Les scarabées « ArÂ:sos
tigure la Haute Egvpte ('). Sur les bas-reliefs des monuments egyiitiens, la différence des tiges et des corolles est touiours nettement mari]uëe. Les deux touffes sont symétriques: trois tiges liées à la base, l'une se recourbe vers le centre, une autre monte tout droit, celle du milieu s'allonge pour faire un nœud au montant du scm et retomber en dehors, fleur contre fleur, avec la troisième tige. C'est le symbole de l'union des deux E^gyptes
Ce motif est sculpté en un bas-relief d'une grande perfection de détails sur le siège des deux célèbres statues en diorite de Chéphren, au musée du Caire. S'il nous était resté des statues ro3aIes assises plus anciennes, nous r\' verrions sûrement. Il est reproduit avec persévérance sur les deux côtés des sièges ro}-aux du Mo}'en Empire et du Nouvel Empire.
On peut le voir dans tous les musées ég3'ptiens avec des additions et des variantes. Les belles statues de Sésostris I au Caire en offrent de magnifiques spécimens (-). Ici l'emblème est animé.
Horus, dieu de la Haute Egypte, tient le liseron, et Set, dieu de la Basse Egypte, le papyrus. Ces deux anciens adversaires ont fait un double nœud autour de la "haste du hiéroglyphe .f(?w < réunir », et, appuyan un pied sur la base, ils tirent fortement. Sans figure, ils resserrent les liens de l'union politique des deux pays. C'est la réconciliation dans la paix H-
Le troisième scarabée que nous reproduisons (fig. 14t) est purement décoratif, un losange bouclé avec encadrement à volutes.