’or qu'on trouve dans les sables des rivières est recherché avec avidité. On a surtout obtenu de bons résultats autour de Brokopondo. Une bande continue de terrains autirères, Orientee de l'est à l'ouest, sétend sur la Colomie de Suriname et sur la Guyane française. Cette bande était très visible sur la carte manuscrite que l’ingénieur Loth avait envoyée pour figurer dans la section coloniale de l'exposition d'Amsterdam. |
Mentionnons encore Îles soi-disant diamants du Maroni, ainsi que quelques petits échantillons de vrais diamants que l’on a trouvés sur deux placers.
NOTICE GÉOGRAPHIQUE. o
La présente du fer, du plomb, du bismuth et du platine a été signalée sur le chemin qui va de Brokopondo à la Marowine. Il paraît qu'en fondant simplement Îe minerai de plomb on obtiendrait 47 pour 100 de métal pur.
Onwoit pare aquimprécede que cette-seconde résiontest déjà frèslinteressante, quoiqu’on ne l'ait encore que très peu explorée au point de vue séologique. |
La troisième région est montagneuse et renferme d'immenses forêts vierges. Même dans cette contrée, les flaques d’eau stagnantes et les marais Sontitres iréduents)
latorèt mense rentetmespeuvdespalnersset-penntdeltdianes Iemeactné nes presente plis qu'a l'état sporacdhique Elle Se compose dArbrestues hauts-130 à.,40- métres). à aspect froid ét sévéress'élevantscommendes colonnes pour supporter une voûte de verdure impénétrable aux rayons du soleil.
Cette voûte de feuillage donne asile à de nombreuses troupes de singes et à des milliers d'oiseaux aux plumages plus riches et plus variés les uns que les autres. C’est à trente-cinq mètres au-dessus du sol que se concentre la vie, tandis qu’en bas, tout reste morne et silencieux. |
Par terre, pas ounubiindherbeméspartsquelqumes dtousenms-1esolhniest
couvert que de branches et de feuilles mortes.
De tous les fleuves qui traversent la colonie, le plus important est, sans contredit, le Suriname.
Les noirs l’appellent « Groote Coma », c’est-à-dire grande rivière. Ses sources sont probablement situées un peu au sud du 4° de latitude Nord; elles n'ont pas pu être découvertes même par les Nèores des bois. Son cours supérieur est très encaissé et encombré par de nombreux rochers; sa dernière chute se trouve près de Brokopondo.
Dans son cours inférieur, le fleuve est bordé de digues qui empêchent ses débordements.
Après un parcours de 300 kilomètres environ, il va se jeter dans l’Atlantique, près de la capitale. En temps ordinaire, il n'y a qu'un nombre assez limité de navires qui puissent remonter le fleuve jusqu’à Paramaribo; les autres doivent profiter des grandes marées.
Près de son embouchure, le Suriname recoit la Cottica qui communique
avec la Marowijne par une série de canaux. C’est surtout à toute la région
10 LES EL BMP NMESNIDE COUR IN ENRE;
côtière, comprise entre ces deux dernières rivières, que s appliquent les descriptions que nous avons faites plus haut.
À l'ouest, nous trouvons un petit golfe, dans lequel viennent se jeter deux rivières assez importantes : la Saramacca (300 kil.) et la Coppename (r10 kil.) Cette dernière communique également par une série de canaux avec la Corantijn (500 kil.) qui forme la frontière orientale de la colonie.
Nous avons déjà vu que la frontière occidentale suit le cours de la Marowijne. Mais à 150 kilomètres de la côte, cette rivière est formée de deux orands bras dont l’un s'appelle Tapanahoni (250 kil); or, comme on na encore pu se mettre d'accord pour savoir lequel des deux est la véritable Marowijne, il s'ensuit que la frontière n’est pas définitivement fixée à partir dérce contiuent:
Comme nous l’avons déjà fait remarquer, tous ces fleuves, dont les sources se trouvent dans des récrions très élevées "ont deétbrusques changements de niveau à franchir; cette disposition du sol est la cause des nombreuses chutes d'eau qui se trouvent dans la partie supérieure de leurs cours. Les plus considérables ont jusqu'à 21 mètres. |
Les rives, lorsqu'elles ne sont pas cultivées, sont occupées par des maré:cages et des forêts épaisses, dont les arbres aux formes bizarres sont couverts de plantes parasites et de lianes courant de branche en branche. Les palmiers sont surtout nombreux aux embouchures.
Ces rivières ne forment pas de deltas, mais plusieurs d’entre elles se réunissent deux par deux avant de se jeter dans l'Océan; tels sont le Suriname et la Commevwijne, la Saramacca et la Coppename, la Corantijn et la Nickerie. Par les nombreux canaux qui réunissent entre eux tous ces cours d’eau, on pourrait, théoriquement du moins, aller de la Corantijn jusqu’à la Marowijne sans passer par la mer.
Toutes les rivières de la colonie sont navigables jusqu'aux dernières limites des établissements européens ; mais au delà on est obligé de faire usage des canats indiens.
Envgénéral, on peut dire que le climat de Suriname"#est«"chaudet humide ».
Pendant la période la plus chaude, la température dépasse rarement HO 6 loimERre et 4er © dans le cable.
Dans la saison froide, le thermomètre descend rarement au-dessous de ue.
NOTICE GÉOGRAPHIQUE. ai
La température moyenne de chaque jour oscille ordinairement entre 0 et200. le plus prand écart entre le maximum et le minimamrobserté dans la même journée a été de 7° C.
On compte quatre saisons : la petite et la grande saison des pluies; la petite et la grande saison sèche.
La petite saison des pluies commence à la mi-novembre et dure de deux à trois mois; les mois de février et de mars correspondent à la peñife saison sèche; puis vient la grande saison des pluies, qui finit en juillet : pendant ce temps la pluie tombe en averses qui durent quelquefois plusieurs jours de suite ; la plupart du temps elles sont accompagnées de bourrasques du nord et du nord-est. La fin de cette saison est caractérisée par des vents chauds et accablants qui ont la réputation d’être fort malsains. Pendant la nuit et même pendant la matinée, le vent de terre apporte un surcroît de chaleur, tandis. que pendant l'après-midi ou dans la soirée le vent de mer donne quelque fraîcheur.
Au milieu de la grande saison des pluies ce vent de mer arrive beaucoup plus tard que d'ordinaire; vers la fin de cette saison, des orages et des brises variables, mais accablantes, annoncent l’approche de la saison sèche. Le changement de saison est considéré comme très insalubre; cette époque est encore caractérisée par une rosée abondante qui, du reste, est également forte pendant la saison suivante.
Enfin vient la grande saison sèche, qui finit en novembre.
Les vents alizés se font peu sentir dans ces parages.
Les saisons ne sont pas très tranchées. [1] y a une tendance à confondre le printemps avec l'automne et surtout à supprimer l'été proprement dit. :
La plus grande hauteur barométrique observée de 1870 à 1877 a été de ne encdeonheures 50 à 1ohéuresSodumatin ettde/oheudes amrohenres du soir.
La plussbasse étaidems cr Pdemmhènretiohhenrestdutnatemerude 4 heures 30 a 6nhetres So dusot soin crime dinumecEe An
La quantité d'eautauiltombe annuellement, vaniende Sinétres 20500 (pluviomètre de l'hôpital militaire de Paramaribo).
Dans la capitale, sur les 365 jours de l'année il y en a en moyenne rondenplue
Il est vrai qu'à Nieuw-Rotterdam il n y en a que 68.
Les tempêtes, comme il s'en produit aux Antilles, sont inconnues : il en
est de même des tremblements de terre.
pe LES. HAPBITANTSODE SURINAME.
Le plus long jour dure 12 heures 18 minutes, et le bitscouitEnTIMAnReuUres 42 minutes.
On voit que ce climat est très favorable au développement de la végétation; aussi le sol est-il partout, sauf dans les savanes et sur les bancs de
sable et de coquilles, d’une fertilité extraordinaire.
Nous allons passer rapidement en revue, avec M. van Meeteren, les principales espèces végétales de la colonie, en laissant de côté, pour y revenir plus tard, les plantes cultivées en grand par les Européens.
Les essences de bois propres aux constructions sont très nombreuses.
lesMiruits sont vanésvet abondints manonstéterons par ÉxCnplenmies Ananas, les Oranges, les Marcousas, les Goyaves, les Sapotilles, les Avocats, leMÈlons, les Canteloupes ete:
Les Mangues sont des fruits succulents fort recherchés.
laut ajouter: 14 Pomme de Cythère, la Pomme derose, aINeRe Me lama leCitron da limette, RPabparve, Pomme dé cannelle Aer on appelle Gerisetet qui arbeaucoup de ressemblance avec lestcérises d'Europe, Lsmmtsdée Arbre pamemenun les truite du Coconertmponte detre
Mais le fruit dont les créoles font le plus grand usage est, sans contredit, la Banane; malheureusement, sa valeur nutritive est inférieure à celle de la pomme derterre.
lesnindiensenmiesNeeres mes tbaoisttimprenrentdlamene demmanioc (Cassave).
Corme came sait mb a deu espécesmdetCassine, nes ave done (Janipha Manthot) et la Cassave amère (Jatropha Manihot). Cette dernière ne peut être mangée, sans danger de s'empoisonner, avant qu'on ait râpé la facine ettqu'onen aitmseépare laniécale dumustamer pardne pres iomliont peu difficile.
On cuit ce jus jusqu à ce qu'il atteigne la consistance du sirop; il a alors pérdumtontiesmsesmqualités vénéneusess-dans) cbr mlmporte de monde Casaripo et sert à préparer un certain mets appelé « Peperpot ».
C'est avec la farine de Cassave que les Indiens préparent leur pain.
Le Maïs et le Riz donnent trois récoltes par an, mais on les cultive peu.
Les Ignames et les Batates sont aussi très communes; on les mange ComMmeMosponmimnestdentene.
La Pistache (Arachis hypogaea L.) fournit une bonne huile; elle se mange aussi grillée.
Les principaux légumes indigènes, qui ont un goût sut generis très prononcé, sont les suivants :
Les feuilles de l’Arum esculentum, plusieurs sortes de haricots et de pois, comme le Wandoepesi et le Gobogobopesi, quelques espèces d'Hibiscus elle ue EP esculentus 1H Sabdaritfa et PI" biurcatus, naine Chou palmiste.
Si les légumes européens étaient cultivés avec soin, ils donneraient de bons résultats.
Les Pinents, 1esPoivres, I Ginsembre et le Cureuma Sont des cond ments justement renommés. Ils sont indispensables pour stimuler l'estomac affaibli des Européens.
La Vanille se trouve dans les forêts de Suriname. |
En terminant cette énumération des fruits comestibles, nous ajouterons encore la Graine roche ou noix des forêts et le fruit du Pekeia (Caryocar nuciferum L..
Voyons maintenant les plantes qui fourmissent des fibres textiles.
Il syrand'abord le Coton, "mais onvle cultive fortupeur
L’ananas donne une très belle fibre dont on pourrait bien faire des tissus.
Mais les plantes qui servent le plus aux indigènes sont : le Palmier bâche, l’Arouara, le Mahot et le Warimbo.
Le cocotier est acclimaté dans la colonie, mais il n est pas exploité. L'huile de Carapa (Carapa guianensis Aubl.), lhuile de Canarimacaque, « marmite de singe », l'huile d’Aouara, l'huile de Maripa, l'huile d’Acajou, ainsi que la somme d'Acajou, sont très connues dans la colonie et exploitées par les indigènes.
En fait de résines, on connait (4 Résine sim, MiNGommenCopalenE Gomme de Balata et de Bogasse (ou gutta-percha de Guyane), et enfin la Gomme gutte d'Amérique ou Coumaté.
Enfin, un certain nombre de plantes fournissent des matières colorantes;: tels sont : le Buis serré ou Genipa (Genipa americana L.), qui donne une teinture bleue ou noire, ou bien cette espèce de Bignonia qui fournit Île Craweru, qui est roupe, "de mème que lé "Roucou AtipPro rene AleMANEr es Orellana L. |
Quant au bois de Campêche, on le brûle sous le nom de bois de sang:
Passons maintenant à la faune qui est beaucoup moins riche en espèces
que la flore.
14 LES HABMPANMSNDE. SURINANTE.
Nous devrions commencer par l’homme; mais, comme nous lui avons consacré ci-après trois chapitres spéciaux, arrivons de suite aux autres mammifères.
Voici d'abord les singes : le Macaque {Cebus apella), le singe noir ou Conata (Ateles coaita) et le singe rouge ou hurleur (Mycetes seniculus). Tous les trois sont fort recherchés par les indigènes qui en mangent la chair.
La Mamandina (Pifhecia leucocephala) et le Tamarin (Hapale Midas) sont deux espèces moins fréquentes, tandis que le Sapajou (ChArisobryx scturea) est très commun.
Les chauves-souris et les vampires sont très répandus.
Les carnivores. sont peu dangereux, ce sont : le mamie snoncaltie Chat-tigre (Felis pardals), le Kougouar ou tigre rouge (Fels concolor) et le Maracaia (Felis jaguarundi).
Le chien sauvage (Procyon cancrivorus) et le Manicou ou rat à poche qui ne s’attaquent qu'aux oiseaux.
Les -ronseursmSontrassez nombreux :LOnmUtrourTeMCOomIMEe ANPELNprES partout, le rat et la souris domestique; comme espèces indigènes il y a le Paca et l’Agouti (Coelogenys paca et Chloromys agouti).
Le porc-épic (Hystrix prehensilis) ne manque pas non plus.
Aux embouchures des rivières, on rencontre un animal appelé : vache de mer (7richeus manalus), et le cochon d’eau (ydrochoerus Capybara), et enfin la loutre (Luira brasiliensis).
Il existe un tapir ou Maipouri de la grosseur d’un petit cheval.
Les Pecaris ou Pingos errent en grandes bandes dans les forêts.
En fait de ruminants, la colonie possède quelques espèces de cerfs, comme le Cervus mexicanus.
Quant aux oiseaux, ils sont fort nombreux et leur plumage est magnifique; en revanche, il y en a fort peu dont le chant soit agréable.
On compte trois espèces de colibris. Nommons, en passant, les rougesgorges, les’ gobe-mouches, les becs-figues, les gros-becs et les oiseauxmoqueurs. Ces derniers se construisent des nids en forme de poche qu'ils suspendent aux branches les plus élevées des arbres, et vivent dans une sorte d'intimité avec deux ou trois espèces de guêpes nommées Marabonses. Celles-ci attaquent quiconque ose toucher au nid de l’oiseau-moqueur.
Nous trouvons ensuite : le Kami-Kami, le Grikibi, l’Aigle à bonnet (Falco destructor), l'Oiseau tigre {Ardea tigrina) et le Cathartes atratus,
appelé oiseau-puant, non pas à cause d'une mauvaise odeur qui lui soit
propre, mais parce qu'il enlève toutes les immondices qui se trouvent dans le voisinage des villages en les faisant disparaître dans son estomac.
Les principaux oiseaux qu’on chasse sont : le perroquet, le hoco, la tar Mehbaaeoi le canardmsauvase Mara et le toucan.
Dans les rivières, on trouve un certain nombre de poissons qui sont recherchés par les nègres; tels sont : le Noja (Auchenopterus maculosus), le Batakai (Macrodon trahira), le Coumarou (Myletes oligacanthus), l'Aymara (Macrodon aimara), le Pirai (Serrosalmo piraia) qui, à cause de ses fortes mchoies acte Sturnomme le requin désrvières etle Comatar ce dernier Hoi Ciiuencauser de sa bouche enorme de Sncoir.
La Gymnote électrique se trouve aussi à Suriname.
Les tortues de mer et de terre pèsent jusqu'à 150 kilogrammes. Les CmelesporentEounentueix centres etatieimnent one loueur detdenx mètres es crabes se comptent par milliers sur lestbords te trimeree aus lesquelles se trouvent aussi de nombreux caïmans dont une variété porte le nom de caimans à lunettes. Le Leguan (Zguana delicatissima) est moins connu; sa chair ressemble à celle du poulet et ses œufs sont excellents à manger. Comme derniers représentants des sauriens nous trouvons encore la Paca cnmlatlece ans
De trous les serpents de Snmmame 1nyen, a à peme and pour ent qui soient venimeux.
Le Capassi (Trigonocephalus rhombeatus) est le plus dangereux.
On rencontre des bois d'une loneuemr detre metres Commente bo Murina cou constrictor, le boa Anani ou serpent-idole, le boa Cenchris ou SCHPenRberroder…
a colonie possede éncote le Seipenta sonnette \Cromsmo eus le serpent Corail, le serpent Ouroucou et plusieurs variétés de serpents aquatiques. Les grenouilles monstres ainsi que les grands crapauds sont fort connus.
Les Guyanes, qui possèdent les plus beaux papillons, sont, en revanche, infestées par les fourmis, les termites, les moustiques, les guêpes, les blattes, les cloportes, les scorpions et les araignées. Parmi celles-ci, la plus hideuse est certainement la grande Araignée des bois (Mygale avicularia) dont l'abdomen atteint la grosseur d'un œuïrde poule et qui, fait la chassetaux petits oiseaux; heureusement qu'on la trouve rarement dans les maisons dur, cu reste donnent asile à beaucoup d’autres espèces, en particulier à l'Araignée sauteuse.
Les mille-pieds (Scolopendra morsitans) n'ont que vingt et une paires de pieds. |
Les moustiques, dont on compte trois espèces différentes, portent à Suriname le nom de Mampir. Comme insectes on rencontre encore : les vers Macaques (Stercus homini), les Chiques (Pulex penetrans), les Mouches à drague, les Remouleurs (Cicada tibicen), les Cancrelats (Blaïia americanda) et les fourmis ailées, pour ne pas parler des puces et autres parasites.
[1 faut ranger dans la même catégorie des insectes : l’Abeïlle, les Mantiens (le Mantis religiosa, par exemple, qui ressemble à une feuille), le Scarabée Porte-lanterne, la Mouche luisante et autres scarabées de la plus grande
beauté.
- La population de la colonie de Suriname est composée de divers éléments
dont voici l'énumération :
1° Les Indiens ou Peaux-Rouges;
ses Negres des bots:
3° Les Nègres sédentaires, anciens esclaves, libérés depuis 1863; PestEuropeens (Hotte de commence "manne 2ÆPrMSom, ete:
5° Les immigrants de différentes nationalités.
Le tableau n° 1 donne la répartition de la population entre ces différents
groupes.
Tableau n° 1. POPULATION DE SURINAME AU I JANVIER 1883 Européens (non compris marine et garnison) . . . 676 Nanmentontedévommence.. Nu 0 150 (CHAR ISOI PRE D RE 0 356 A Eee s2 D de 0 OR CORTE 447 20e ( 27.208 hommes.
INGones Sédentalnes Lit UN 4S + 196 HE | 26.585 femmes. INCÈreS és. POIs à" D SO 10.000 | PARMONSE & 92 57 4 RTE tal Ets RSR TEEN 800
Torar GÉNÉRAL, . . .: 64.653 soit 0,54 hab. par kil, carré.
On voit par le tableau précédent que la densité de la population est très faible même par rapport aux États les moins peuplés de l'Amérique : la République argentine a 1,0 habitant par kilomètre carré et le Brésil 1,4; afin de fixer les idées, nous rappellerons que la République de Salvador en a 30 et la France 71. Mais pour Suriname on ne doit pas oublier qu'il n'y a qu'un quart à peine de la Colonie qui soit habité.
Un phénomène démographique important se produit dans la colonie depuis 1879 61le nombre des naissances surpasserceluindesdéces De 655,2 1878, sauf quelques années. telles’ que 16506, r858 et 1868, c'était le résultat contraire qui se présentait. Nous ne savons pas trop à quoi attribuer ce. changement.
Les tableaux ci-après donnent le nombre des décès et des naissances de 164002, ete répartition dés naissances et dés décès par Sec len 1602
Disons préalablement qu'en 1882, il y a eu 89 mariages, et que 18 de ces
unions ont eu pour résultat de légitimer 50 enfants.
Tableau n 2. NAISSANCES ET DÉCES DANS LA COLONIE
DANONE AL Or 2
NOMBRE NOMERE | TC | PRGES NOMBRE | NOMBRE | EXCES | EXCÈS ANNÉES . des Pire, .. ANNÉES “ . deu in PR Sn PL | 1695 1435 2070 D CA 1809 1780 2082 10,90 | 1856 1792 1095 2 DOTE OO 2409 20,72 | 18357 1676 22e 26,61 HO 1034 : 1997 8,88 | 1930 1704 1094 SON O2 1708 : 2089 22,30 | 1859 1648 1948 18,20 1873 O7 2433 37,09 1800 1687 1802 6,81 1074 | 1548 PA Tr ON | 1091 1001 SO 26,93 1079 1059 2193 32,10 | 1862 DO Le) 9,00 1870 1823 1893 00 | 1803 1497 F5 HO) DST 1001 DA 32,04, | 1804 1040206242 GR-24 | 1878 156$ 1059 6,14 | 1605 1624 2004 20,04 1879 1779 te 92,40 | 1866 | 1648 | 2626 | 50,34 1880 | 1849 1614 14,56 | 1807 | 2080 3248 32,48 ISSI 1685 92 2,90 | 1808 1829 1820 0,48 || 1882 1810 1621 | 5:49
SURINAME.
Le graphique suivant fait ressortir plus clairement les résultats exprimes
dans le tableau n° 2.
Graphique n°
Ce] o © (e) o o © © © o © (e} (e] 2 2 2 2 RE 5 © © 8 D RC CN CS UC CRC SC 0 E- JA FA € a + © Œ 00 Eu NO An + CAT H (ol CHSNCE 5 2 Ÿ : : . n L . . . L2 + . . . LC] LC] = = RS Da mn m (Le) en (a La. [a] (al [a (a) (a) [a] (all La [a La] Lo) a [ ! , f à Û l ; ï . ' ï ' EE A NU CS CR RU OR t ONE ie VOD ANS OA ; É i 1 k ' 1 . i ' ! E Ê ! { ARR EME 7 Le a eu dé de: CSS ON ON D EL 0 D À ME Div or ao Po A à 0) SO NN | CE NUS ON A PT RE COUR RAT 07 ee:
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1 ' 5 ; ' ' ù ï ' ' 1 Ù l : \ + s= à pi 2 LU ee Pt D CAE Û | ( ï ; ' É 0 [ L ; ' [ !
1 à ; 1 , ) | | ï DROLE Are | Da I OR A PS Ce de Due See OS es Er ES E: : ! (] (l ' , ‘ \ RS A 0 0e | 2 DT D ME Me ON PATES LA se i ' ' Û ' 1 ! ' à : , . \ ' a FRET Re à t (l [l 1 ' ’ 1 PART Que se ne pe L A ele f eue on con nr ee E : à 1 1 } ' : | ' Û t ' | \ l ' { ' ù | ! è ! 1 Û ! ù L ' ! ' : L ' !
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RP RE RCE EEE CE \ NON CU D de CE TONER RS RE ONE ee 0 7 or y 1 ; ' l à Q Ï [ i 1 ! 1 ' ' 1 { ! \ U ; ' ! ' ' 0 f ! ' 1 ! 0 0 me ne PAU ne RU OR tele ends ES SEP OS Fe ur AU ail roe x 1 x = À n 1 q ï l t ‘ ! i ; ' : 4 ! ! ! : û 1 É 1 l ' Q i ' : ‘ ; L H 1 É é ' ' ' ù ! 1 f ; 1 1 x ! ; 1 H ! 1 ! Û ï ' ; 1 ' 0 L] l ! 1 ! ' ; Q t ‘ : 1 2128 Ji. ne ie Do Ne me Le à 1 1 1 0 USE SE June che ques poemes Pons 1 ST RS ' Û . J ; \ e ! Re DO UT LIEU 3 ' ' ' 1 4 ñ 4 ! 5 ! 1 t 1 t t i [l 1 , ‘ 1 ! ! Û ! Û ; ' ' ' Û ; ; è ; [l ' H ' Ë ÿ ' ! ' ' | Let: MON aau DEN APE A EU AURA PEN CAES PR 2 Tee re D TO COUT Re Cl mer el El | : t 1 1 \ ' ' L U ! ' L i ll ñ [ t 1 1 a f n , n ' ' ‘ ' ' F ' 1 H 3 ï ! 1 à } 1 U fl 0 ! ' ‘ 0 0 : ; E - TE PT A ne Lite ace 0 RE AE En Ru GUE F SO RS RE A po Z ù 0 Û Ë ; ï i 1 } ï À ! n ! ! ù 1 k È + j ' ï ï ’ i fl ee Z ' : 1 1 h M JR. Rera SR EE < ÉD Ne: RELIR CE MUR SE ES 1 H 0 Û : ' ‘ ' ' ' 1 , i ' ' :
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