‹ Les histoires du M. SulteChapitre 5 sur 6 · livre que lui-môme, puisqu'il affirme n'avoir rien écrit sur la · texte numérisé non relu

livre que lui-môme, puisqu'il affirme n'avoir rien écrit sur la

sujet, tandis que, de fait, il en a bien parlé, en deux endroits.

Voici le second paragraphe de la communication de Ml

Suite :

•< Lorsque J*ai reproché, dit-il, à Mgr de Laval de n*avoir pas créé un <« clergé canadien, je ne m'attendais pas que M. Taché, ou un autre, ferait '* mentir les daies, reculerait de quarante ans, afln de se trouver en pré* ** sence d'enfants de sept ans. Mgr de Laval a exercé comme évoque de ** 1659 à 1688 et la moyenne des garçons canadiens, Agés de seize à trente '< ans, durant cette période, était de quatre cents.*'

Des garçons de trente ans; c'est presque des vieux garçons: confrérie qui demeure très respectable, mais qui, d'ordinaire, ne va plus à l'école. Passons. Les ruses et les feintes de M. Suite ne sont pas de celles qui font perdre la voie : il est plus

dTacile de chasser le lapia que le loup, et M. Suite, ça u*est pas le loup.

Voyons cela. Le chapitre X de son troisième volume porte pour en-tête chronologique : " 1625-1657 " et pour titre : "On demande un clergé national. " M. Suite y accuse les Jésuites d'avoir négligé l'instruction des enfants canadiens. " Durant le dix-septième siècle, dit-il, nous n'avons " pas eu de clergé canadien, grâce aux Jésuites." Le cha-

Îitre I, du .quatrième volume se rapporte à la période " 1660- 665 ; " — c'est là dedans que M. Suite nous fait lire, parlant de Mgr Laval : '^ Il a toujours mis des obstacles à la création d'un clergé canadien.'^

Or, j'ai démontré tout le ridicule et toute la vilenie de ces assertions et de ces in&ultes, en signalant : !• qu'au commencement de l'époque à propos de laquelle il exclame : " on demande un clergé national ", il n'y avait pas un enfant français, né dans le pays, qui fut âgé de plus de sept ans ; 2<> qu'à la fin de la môme période, celui qui devait être le premier prêtre canadien était âgé de quinze ans et faisait alors ses études chez les Jésuites ; 3^ qu'avant 1659, il n'y avait pas d'évèque en Canada et que les ordinations, au

Eays, commencèrent l'année même de l'arrivée de Mgr de aval ; 4* que, dès 1663, beaucoup de jeunes Canadiens étaient déjà sortis instruits de chez les Jésuites,plusieurs après avoir fait un cours d'études classique» ; 5* que nous avons eu un clergé canadien dans le dix-septième siècle, grâce aux Jésuites et à Mgr de LavaL

Y ôtes-vous, M. Suite ?

Vraiment, ce M. Suite traite son public de la façon la moins respectueuse du monde : il se présente à lui dans un débraillé qui n*a pas d'excuse, et parait lui supposer ime naïveté obtuse, impossible à concevoir.

^^ La moyenne des garçons canadiens, dit M. Suite dans sa -^^communication, âgés de seize à trente an3 durant cette pé- " riode (1659 à 1688), était de quatre cents. " D'abord. M. Suite abuse de l'usage des moyennes, dans ce paragraphe ; ,puis, en forçant la note jusqu'à comprendre les garçons de trente ans^ il se fourre les doigts dans le nez. Notre nomme est toujours très positif et très monté : c'est ainsi que se présentait le baron de Crac ; mais cette illustre personnage n'a jamais eu la réputation d'être un homme fort sérieux ; au lait. c'est un mauvais modèle à imiter.

Non, M. Suite, de 1659 à 1688, la moyenne des non-mariés, hommes, de seize à trente ans, n'a pas été aussi peu que •quatre cents ; le chiffre minimum dé cette période ne descend pas jusqu'à ce nombre. En 1659, première année delà péjiode indiquée, les non-mariés, de seize à trente ans (garçons) devaient être au nombre de plus de quatre cents ; par le recensement de 1665, on voit qu'alors ils étaient 603, à ne comp-

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