III. — FORMES FOUDROYANTES
Celles-ci ont été relatées dans des observations déjà anciennes. Bruard en 1845 et Hardy en 1850 en publient 2 cas. Parmi les travaux récents, nous trouvons celui de Foa (1965), celui de Perrin (1907), ceux d’Hargood (1903) et de Burman (1907) chez de jeunes sujets ; celui de Sergent et Grenet (1908) qui est une mort subite au cours de la ponction lombaire chez un sujet atteint d’anévrisme cérébelleux ; enfin le cas cité par Carthy dans la discussion sur l’observation de Lloyd (1910).
Ces inondations sanguines dans la cavité des méninges ont été toujours produites par la rupture d’un tronc artériel important, d’une des branches de l'hexagone ou du tronc basilaire en particulier. On peut se demander néanmoins si la mort est due à la quantité de sang épanché, puisque cette fois il n’y a pas en général effondrement, dilacération de la substance cérébrale ? Nous ne le croyons pas : il nous semble plus logique d'admettre que la mort est due au choc nerveux, à l’inhibition que produit sur l’axe encéphalo-médullaire la brusque irruption d’une quantité notable de sang. Du reste, le diagnostic est une découverte d’autopsie, puisque le temps manque pour poser cliniquement l'indication d’une ponction lombaire, dont le résultat thérapeutique serait d’ailleurs fort douteux.