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Fig. 11. Une caravane asiatique reçue par un fonctionnaire égyptien.
Bas- relief du tombeau d’Horemheb à Thèbes. Les Asiatiques se prosternent devant le chef égyptien ; les femmes debout attendent (Musée de Leyde). (D'après BREASTED, Æisf, d'Eg., fig. 147).
| C’est donc une caravane semblable à celle d'Absha et venue en Egypte pour le même but, y trouver les moyens d'existence. Elle nous intéresse- - rait peu, puisqu'elle paraît sur un monument de la fin de la XVIII dynastie, alors que les Hébreux étaient peut-être déjà sortis de l'Egypte. Elle mérite quand même attention à cause de l'inscription qui accompagne le tableau. Celle-ci est malheureusement très mutilée. C’est le texte du décret royal autorisant ces Asiatiques à s'établir en Egypte: Des Bédouins, d'autres sont venus en leurs places. dévastant leurs villes, mettant le feu. (ont recours) à Sa Majesté, le Grand de puissance qui envoie son glaive puissant
(1) La pierre contenant ce tableau a été transportée au musée de Leyde. BREASTED,
Geschichte Aegyptens, p. 312, fig. 147. Texte de l'inscription dans BERGMANN, Ansiedlung semilischer Nomaden in Aegypten, (Zeitschrift für ägyptische Sprache, 27, 1889, p. 125). 4 Un autre bas-relief du même tomheau où Horemheb recoit l'investiture du collier montre d’autres Asiatiques. Mais ceux-ci sont prisonniers, ils ont les mains liées, et sont menés par des cordes pour être donnés, sans doute, comme esclaves à Horemheb (ibid. fig. 148).
34 II, Pénétration asiatique en Egypte
en avant. (disent que) leurs contrées sont dans la disette, qu’ils vivent comme des animaux du désert, et que leurs enfants. (Le roi ordonné) disant: un certain nombre de PBédouins, ne sachant pas comment vivre, sont venus Sur. (le pays) de Pharaon, conformément à l'usage des pères de vos pères depuis la première fois. Pharaon remet cela entre vos mains pour garder leurs frontières. :
Fig. 12. Horemheb décoré du collier.
Scène du même tombeau montrant des prisonniers asiatiques. (Musée de Leyde). (D'après BREASTED, Âisé, d’ÆEg., fig. 148).
Ces dernières paroles découvrent un passé lointain. C'était donc un usage ancien d'être hospitalier pour les pauvres Orientaux chassés de leurs montagnes par la famine. La famille Absha avait bénéficié de cet
usage, et puis celle de Jacob.