‹ Les hébreux en EgypteChapitre 16 sur 149 · Histoire de Sinouhil · texte numérisé non relu

Histoire de Sinouhil

12 me dit: Sois le bienvenu!

Tu entendras la langue d'Egypte.

Î0 dit cela, connaissant ma qualité, ayant appris ma noblesse.

Avatent lémoigné de mot les gens d'Egypte qui étaient là avec lur.

Ce chef lui donne sa fille en mariage et l’établit dans une de ses provinces.

Ce. pays est bon, Aia est son nom.

Îl y à des figues et des fèves, abondants sont ses vins plus que l’eau, en grande quantité est son miel, multipliées sont ses huiles, toutes sortes de fruits sur ses arbres.

12 y a de l'orge et de l'épeautre, ul n'est pas de limite à ses troupeaux.

Et l’auteur continue la description des richesses de ce pays, une vraie Terre Promise, assurément, « où coule le lait et le miel ». Produits du sol, arbres fruitiers, troupeaux, chasse, telles sont les principales sources de prospérité.

Du pain m'élait fait chaque jour, des vins pour l'usage quotidien, de la viande préparée, de la volaille rôtre, sans parler du gibier du désert.

Quant à la vie politique et sociale, c'est le régime des tribus mi-nomades, mi-sédentaires. Sinouhit devient un grand chef, une sorte de patriarche. Il a de nombreux enfants qui sont tous très forts et deviennent des chefs de tribu. C'est déjà quelque chose comme Jacob et ses enfants.

36, 20). Sans rien préjuger de cette question de géographie palestinienne, je conserve la graphie conventionnelle Retenou. D’un autre côté, R. Eisler pense avoir trouvé ce mot dans le terme géographique Ouadi umm Redenneh, une vallée au Sinaï, et il en fait le nom d’une tribu et d’une région de la péninsule (la partie haute). Il affirme que les gens de Retenou ne sont autres que les ‘Pardnvoi nommés dans PTOLÉMÉE (5, 17, 3, Müller, II, 993) à côté des Saraceni, comme habitant au Sinaï. Die Kenitischen Weihinschriften der Hyksoszeit, 1919, p. 136-139. C’est possible. Il faut cependant remarquer que le pays décrit par Sinouhit, avec vignes et toutes sortes d’arbres fruitiers ne peut être les hautes montagnes du Sinaï. Il est vrai qu’allant de contrée en contrée et de tribu en tribu, le héros a pu voir toutes les variétés de climat.

Le même auteur met également au Sinaï ÆXepen, dont il est question dans la note précédente (Ibid. p. 138), ainsi que le pays de Aia qui fut donné à Sinouhit (139). D’après lui, ce ne serait pas Gebal (Biblos), mais Gebal (ar. ÿibal), contrée montagneuse du Sinaï. C’est tout à fait admissible. L’objection précédente serait ainsi sans fondement.

20 I], Pénétration astatique en Egypte

Ces tribus sont parfois en guerre entre elles. On décrit un combat sin gulier entre Sinouhit et un géant d’une tribu voisine. Et ce combat pré sente une analogie remarquable avec celui qui eut lieu entre David et Goliath : | R

V’zen! un drave de Retenou, 2l me provoque dans mon camp, c'est un géant, il n'a pas son semblable, il avait dompté Retenou en enter.

Î{ avait dit qu'il combattrail avec moi, il avait pensé qu'il me frapperait, il avait projeté de razzier mes troupeaux.

Il accepte le défi et prépare ses armes:

Au lever du jour, Relenou arrive.

Elle avail rassemblé ses vassaux, ele avait réuni ses clans des deux côtes, elle avait médilé ce combat. Tout cœur brüle pour moi, femmes, hommes sont à crier (°), fout cœur compatit sur mor, ls disent: est-1l un autre brave pour te combattre?

Il prend ses armes et le combat commence:

Je laisse passer sur moi ses flèches, deux fois, ét c'est en vain, l'une pénètre dans l'autre.

ÎU fonce sur mor, je le frappe d'une fèche, mon arme lui reste à la nuque, 2l pousse un cri et tombe sur son nez.

Je l’achève avec son poignard, Je pousse mon crt de victoire Sur Son dos, ous les Astatiques poussent des cris, je rends grâces à Monthou (?).

Ses anus se lamentent sur lus.

Le prince Aminenshi veut que je l'embrasse.

Je me saisis de ses richesses, je m'empare de Ses troupeaux, ce qu'il avait médité de faire contre moi, je le fs à lut-même, Je pris possession de Son camp.

(t) Qu’on remarque que les femmes sont nommées avant les hommes. C'était la politesse égyptienne.

@) Monthou, dieu de la guerre.

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