LIVRE SEPTIÈME. — les barbares au pied de la croix
Le prêtre chrétien entre le Passé et TAvenir. — Destruction de l'empire barbare créé par Attila. — Origine des Oslro^oths. — État de TOrient et de rOccident. — JVIort de l'impératrice Pulchérie. — Vices de Valentinien lïl. — Il assassine Aëtius, le dernier appui de Tempire agonisant. — La mort d'Aëtius relève Taudace des Barbares. — Le sang de Valentinien 111 rougit la tombe d'Aëtius. — Maxime achète la pourpre.
— Il viole la veuve de Tempereur assassiné. — Celle-ci appelle les Vandales d'Afrique pour la venger. — A rapproche de Genséric, Maxime veut fuir de Rome avec le trésor impérial. — 11 est massacré par le peuple. — Genséric devant Rome. — Nouveau dévouement du pape saint Léon. — 11 n'obtient de Genséric que la vie pour les Romains.
— Entrée des Vandales dans Rome. — Quatorze jours et quatorze nuits de pillage. — La population patricienne est traînée en esclavage. — Dévouement de Deogratias, évéque de Carthage, à cette grande infortune.— Persécution des Vandales contre les cathoHques. — Genséric ravage toute la Méditerranée. — Avitus, proclamé empereur d'Occident par les Goths. — Sidoine Apollinaire. — Apparition des Hérules, derniers Barbares appelés par Dieu à l'assaut de l'Empire. — Lutte d'Avitus contre Genséric. — Le Goth Ricimer. — Avitus, renversé du trône, devient évéque de Plaisance. — Ricimer donne la pourpre au soldat Majorien, l'empoisonne et le remplace par son meurtrier Libius Sévère. — Mort de Marcien, en Orient. — Un barbare, Léon de Thrace, lui succède, et mérite le surnom de Léon le Boucher. — Il fait néanmoins quelques lois en faveur du Christianisme. — Ricimer empoisonne Libius Sévère et enchaîne l'Italie sous ses exactions. — Léon de Thrace donne l'empire d'Orient à Anthémius, dont Ricimer épouse la fille. — Inimitiés entre le beau-père et le gendre. — Épiphanes , évéque de Pavie, s'interpose pour empêcher une guerre civile. — Histoire du Perse Arvand , préfet des Gaules. — Nouvelles agitations des Barbares.
— Ricimer en profite pour attaquer Anthémius. — Bataille des bords du Tibre. — Mort d'Anthémius. — Ricimer jette la pourpre au soldat Olybrius, et meurt subitement. — Léon de Thrace meurt en Orient, Olybrius en Occident. — Le soldat Glycérius se déclare empereur dans Ravenne. — Un nouveau Barbare, Zenon l'Isa'jrien, s'empare du trône de Conslantinople. — Un favori de Léon de Thrace, JuliusNépos, vient d'Orient, renverse Glycérius et le fait évéque de Salone. — Ce nouvel empereur se donne pour lieutenant Oreste, ancien secrétaire d'Attila. — Oreste lève des troupes d'aventuriers et se déclare contre Népos. — Empereur sans armée, sans trésor, trahi ou délaissé de tous côtés, Népos s'enfuit à Salone, où l'évèque Glycérius le console de la vanité des grandeurs humaines. — Oreste, maître de Ravenne, et proclamé Auguste par ses compagnons, refuse la pourpre, et la fait donner à son fils Romulus-Augustnle. — Superstition qui préside à cette élection d'un empereur enfant. — Zenon l'isaurien, menacé d'une invasion des Vandales, est sauvé par la grandeur d'àme du sénateur chrétien Sévère, qui se rend à Carthage et appaise Genséric. — En Italie,
tyrannie d'Oreste, qui règne sous le nom de Romulus-Augustule. — Apparition d'Odoacre, chef des Hérules. — Sa visite à l'ermite saint Séverin, qui lui prédit ses grandes destinées. — Oreste marche à sa rencontre; assiégé dans Pavie, il est pris et décapité. — Odoacre triomphant paraît à la fois devant Ravenne et devant Rome. — Tout cède sans combattre. — Augustule, dernier empereur d'Occident, est dépouillé delà pourpre, et enfermé dans un château sur le promontoire de Misène. — Odoacre prend le titre de roi d'Italie, et conserve les formes de Tancien gouvernement romain. — Coup d'œil rétrospectif sur les révolutions successives des grandes puissances qui ont traversé l'histoire depuis la création du monde. — Exposition des jugements de Dieu sur l'empire romain et sur Rome, d'après les prophéties de l'Apocalypse. — Etat de l'Église à Tépoque delà dernière invasion des Barbares. — Les grandes lois canoniques. — Lumières et courage des évêques. — Virginité du sacerdoce. — Spectacle offert à l'admiration des Barbares par les merveilles de la vie monastique. — Les ascètes de l'Egypte, du Carmel et du Liban. — Les vierges sacrées. — Les légendes, fleurs de la solitude. — Saint Paul, premier anachorète, au ■ bord du ISil. — Saint Antoine , l'ermite de la mer Rouge. — Saint Ammon, fondateur des monastères de Nitrie. — Saint Macaire, au désert deScété. — Saint Pacôme. — Saint Jean Climaque. — Saint Basile.
— Saint Siméon et saint Daniel, stylites. — Saint Athanase. — Eusèbe de Verceil. — Saint Ambroise. — Saint Martin, évèque de Tours. — Saint Augustin. — Première organisation des communautés religieuses en Orient et en Occident. — Saint Senoch de Tours. — L^ermitc Wulfilaïg et la statue de Diane , au pays de Trêves. — Fondation du monastère de Lérins, sur les côtes de la Provence. — Jean Cassien , le solitaire de Bethléem , régulateur des premiers monastères de Marseille. — Saint Patrice, père des moines d'Irlande. — L'abbaye de Danger. — Saint Colomban, solitaire des Vosges. — Merveilleuse histoire de saint Benoît de Nurcia. — Pourquoi le titre de Héros du Christianisme appartient aux solitaires comme aux martyrs. — Esprit de la règle de saint Benoît. — Les monastères de vierges. — Légendes des saintes femmes. — Sainte Marie- Magdeleine en Provence. — Légende de sainte Marthe et du dragon du Rhône. — La dernière communion de sainte Marie-Magdeleine. — Jugement de l'Église sur les légendes. — Comment le diable s'y prit pour tenter la chasteté d'un pieux évèque, et fut chassé par saint André. — Histoire de saint Paphnuce, ermite de la Thébaïde, et de sainte Thaïs d'Alexandrie. — Une vision de saint Antoine. — Légende merveilleuse du moine Pelage.
— La cellule murée, le pain d'angoisse et l'eau d'amertume. — Comment Dieu couronne l'humilité virginale. — Horrible supplice de Jacques de Beth-Lapéta, coupé par morceaux devant le roi de Per.se.
— Que serait devenu l'univers sans la conversion des Barbares au Christianisme. — Comment les ordres religieux ont ressuscité la civilisation parmi les tombeaux de la société romaine. — Génie des institutions monastiques.— Les moines du Liban, du Tigre, de TAbyssinie, de la mer Rouge, et des cataractes du Nil. — Les capucins du mont Saint-Gothard. — Comment il faut partir d'un cloître pour aller à la découverte de l'Histoire 9^