OBSERVATION VI
M, M.., 17 ans, peintre. Le début apparent de sa maladie se fait en 1921 par une hémoplysie brutale et révélatrice sur- venue an pleine santé.
Après un séjour à Brévannes, M. M. entre à Bligny, le 10 juin 1924, avec : submatité du sommet gauche, vibrations normales. Crépitations humides dans les deux tiers supérieurs
‘en avant, en arrière et dans l’aisselle. Le poumon droit sem-
ue
blait normal. Radioscopiquement le sommet gauche était pris uniformément. Toute la partie moyenne se trouvait également envahie pas de petites taches avec traînées broncho-vasculaires.
L'état général était médiocre. La température als Le malade toussait peu, crachait peu, mais ses bacilles conte-
naient en abondance des B. K. Ë |
Un pneumothorax gauche a été créé le 24 juillet 1924. On a fait 5 insufflations jusqu’au 5 août pour aboutir le 5 août à ia pression intrapleurale de — 21/2. La température était normale. Les B. K. avaient disparu des crachats ; le décollement pulmonaire semblait excellent. Le poumon gauche ‘adhérait pourtant au sommet par 2 ficelles bien marquées. On notait que l’on pouvait espacer les insufflations. : |
Le ro août, on insuffle d'urgence au cours d'une “hémoptysie de r verre de sang environ (175 air — 2 o). Une autre insuflfation est pratiquée le 11 (air 300 — 2 + 1). L'hémoptysie reprend 1 heure après là compression ; elle s'arrête bientôt et n'est suivie d'aucune réaction générale.
Les insufflations suivantes le 20 août et le 7 septembre sont normales.
Une violente crise liquidienne à marqué la suite de l’évolution du pneumothorax.
Le malade a pu quitter le sanatorium le 7 janvier 1925