DÉFINITION DU PALUDISME
Le paludisme est une maladie infectieuse spécifique, non contagieuse, causée par la pullulation dans le sang de Protozoaires parasites appartenant à une seule ou à plusieurs des trois espèces suivantes : Plasmodiummalariæ, Plasmoædium vivazx et Laverania malariæ. Cette maladie est inoculée à l'Homme par des Moustiques du genre Anopheles, qui s’infectent en se nourrissant du sang d'individus déjà malades et servent d'hôtes intermédiaires aux Hématozoaires.
Le paludisme est aigu ou chronique. Le symptôme dominant est la fièvre, qui peut être continue, rémittente, intermittente, régulière ou irrégulière, pernicieuse ou larvée.Bientôt apparaissent la pigmentation des organes, du foie, de la rate, des reins, des poumons, du cerveau et lhypertrophie du foie et de la rate. A une période plus avancée, on voit survenir l’anémie et la cachexie palustre. Ces symptômes cèdent habituellement devant la médication quinique, la quinine étant une substance très toxique pour les Protozoaires.
Les noms donnés jusqu’à présent à cette affection (4) sont
(1) Les termes principaux employés à l’étranger sont Wechsel/fieber en Allemagne, aque en Angleterre, chucho dans la République Argentine.
Le terme italien de malaria est presque universellement employé en Europe ; en France, on doit préférer celui de paludisme.
aussi nombreux qu'impropres. Les uns rappellent une étiologie démontrée fausse aujourd’hui (paludisme, impaludisme, fièvres palustres, paludéennes, des marais, telluriques, malariques ou simplement malaria), vu que ni l’eau, ni la terre ni l’air ne sont la cause de cette maladie. D’autres rappellent certains symptômes (fièvres intermittentes), qui sont loin d'êtres constants et qui peuvent exister dans d’autres aflections. D’autres tirent leur origine des différents pays où sévit la maladie (fièvres des Indes, du Bengale, etc.), faisant penser à tort qu’il s’agit peut-être d’aflections particulières à chaque contrée.Enfin certaines dénominations ontétébasées sur l’efficacité d’un médicament (fièvres à quinquina), bien que la quinine ne soit pas un remède particulier à celte maladie et que d’autres médicaments tels que larsenic aient été donnés avec succès.
Néanmoins, pour ne pas créer un mot nouveau, qui rappellerait l’origine réelle de cette maladie, mais quiserait probablement peu employé et resterait longtemps incompris, nous conserverons le terme, adopté maintenant en France, de paludisme (1).