‹ Les hernies inguinales de l'enfance (volume 2)Chapitre 6 sur 83 · AVANT-PROPOS V · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS V

// nous était resté de cette opération, avec le souvenir d'une curiosité chirurgicale, l'impression des difficultés que nous avions rencontrées alors, difficultés dues surtout à l'exiguïté de la région et de l'extrême minceur des tissus.

Nous nous étions en effet servi des instruments de la boîte des yeux : le bistouri boutonné de Weber, destine au débridement des canaux lacrymaux , avait rempli l'office du bistouri de Cooper, et je crois que nous avions eu recours au blépharostat pour écarter les lèvres de la plaie, que la main des aides nous aurait masquée.

La hernie était, autant que je puis me le rappeler, congénitale testiculaire .

Quoique nous n'ayons pas eu recours aux perfectionnements qui rendent aujourd'hui l'opération vraiment radicale, l'enfant avait parfaitement guéri, ainsi que nous avons pu nous en assurer cette année même.

Une femme nous amenant à la consultation de l'hôpital Tenon un enfant atteint de fracture de l' avant-bras, nous raconta, incidemment, que son aîné avait été, tout jeune, beaucoup plus malade; qu'il avait été guéri à l'âge de cinq semaines « d'un ej^ort », dont il avait pensé mourir, et qu'il avait été opéré en 1881, à Lariboisière, par un chirurgien dont elle ne connaissait pas le nom.

L'enfant me fut amené le lendemain. Il avait les deux anneaux bien fermés, aussi bien à droite qu'à gauche: pas la moindre impulsion contre le doigt pendant l'ej^ort. Si je n'avais pas trouvé la petite cicatrice linéaire déprimée de mon intervention, j'aurais pu croire que ce ieune sujet n'avait jamais subi la kélotomie.

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