‹ Les hermites en prison, ou consolations de Sainte-PélagieChapitre 44 sur 86 · BRUXELLES · texte numérisé non relu

BRUXELLES

AUG. WAHLENET COMP*., IMP.-LIfiRAIAES.

LES HEEMITES

TS° xviii. — 7 mai 1823,

dix-huitième; consolation.

LES FEBÏMES VUES DE SAINTE-PELAGIE,

Le ciel fit les femmes Pour corriger le levain 4e nos Imes , Pour ailoucir nos chagrins . nus humeurs , Pour nous calmer , pour nous rendre meilleurs»

ViOLT. » Hanine.

X ARTOUT OÙ se trouvent des malheureux j vous êtes sûr de reocontrer des femmes; il existe entre elles et la souffrance un lien mystérieux , le seul qu'elles n'aient jamais ni la vo* lonté ni le pouvoir de rompre. Sans chercher a affaiblir le mérite du sentiment qui les anime 9 on pourrait dire qu'il entre un peu de coquetterie dans la compassion des femmes : la pitié ) les larmes y leur siéent si bien ! l'aspect du malheur donne une expression si tendre et si gracieuse k leurs regards , et le jour sombre des prisons est si favorable k heurs attraits qu'on serait quelquefois tenté de croire qu'elles ne se 2 1.

3 IKS FEU9IES

montrent si bonnes que pour paraître plus > belles*

On ne connaît point toute Finfluence des femmes , on ne sait pas tout ce que leur âme a d'énergie bienfaisante , tout ce que leur esprit peut leur fournit de ressources ingénieuses , quand on ne les a pas observées dans ces retraites affreuses ^ dont Tespérance n'est jamais bannie tant qu'on leur en' permet l'entrée.

Privées de liberté dans la plus grande partie du glob^ j les femmes, que l'on prendrait pour une nation vaincue ; que la nature , l'éducation, les mœurs , les lois et les hommes qui les ont faites y tiennent , p«F toute la terre dans un asservissement perpétuel, ne semblent occupées qu'k soulager ou k briser les fers que leurs tyrans s'imposent* Ces aimables captives , quelquefois infidèles dans les j^urs de iros prospéri-^ tés , ne k sont jamais k notre infortune.

Si les exettiples cofitemporains ne me près— saient de toutes pai»ts, j'irais interroger llii^Hïîrc j fy trouverais le nom de cette touchante Épontetî , qui suivit de caverne en caverne son épouît Sûbinus , qu'un empereur trop loué , Favare Vespasien , fit pérîi* si crucHement.

Jte rappellerais les souvenirs si généreux , si tendres , d'Arria , d'Agrippine, femme de Gerfiianit;us* '

Plus près de nous, j^ trouverais Pexempltt non moins sublime de celte noble fille du chan-

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