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bienne chez des sujets qui n’ont jamais quitté la France, puisque cela se rencontre dans 20 % des cas. Ce sont les Européens qui paient le plus lourd tribut à FAmibiase ; les indigènes, eux, sont moins sensibles. La femme n'entre que pour une faible part dans les statistiques. L'homme est surtout touché, car il y est souvent prédisposé par l’alcoolisme ou le paludisme.
PARASITOLOGIE
Depuis Kartulis et la découverte de l'Amibe dans les selles d’un dysentérique, et en 1887, dans la paroi d’un abcès du foie, le rôle pathogène de lPAinibe n’est plus discuté. Il faut incriminer Entanœba histolytica (Schaudinn, 1903), que l’on peut trouver à deux stades différents: hématophage ou végétatif. Le premier, pendant lequel elle ingère des hématies, doit être considérée comme accidentel et ne s’observe qu’aux périodes aiguës; le stade végétatif au contraire, représente son comportement normal dans l'organisme humain. On trouve en effet l’Amibe dans la paroi de l’Abcès hépatique, dans le pus également, mais plus rarement; cependant elle disparaît si on a institué un traitement émétinien. Sa forme kystique est rare, et c’est sans doute pour cela que l’émétine a une action si remarquable dans ces formes hépatiques de l’'Amibiase (Pic et Morénas).
Pour tous les renseignements complémentaires, nous renverrons le lecteur aux ouvrages spéciaux traitant de la question. Cependant nous désirons ajouter quelques mots au sujet des associations microbiennes sur lesquelles les anciens auteurs avaient tant insisté. Fontan écrivait en 1909: « À l’Amibe appartient la lésion initiale, lésion de thrombose et de nécrose. Sur le terrain ainsi préparé, au sein des infarctus nécroti-