QUATRIÈME SECTION
Antiquités en pierre dont t usage ne peut être déterminé avec certitude.
1" Massue ou Casse-tête (PI. IX, fig. 189).
Cet instrument perforé à l’effet d’y adapter un manche, est divisé en quatre branches pointues à directions opposées. H a été découvert dans le Bohuslân et se trouve actuellement au Musée des antiquités de l’Université deLund. Je l'ai pris d’abord pour une ancre, mais il est plus probable qu’il a servi de massue. Je ne donne pas toutefois cela pour certain..
Un objet presque semblable, orné de diverses lignes en zigzag, est reproduit et décrit, par le peintre G. BrusevUz dans son bel ouvrage : Souvenirs historiçuesdef Elfsyssel(Elfsyssels historiska minnen). Trouvé comme le précédent dans le Bohuslân et conservé au Musée de Gothembourg, il me parait aussi avoir été une massue. Toutefois je n’ai pas encore rencontré ce type parmi les armes des sauvages actuels.
2“ Éclats de silex (PI. II, fig. 24).
Ils sont longs, minces, parfois légèrement recourbés en dedans vers le bas, munis de deux tranchants très-aigus, plats à l’intérieur, se distinguant à l’extérieur par une arête ou carène médiane simple ou double. Ils ont évidemment été produits par la perctKsion et détachés d’un seul coup frappé avec une
CHAPIXHE pkemiek.
pierre dure sur l’extrémité supérieure d’un rognon de silex que l’on retrouve assez souvent. La figure 23 de la planche II représente un de ces rognons dont on a enlevé des éclats. Il est facile de comprendre que l’on trouve à peine deux de ces éclats ayant entre eux une parfaite ressemblance. Ils sont parfois d’une longueur considérable. Ce sont les ustensiles de silex les plus vieux et les plus simples que l’on connaisse. On croit qu’ils ont servi de couteaux. Ils ont souvent été transformés en d’autres instruments. La tète de flèche, planche 111, figure 38, est un de ces éclats de silex auquel un a simplement fait une soie. Il en est de même pour la figure 39. flèches à tranchant transversal, planche II, ligures 36, 37, sont faites de ces éclats brisés par le traversrf'tdont les fragments ont été retaillés sur les bords.
3° Grattoir IŸ\. IX, fig. 188).
Cet instrument de silex affecte des formes diverses. Toutefois l’une de ses extrémités est toujours arrondie par une retaille transversale, l’autre est allongée et forme parfois un petit manche ; d’un côté il est subconvexe, l’autre, contre lequel oblique le tranchant, est subconcave ; c’est un éclat de pierre séparé du rognon d’un seul coup. Ces pierres sont en usage chez les Groënlandais et chez d’autres peuples, qui s’en servent en guise de grattoirs pour enlever les poils des peaux qui doivent être apprêtées, et qui ont été préalablement immergées dans un liquide quelconque, afin de faciliter l’opération du grattage.
Le Musée de Copenhague possède un grattoir de ce genre venant de l’extrême nord de l’Amérique. Il est