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Aujourd'hui, les opinions sont moins partagées et les trois. espèces d'Hématozoaires, d’abord différenciées par Goucr, admises ensuite par (Grass, Kocu, Ross, Tnayer, sont reconnues par la plupart des savants. A côté des parasites de la fièvre quarte et de la fièvre tierce, qui forment deux espèces distinctes, il en existe une troisième, appartenant à un genre spécial, commune à toutes les variétés de fièvres irrégulières. Ce parasite est caractérisé par la variabilité de son évolution, On ne trouve guère maintenant qu'en France des partisans de l’unité spécifique du parasite. Dans son rapport sur l’Hématozoaire du paludisme, au XIIT° congrès international de médecine, Lavera reconnait pourtant deux variétés : 1° Hæœmamæba malariæ, var. parva.
20 Hæmamæba malariæ, var. magna.
Il ajoute qu’on a constaté le passage d’une variété à l’autre. Il ne peut donc s’agir d'espèces différentes.
PLACE DES HÉMATOZOAIRES DU PALUDISME DANS LA CLASSIFICATION ; LEURS RAPPORTS AVEC LES PARASITES ENDOGLOBULAIRES DU SANG DES AUTRES VERTÉBRÉS
Lavera avait d’abord donné au parasite le nom d’Oscillaria malariæ, mais, ce nom existant déjà pour désigner un organisme appartenant au règne végétal, il fut changé en 1885 par Marcurarava et Cerrt pour celui de P/asmodium malariæ. Bien d’autres noms furent proposés depuis cette époque, mais le plus employé est celui d’/æmamaæba malariæ, donné par Grassr et Fecerrr, en 1890, au parasite de la fièvre quarte. Toutefois, d’après les règles de la nomenclature adoptées au Congrès international de zoologie de Moscou, il doit être remplacé par celui de P/asmodium malarie qui est plus ancien. Pour la même raison, le nom de Laverania, donné également par Grassi et Fecerr pour désigner le
M. Neveu-LEMAIRE 3
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. parasite de certaines fièvres irrégulières, doit être donné de préférence à celui d’Jæmomenas, genre établi plus tard pour désigner la même forme.
Tantôt on a rangé le ?/asmodium parmi les Rhizopodes, tantôt on en a fait une classe à part; aujourd’hui, tout le monde est d'accord avec Mersaxixov pour le placer parmi les Protozoaires, dans la classe des Sporozoaires, à côté des Coccidies et des Grégarines et dans l’ordre des Hémosporidies, avec les parasites du sang des autres Vertébrés.
Ces parasites se rapprochent tellement des Hématozoaires du paludisme que plusieurs auteurs ont d’abord pensé qu’il s'agissait d’un seul et même organisme. Au début de ses recherches, DaniLevskY était persuadé que les Hématozoaires des Oiseaux et celui du paludisme étaient une même espèce polymorphe, dont la forme variait suivant le milieu dans lequel elle vivait. Il abandonna plus tard cette opinion, à la suite de nombreuses expériences, qui démontrèrent que le parasite de l'Homme était incapable de vivre dans le sang des Oiseaux et que celui des Oiseaux ne produisait généralement chez ces animaux aucune affection comparable au paludisme. Maintenant tous les auteurs admettent qu'il s’agit d'espèces, et même de genres différents, ayant leurs hôtes spéciaux et la plupart pensent qu'un même hôte, l'Homme par exemple,peut héberger plusieurs espèces différentes. Ces organismes ont été étudiés chez la Grenouille par Gaue en 1880, Ray Lankesrer en 1882, puis par WazrersreN, KRüsE, DanirevskY, CaaLakanixov et A. Laggé, plus récemment encore par Mersanxov et GagrirsHevsky ; chez la Tortue des marais, Emys lutaria,par Danicevsky ; chez certains Lézards, Lacerta viridis et Lacerta agilis par Danirevsky, CHaLakanikov et Lassé, Enfin Buzer a trouvé au Tonkin des parasites endoglobulaires chez quelques Ophydiens, Python reticulatus L., Bungarus fasciatus Schneider et Tropidonotus stolatus L.,
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Mais ce sont les Hématozoaires des Oiseaux qui ont fait l’objet des plus importants travaux. Danitevsky décrivit ceux de la Pie, du Geai et du Hibou. Il trouva mème chez le Hibou, surtout dans la, moelle des os, des parasites des globules blancs qu’il appela Leucocytosoaires. Grass et Fecrrn découvrirent des parasites endoglobulaires chez les Pigeons et les Moineaux de la Sicile (Ææmamæba relicta, H. subpræcox, IT. subimmaculata). Laveran les retrouva dans le sang de l’Alouette, du Pinson, du Verdier (CAloris hortensis) et du Geai. Caanremesse et Wipar en observèrent également chez le Geai, et Krüse chez le Corbeau et la Corneille.
Nous verrons plus loin commentRoss, par ses expériences sur les Hématozoaires des Oiseaux, a été Le précurseur des découvertes récentes sur les Hématozoaires du paludisme.
Voici les principales classifications qui furent d’abord données de ces organismes :
Grassr et Fecerri avaient divisé, dès 1890, les parasites du sang en deux groupes : S'arcodina, renfermant toutes Îles formes amiboïdes, et Sporozoa, renfermant les différentes espèces du genre Drepanidium.
Ils subdivisaient le premier groupe en deux genres :
L° Laverania : 20 Hæmamæba :
L. ranarum. . relicta L. Danilevskyt (Oiseaux). Æ. subpræcox (Oiseaux). L. malariæ (Homme). 1. subimmaculala
H. malariæ (fièvre quarte) H. vivax (fièvre tierce) (fièvre I. præcox estivo- I. immaculata) aulomnale).
(Homme).
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