‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 49 sur 156 · COINS A MANCHE · texte numérisé non relu

COINS A MANCHE

le glaive de Tibère (en allemand, in-4% avec figures coloriées), une Amazone tenant une hache semblable. Aussi cette -hache est-elle partout désignée sous le nom de hache d" Amazone. Xénophon en fait mention dans sa lletraite des Dix mille (livre IV, 4), et Horace parle de V A mazonia securis dans son Carmen (livre IV, 4, vers 20) (1).

§ 4. Coins à manche iy\. IX, fig. 183, 184).

T^pe généralement de grandes dimensions, épais, earré, fait d’une roche pesante. L’une des extrémités est taillée en coin, l’autre forme un dos rond et convexe, ou carré et plat. La douille ou trou d’emmanchure se trouve beaucoup plus près du dos que de l’extrémité taillée en coin.

' ün a nommé ces outils haches de jet, et on les a

{{) Ce type se prc.sente en Suède, durant la période de la pierre, tant tle grandeur naturelle, de pierre, (]ue sous la forme de petites parures traiiiliro, à i’iisage des femmes. (Fig. 17a, pl. VIH, grandeur naturelle.) Dans une sépulture il galerie h Synnerâl Lookegârd en Vestrogothie, on a trouvé une hachette de ce genre parmi d’autres parures trambre (yo'ir Juiirual d’airhéologie suèdtnse [Antiqvarisk Fidskrift fw Sveritjc) I, p. 271,7 : 0); une autre, U’ouvée avec diirrs bijoux de femme, en ambre, h Asagraf (Scauie), est décrite dans le neuvième cahier (p. 332, tal>. I, hg. 14] du journal suédois Iduna, l..e même type d*ambre servoiit, peBilant la périoile de la pierre, de panme aux femmes du Nord, se retrouve d’or chez les femmes gifcques, ce qui me parait être un fait ethnologique très-remarquable. Dans la comédie de Piaule, itt/dcMS [le Attufmje), acte IV, scène 4, vers 112-116, il est dit (]ue la jeune tille Palaestra, d’Atlièiies, avait, parmi les parures reçues de ses parents dans son enfance, une hachette d’or du même type en miniature (.secunCT/fa anceps, Plaut.), sur laquelle était gravé le nom de mère. Il ne sera pas facile d’expliquer la raison de cette conformité, et ce fait me parait mériter l’attention des ethnographes.

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CHAPITHE PHEMIEIt.

considérés comme ayant été lancés sur l’ennemi, en cherchant à appuyer cette" opinion sur diverses données. Ainsi l’on a dit que le marleaii de Thor, le Mjolncr, était lancé de la sorte ; mais on a oublié de se rappeler que le Mjolner avait la propriété de retourner de lui-même à celui qui s’eu servait. Ou a cherché aussi à s’étayer sur un passage de l’histoire de Guillaume le Conquérant par Guillaume de Poitiers, où il est dit : Jactant Ani//i empides et diversorum genemm teln, sipvissirna.sque serures et litjnis imposita .laxa. Or l’on devrait se rappeler que le \erhe Jactare ne signifie pas toujours Jeter ou lanrer an hasard, mais souvent brandir de tous côtés, par exemple : jactare cœstus, brandir la massue ] Jactare brachia, jeter les bras de côté et d’autre. Ainsi Virgile a dit dans VÉnéideÇV, 376) :

Altemaque jactat

Brarhin protemleiis et verl>erat ictü)U$ auras.

Ces instruments de pierre n’ont jamais pu être employés avec un long manche comme les haches ordinaires, car ils sont trop lourds, trop massifs, et le trou d’emmanchüre est trop étroit. Le manche qui s’adaptait à ce trou était nécessairement trop grêle pour que l’on pût brandir par son moyen une hache si pesante, soit comme arme de guerre, ou, dans l’économie domestique, comme hache à feudre le bois, etc. Sa fonction la plus probable, selon moi, a été de servir de coin. On la tenait de la main gauche par un manche très-court, tandis que de la droite on frappait

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