CHAPITRE II
Evolution des Hématozoaires du paludisme
IL y a deux modes de reproduction :
lo La reproduction asexuée ou par spores, dans le sang de l'Homme, c’est le mode endogène, appelé encore schizogonte et monogonte.
2° La reproduction sexuée, qui se fait hors du corps de l'Homme, dans le tube digestif de certains Moustiques, c’est le mode exogène, appelé encore sporogontie et amphigonie.
SCHIZOGONIE
Nous avons déjà, en décrivant les Hématozoaires, indiqué comment, dans chaque espèce, se produisait la sporulation. Examinons maintenant d’une façon plus précise la manière dont s’accomplit cet acte, sans revenir sur les particularités qui caractérisent les différentes espèces.
Quand le schizonte (mononte ou sporocyte) entre en schizogonie, son noyau se divise en un certain nombre de noyaux plus petits quise portent à lapériphérie. Chaque noyau fille renferme quelques nucléoles et est entouré d’une masse cytoplasmique dont il occupe le centre. Le protoplasma se divise au moyen d’incisures et forme les mérozoïtes appelés aussi spores ou sporozoiles et disposés à la surface d’un amas résiduel inutilisé. Pendant ce temps, le pigment, qui était disséminé dans le schizonte, s’est aimassé au centre. A ce moment, chaque mérozoïte a tout à fait l’aspect d’une for-
TD me jeune, il comprend une zone bleue à la périphérie et une zone pâle au centre avec la substance chromatique à son intérieur. Les mérozoïtes sortent alors du globule qui éclate et se répandent dans le plasma sanguin ainsi que la masse pigmentaire accumulée au centre. Ils s’accolent aux globules rouges, pénètrent à leur intérieur, se chargent de pigment et ne tardent pas à arriver à l’état de schizontes adultes. La
schizogonie se reproduit ainsi un grand nombre de fois (PI. IT, À à K).
SPOROGONIE
10 Technique; examen des Moustiques. — Ce second mode de reproduction n’a plus lieu dans le sang de l'Homme, mais dans le corps d’un hôte intermédiaire, l’Anopheles(fig. 6). IL faut donc, pour l’étudier, recueillir ces Insectes infectés, ou faire piquer par des Anophelesnon encore contaminés des individus atteints de paludisme. Dans tous les cas, l'examen ne doit porter que sur les Insectes femelles, car les mâles ne piquent pas, la disposition anatomique de leurs pièces buccales ne le leur permettant pas. Nous verrons plus loin comment on les distingue. Les organes des Moustiques qu’on doit disséquer et observer sont d’une part l’estomac, d'autre part les glandes salivaires. Sans entrer dans les détails de l’organisation de ces Insectes, nous rappellerons en quelques mots l’anatomie et la structure du tube digestif.
Fig, 6.— Anopheles claviger femelle, très grossi.
La trompe se compose d’une lèvre inférieure ou labium
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(fig. 12, ©) formant gaîne et renfermant six stylets, deux impairs, la lèvre supérieure ou labrum (fig.12,/) et l’hypopharynx (fig. 12,2) et quatre pairs, les deux mandibules (fig. 12, ma) et les deux mâchoires (fig. 12, max). Latéralement se trouvent deux palpes de la longueur de la trompe:
les palpes maxillaires (fig. 12, p).
La bouche est située à la base de l’hypopharynx ; elle se continue par le pharynx et par l’œsophage, qui constituent l’intestin antéricur.De la partie terminale de l’œsophage part un diverticule ventral et médian, assez volumineux qui est l’estomac suceur. Latéralement se trouvent deux diverticules semblables, mais beaucoup plus petits, ce sont les eslomacs suceurs accessoires. Puis vient l'intestin moyen ou estomac proprement dit, séparé de l’œsophage par une valvule; il se divise luimême en deux parties: l’antérieure très rétrécie, la postérieure dilatée, c’est le ventricule chylifique. Le tube digestif se continue par l’intestin postérieur ou simplement l’intestin qui se termine par une ampoule rectale. A l'intersection du ventricule chylifique et de l'intestin débouchent cinq tubes de Malpighi (fig. 7). Les rapports de ces différents organes avec l’extérieur de
Fig. 7.— Coupe sagittale d’un
Moustique montrant l’anatomie etles rapports du tube digestif (d’après J. Gurart).
1, labre et hypopharynx ; 2, gaîne de la trompe ou labium ; 3, antenne; 4, pharynx; 5, glande salivaire ; 6, muscles thoraciques ; 7, estomacs suceurs accessoires ; 8, estomac suceur; 9, partie rétrécie de l’estomac; 10, estomac chylifique; 11, tubes de Malpighi; 12, intestin et ampoule rectale ; 13, anus: 14,0 AlES 5 15, 16, 17, pattes,
l’Insecte sont les suivants : la limite de l'intestin antérieur et de l’intestin moyen se trouve au niveau de la première paire de pattes; celle de l'intestin moyen et de l'intestin postérieur est située environ au niveau de l'intervalle qui se trouve entre le cinquième et le sixième anneau abdominal et la portion dilatée de l’estomac commence à peu près à la partie terminale du deuxième anneau de l’abdomen (fig. 7). Au point de vue histologique, l'estomac est formé, en allant de l’intérieur à l’extérieur, d’un épithélium et d’une tunique élastique et musculaire, dont les fibres internes sont circulaires, et les fibres externes longitudinales. Entre ces deux couches, se trouve du tissu élastique. La membrane amorphe sous-épithéliale, bien observée chez les autres Insectes, est ici difficile à reconnaitre.
Les glandes salivaires sont relativement bien développées ; elles aboutissent dans la bouche par un canal excréteur impair résultant de la réunion de deux autres qui déversent le produit de sécrétion de trois lobes séparés : un dorsal, un ventral et un intermédiaire. Les deux premiers sont longs et étroits, celui du milieu est environ moitié plus court et deux fois plus large. Ces glandes sont logées dans le thorax, à la partie antérieure; elles ne s'étendent pas au delà du point où naît la première paire des pattes. Les tubes sécréteurs sont formés de cellules glandulaires et d’une membrane basale très mince apparemment amorphe. Dans chaque cellule, on remarque une portion basale ou proximale, une autre distale ; la première est formée d’un protoplasma plus dense et contient le noyau, la seconde est constituée essentiellement par la substance sécrétée. Ces détails anatomiques sont empruntés à Gnasst (40), ainsi que l'exposé de la technique qui va suivre.
Quand on veut examiner un Moustique au point de vue des parasites qu’il renferme, on commence par le tuer avec
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quelques gouttes de chloroforme, dont on imbibe le tampon d’ouate qui ferme le tube où se trouve l’Insecte. Sans attendre qu’il soit mort, quandil est suffisamment anesthésié, on lui enlève les ailes et les pattes et on le place sur une lame de verre. Pour.retirer l'estomac, on se sert de deux aiguilles fines que l’on tient horizontalement. Avec l’une d’elles, on maintient le Moustique en appuyant à l’endroit où se termine le thorax et où commence l’abdomen ; avec l’autre on saisit les deux derniers anneaux de l'abdomen et on tire délicatement. L’estomac se brise au niveau de son union avec l’æsophage et il sort généralement sans difficulté avec l'intestin. On laisse de côté les glandes génitales et les organes annexes qui se présentent souvent en même temps et on examine l’estomac, soit dans la solution physiologique de chlorure de sodium, soit dans la solution de formol composée ainsi :
Formol du commerce. ..:......1.... . 2-grammes.
Pau distiléersre 2. rer A OÙ — soit encore dans la solution suivante que l’on filtre avant de s’en Servir:
Un blanc d'œuf
CMOLUTE de son. 2701 Ne... 1 gr. 50
Eau distillée. ....... EDR AN 200, —
On examine d’abord sous le microscope à un faible grossissement, puis, quand on a trouvé les kystes caractéristiques, on se sert d’un grossissement plus fort ou de lobjectif à immersion. Si l'estomac contient encore du sang, ce qui arrive quand on tue le Moustique peu de temps après qu'il a piqué, on dilacère l’estomac dans la solution physiologique de sel marin; le sang se répand dans le liquide, on recouvre d’une lamelle et on cherche les parasites.
La dissection de l’estomac peut se faire sans le secours de la loupe, mais celle-ci devient indispensable pour la recherche des glandes salivaires.
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Pour celte opération beaucoup plus délicate que la précédente, on tient horizontalement une aiguille et l’on presse sur la partie médiane du thorax ; avec une aiguille semblable, on détache doucement la tête de façon à entraîner avec elle les trois lobes des glandes salivaires. On les examine dans les liquides précédents ; mais il arrive fréquemment que la solution de formol agisse sur le produit de sécrétion des glandes salivaires et le transforme en corpuscules allongés ou enfilaments, que l’on peut facilement confondre avec des sporozoïtes altérés. Pour éviter cette confusion, il est préférable de remplacer la solution de formol précédente par
celle-ci :
Eau distillée..... RE Ne Pan PR 100 grammes.
ROMDOEU COMME. name LS 2 — Chlorure de sodium..... RTE 0 gr.,75
On peut encore se servir simplement de la solution de chlorure de sodium à 0,75 p. 100.
Si l’on veut fixer et colorer les tissus, il faut procéder de Ja manière suivante : après avoir disséqué l’estomac dans la solution physiologique de sel marin, on l’expose pendant une minute aux vapeurs d’acide osmique. On peut le monter immédiatement dans la glycérine ou le colorer préalablement au picro-carmin. On obtient ainsi des préparations que l’on peut conserver assez longtemps; ce procédé m’a donné de bons résultats.
Pour étudier le parasite au point de vue de l’histologie fine, il est nécessaire de faire des coupes. On isole l’estomac dans une solution concentrée de sublimé, à laquelle on ajoute 0,50 p.100 d’une solution de chlorure de sodium et on l’y laisse pendant deux heures. On peut aussi fixer l’Anopieles en entier, après lui avoir enlevé les ailes et les pattes. On verse sur lui la solution habituelle de sublimé acétique bouillante; avant que la solution ne soit refroidie, le corps
du Moustique se brise en deux ou trois morceaux, que l'on inclut dans la paraffine. Cette méthode est la meilleure pour déterminer la position du parasite dans le corps de l’Insecte et surtout pour l'étude des glandes salivaires infestées. Ce procédé permet encore d'étudier le sang à l'intérieur de l’estomac à tous les stades de la digestion.
Que l'animal soit fixé en entier, ou que les organes le soient séparément, on fait l'inclusion dans la paraffine et lon pratique des coupes très fines. On colore ensuite soit à l'hématoxyline ferrique de Hemexaann, soit à l’hémalun.
Les sporozoïtes peuvent encore être colorés par la méthode de Romaxovski. Après que l’estomac a été isolé dans la soluton de chlorure de sodium à 0,75 p.100 on parvient, par une légère pression, à briser la capsule des kystes et à mettre les sporozoïtes en liberté dans le liquide. On recueille alors une goutte de ce liquide sur une lamelle, on sèche, on fixe à l’alcool absolu pendant vingt-cinq minutes, puis on laisse sécher vingt-quatre heures et on colore.
On peut aussi employer cette méthode pour étudier les parasites encore libres dans le sang, avant qu’il nesoit digéré.
20 Evolution des parasites chez les Moustiques (PI. EF, G et G” à T). — Avant d'exposer les transformations que subissent les Hématozoaires à l’intérieur du corps des Anopheles, je crois nécessaire de reproduire, en y ajoutant quelques modifications, un tableau, où Grassi indique la synonymie des principaux termes employés par les différents auteurs pour désigner les mêmes stades de l’évolution des
parasites.
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Décrivons maintenant l'évolution de Laverania malariæ caractérisé, commenous l’avons vu, par ses gamètes en forme de croissant.
Un Anopheles femelle sain pique un individu atteint de paludisme ; nous savons, en effet, que les mâles ne piquent pas. En même temps que l’Anopheles injecte à sa victime le venin, que secrètent ses glandes salivaires, liquide qui a la propriété d'empêcher la coagulation du sang, il absorbe une certaine quantité de sang. Celui-cirenferme, suivant l’époque à laquelle l'individu est piqué, des Hématozoaires à différents stades de développement, soit des formes jeunes à l’intérieur des globules rouges, soit des schizontes, soit des gamètes.: Les formes amiboïdes intraglobulaires et les schizontes meurent à l’intérieur du tube digestif de l’Insecte et sont digérés, comme le sang qui les contient. Seuls, les gamètes en forme de croissant, dans l’espèce qui nous occupe, vivent et évoluent dans l’estomac de leur nouvel hôte. Là, ces gamètes changent de forme; ils s’arrondissent et deviennent d’abord ovoides, puis sphériques. Il y en a de deux sortes, les gamètes femelles ou macrogamètes, et les gamètes mâles ou microgamétocytes. Les premiers ne changent pas d'aspect, tandis que les seconds émettent rapidement un nombre variable de microgamètes ou flagella, semblables à ceux que nous avons vus se développerartificiellement sur une préparation de sang retiré depuis un certain temps des vaisseaux. Leur nombre varie généralement entre 3 et 5 ; on en trouve quelquefois 1 ou 2, rarement 6 ou 7. Ces microgamètes sont des filaments très grêles et très mobiles, un peu renflés à leur extrémité libre; ils ont tout à fait l’aspect de spermatozoïdes dont l’extrémité caudale resterait fixée au corps sphérique et qui s’efforceraient par leurs mouvements incessants de se détacher de la cellule qui leur a donné naissance. C'est ce qui arrive très peu de temps après leur formation. Le mi-
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crogamète libre est très actif et chemine le long dela muqueuse stomacale. Chemin faisant, 1l rencontre un macrogamète, s’unit à lui, comme le spermatozoïde s’unit à l’ovule et il se produit une véritable fécondation. Le microgamétocyte privé de ses microgamètes meurt rapidement.
A l’aide de la technique, indiquée précédemment, on peut mettre en évidence la substance chromatique des deux éléments mâle et femelle. Dans le macrogamète, elle forme une petite masse irrégulière, plus ou moins centrale. Quant aux microgamètes, ils ont emporté toute la substance chromatique du microgamétocyte, et au moment de la pénétration de l’un d’eux dans le macrogamète, il y a fusion des deux noyaux, puis contractions vives du protoplasma. L'organisme fécondé ou zygote est formé. On voit quelquefois se détacher du macrogamète un petit corps sphérique ressemblant à un globule polaire.
Un zygote jeune se présentecomme une petite masse sphérique d'environ 6 y qui s’allonge très vite et prend un aspect fusiforme ou vermiforme, ce qui lui permet de pénétrer plus facilement entre les cellules épithéliales de la muqueuse stomacale. Ce corps vermiforme contient du pigment situé tout entier à l’une seulement de ses extrémités. Le zygote, ayant traversé la muqueuse, s’enkyste dans la couche musculeuse de lestomac et s’arrondit de nouveau; il contient encore quelques grains fins de pigment.
A côté de ces kystes légèrement pigmentés, il n’est pas rare de rencontrer des cellules, de la même grandeur environ, mais d’aspect tout différent : en effet, elles renferment de gros grains d’une substance brun noirâtre, qui ne ressemble en rien au pigment des parasites, et qui occupe la cellule tout entière. Ross a décrit le premier, sous le nom de « black spores », ces cellules, qu’il avait observées dans l'estomac des Culex infectés par Aæmamæba Danilevskyi
QT.
parasite endoglobulaire de certains Oiseaux. Ces mêmes. formes se retrouvent dans le tube digestif des Anopheles infectés par les Hématozoaires du paludisme, On ne connaît pasencorebien exactementleur rôle. Manson avait émis Phypothèse que ces spores noires étaient destinées à la propagation directe des Hématozoaires à l’intérieur des Moustiques sans passer n1 par l'Homme ni parles Oiseaux. On pense plutôt aujourd’hui qu’il s’agit simplement de la dégénérescence pigmentaire du zygote. |
Quand le zygote continue à évoluer, ce qui est larègle générale, il augmente de volume et soulève la paroi externe de l'estomac de l’'Anopheles, qui est parsemée de petites tumeurs arrondies (fig. 3), le nombre des kystes, qui évoluent en même temps étant assez considérable.
Les réactifs, mentionnés plus haut, permettent de mettre. en évidence [a substance chromatique, qui forme une masse assez volumineuse au centre du zygote. Cette masse se divise en fragments qui s’entourent de protoplasma. A mesure que leur nombre augmente, ils diminuent de plus en plus de volume et la substance chromatique se porte à la périphérie, se divisant de plus en plus. Au bout de dix à quinze jours, suivant la température, Le kyste a atteint son complet développement et mesure alors 60 à 80 y. Le pigment a complètement disparu et le kyste est rempli de petits corps effilés à chaque extrémité, formés presque uniquement d’un gros noyau,entouré d’un peudeprotoplasma, cesontles sporozoîles ; il contient en outre un noyau de reliquat. Arrivé à maturité, le kyste se rompt (fig. 4, A) et les sporozoïtes sont mis en liberté en nombre considérable dans la cavité générale de l’Anopheles (fig. 4, B). Là ils sont entraînés par le courant circulatoire, lacunaire chezles Insectes,et se répandent partout dans le thorax et jusque dans la tête du Moustique, mais ils se rassemblent tout particulièrement, on ne sait pour quelle
M. Neveu-LemairRE 6
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raison, dans les glandes salivaires, dont les cellules sécrétrices et les canaux excréteurs en sont remplis (fig. 5).
Quand l’Anopheles ainsi infesté pique un individu sain, il lui injecte dans le sang, avec le produit de sécrétion de ces glandes, un grand nombre de sporozoïtes. Ceux-ci pénètrent dans les globules rouges et se comportent comme les mérozoïtes que nous avons vus naître des schizontes, sans quitter les vaisseaux de l'Homme. Ils se développent dans l’hématie, et prennent la forme amiboïde qui caractérise la forme jeune des Hématozoaires. Le cycle exogène ou sporogonie est ainsi terminé.
Les Hématozoaires du genre Plasmodium évoluent d'une manière identique dans le tube digestif et la cavité générale des mêmes Anopheles; leurs gamètes seuls diffèrent au début.
L'évolution des Hématozoaires des Oiseaux, du genre Hæmamæba,a lieu aussi exactement de la même façon, mais à l’intérieur des Culex et non plus des Anopheles.
Il résulte de l'exposé précédent que les Hématozoaires du paludisme, à quelque espèce qu’ils appartiennent, présentent des métamorphoses et des migrations de l'Homme à l'A n0pheles et de l’'Anopheles à l'Homme, qui peuvent durer indéfiniment, sans qu’il y ait place pour une phase de vie libre sous un état quelconque.
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Sporozoïtes
Inoculation de sporozoïtes à l'Homme par un Anopheles infecté.
Corps amiboiïdes intraglobulaires.
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