CHAPITRE PREMIER
M. Jensen, qui a ouvert la chambre sépulcrale dans laquelle les deux derniers stylets furent trouvés , au milieu d’une foule de squelettes humains et de différents objets de pierre , etc., partage avec M.M. Boye (Annales ({archéologie du Nord, 1802, ch. IV, p. 6) et Hildebrand (/. c., p. 8, note) l'opinion que la chambre sépulcrale en question était trop étroite pour une telle quantité de corps. Ces savants pensent donc que les squelettes n’y ont été introduits qu’après que les chairs eurent été entièrement séparées des os. Ils paraissent par conséquent n’avoir pas réfléchi au fait que les corps n’y avaient pas tous été déposés à la fois, mais successivement, et peut-être, en règle générale, à dix ou vingt ans d’intervalle , temps pendant lequel le corps précédent s’était déjà décomposé ne laissant que ses os.
En outre, l’on ne peut guère admettre que la coutume de placer des ustensiles ou des objets de parure (figures 261 , 262, incisives perforées d’ours et de loup ; voir § 5, p. 111) se soit pratiquée pouf de simples squelettes. «
Les figures 266, 268 ont été décrites précédemment. Je les reproduis ici seulement pour montrer la différence des formes.
La figure 269 représente un fragment de hache polie, puis retaillée en ciseau d’une façon très-grossière. On comprendra sans peine que des pièces de ce genre mettent le classificateur des antiquités de silex dans un grand embarras : placera-t-il lesdites pièces parmi les silex polis ou les silex seulement taillés.
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