IV. — Origine des Bening
a présent la généalogie des Bening n’a pas été nstituée. Le nom patronymique peut donner à diverses hypothèses : ou bien il rappelle un 1 de localité, ou bien c’est la corruption d’un l de baptême : Benignus ou Benigne. Peut-être Irait-il y voir le nom d’une localité, telle que Beninghe sous Bassevelde. Convenons toujours qu’il n’y a rien de plus capricieux que la manière dont ce nom est écrit dans les documents de l’époque : Bénin, Benyn, Benyngh, Bennyngh, Bénit, Benycq, Byeninc, Bénicq, Bernic, Bernick, etc., le plus souvent Bening. C’est l’orthographe qui a été adoptée par MM. De Busschere et James Weale, et qui nous semble devoir prévaloir.
Dans l’état actuel des recherches, il serait difficile d’émettre une
(1) Op. cit., p. 37i.
opinion bien précise sur les origines de la famille. Sanders, le père de Simon, a signé Alexander secundus une œuvre dont nous parlerons plus loin. Cette circonstance autorise donc à admettre que son père s’appelait aussi Alexandre et qu’il exerçait peut-être la même profession que lui. La filiation se présenterait donc dans l’ordre suivant : Alexandre, Alexandre second ou Sanders, et, enfin, Simon Bening.
Alexandre second résida à Gand la plus grande partie de sa carrière. Toutefois il paya, à diverses reprises, la contribution annuelle comme confrère de la gilde des enlumineurs à Bruges. Il résulterait donc de ce fait qu’il séjourna dans cette ville, à moins que son affiliation à la gilde brugeoise n’ait eu pour but que de lui faciliter l’exercice de sa profession artistique lorsqu’il exécutait certaines commandes, entre autres pour le seigneur de la Gruuthuyse. Quant à son fils Simon, il se fixe à Bruges de bonne heure et ne semble guère avoir quitté cette résidence, si ce n’est pendant quelques années, de i5i2 à i5i6, époque où son nom ne figure pas dans les registres de la gilde de Saint-Jean l’Evangéliste dont il faisait partie. Quelle que soit l’origine des artistes dont nous nous occupons, nul doute qu’ils n’appartiennent à la pléiade ganto-brugeoise, car rien dans leurs productions ne trahit une origine étrangère.