CHAPITRE PREMIER
actuelle, et montrerai ensuite ceux que l’on a découverts chez nous, appartenant à nos habitants primitifs.
1° Hameçon en test de coquillage (Pl.'ll, fig. 26). Vient d’Otahiti; conservé au British Muséum.
2° Hameçon en bois, avec une pointe en os (PI. Il, fig. 27).* Vient des lies Kouriles.
On comprendra sans peine que, dans les pays situés sous des zones froides, et n’ayant pas de coquillages assez épais ni assez durs pour être travaillés en hameçons, ces derniers doivent être confectionnés avec d’autres matières, du bois, des os ou de la pierre. Aussi trouve-t-on des hameçons en os dans des tombes d’Esquimaux au Groenland^ et en Laponie on avait encore, de mémoire d’homme, la coutume de pêcher la perche au moyen d’hameçons faits de bois de genévrier {lehm). Il nous est déjà permis de conclure de ce fait que, dans leur ignorance de l’usage des métaux , les habitants primitifs de la Scandinavie doivent avoir confectionné leurs hameçons de matières dures qu’ils avaient sous la main ; mais l’on comprendra aussi que ceux qui ont été faits en bois doivent être pourris depuis longtemps; par contre, ceux faits en silex , pierre que le sauvage travaillait de main de maître, ont pu résister à l’action du temps dans les marais tourbeux ou dans les eaux. La circonstance que la plupart des hameçons étaient probablement de bois avec une pointe en os ou en pierre, explique parfaitement la cause de l’extrême rareté de ces objets parmi les antiquités des temps primitifs que nous possédons. Toutefois, ces dernières années, depuis que