RAPHAËL. ET LA FORNARINE
Achim d'ARNiM (Raphaël and seine Nachtarinnen, 1824).
Jolie nouvelle en prose, publiée pour la première fois en 1824 et réimprimée depuis à plusieurs reprises, notamment dans les Ausgewœhlte Novelletiy de l'auteur (Berlin, i853, tome IV, pages i-52;
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M. MissiRiNi. (Notizie intorno alla Fornarina : sul vero ritratto délia stessa dipinto da RafFaello, e congettura intorno alla verità di quelli délia casa Barberini in Roma e délia galleria di Firenze ; dans la Piacevoîe Raccolta di opus^ coït sopra argomento d'arti belle, ripubblicati per cura di N. Laurenti e F. Gasparoni; vol. III, fasc. 4, pages 252-256; s. d.)
* Stella Fornarina (corka piekarza) : ustep zzycia Rafaela, przez Wladyslawa Syrokomle (Stella Fornarina ; la fille de boulanger; période de la vie de Raphaël). Minsk, Nakladem Braci Bejlinow, Ksiegarzy Minskich. 1859. In-80; 88 pages.
Poème en seize chants.
* Raffaello e la Fornarina. Racconto storico del secolo XVI, di Felice Venosta. Terza edizione corretta ed accresciuta. Milano, 1874. Presso Carlo Barbini editore. Via Chiaravalle, 9. Petit in-80 ; 128 pages, avec une gravure.
Les mots de « raconto storico » inscrits sur la couverture ne sont pas exacts; ce petit volume n'est point un récit, mais une nouvelle historique.
* Raphaël et la Fornarina, par J. Méry. Paris, Calmann Lévy, éditeur, ancienne maison Michel Lévy frères, rue Auber, 3, et boulevard des Italiens, i5, à la Librairie nouvelle, 1876. Grand in- 18 (pages i-2o3).
* Amore ed arte; ossia Tultima décade di Raffaello Sanzio da Urbino in Roma. Cantici di Giuseppe cav. Costa. Tipografia di Montecassinô. 1877. 588 pages. In-80.
* Raffaello e la Fornarina : Dramma lirico in quattro atti, di Giovanni Sebastiani. Rome, 1878.
Cité par M. Farabulini : Raffaello e la Fornarina, page i5.
Raphaël et Margarita. Nouvelle par Edmond Lores.
E. Lachaud, éditeur, 4, place du Théâtre-Français, 4, Paris. In-80; iSg pages; s. d.
* Raffaello e la Fornarina. Apologia storico-critica del prof. D. F (arabulini). Urbino, co' tipi délia Cappella. Per E. Righi. MDCCCLXXX. In-S^ ; 82 pages.
Extrait du journal II Rafaël lo y anno XI, 1879. L'auteur incline à croire que l'amour de Raphaël pour la Fornarine était purement platonique.
Voyez en outre les Racconti artistici du marquis G. Campori; Florence, i858, et il Raffaello, tome I. (Article de M. Aleardo Aleardi.)
E. de Cock, nous l'apprenons par le volume de M. Costa, a donné place à la Fornarine dans son Histoire des Courtisanes célèbres (!)
Il semblerait, après cette longue énumération, que Téloge aussi bien que la critique aient épuisé toutes leurs formules. Et cependant les publications dont nous venons de transcrire les titres ne contiennent qu'une partie des jugements portés sur Raphaël. Pour caractériser Teffort intellectuel auquel l'appréciation de Tœuvre du maître a donné lieu dans notre siècle, il nous reste à passer en revue les historiens et critiques d'art, les esthéticiens, les philosophes, les historiens, les poètes, les artistes, les hommes d'esprit et de goût, de toute classe et de tout pays, qui ont joint le tribut de leur admiration à celui des générations précédentes ou essayé de nous donner une définition nouvelle d'un génie dont on désespère de connaître toutes les faces.
Parmi les historiens et critiques d'art du xix*» siècle qui, sans éprouver le besoin de consacrer à Raphaël des publications spéciales, se sont le plus sérieusement occupés de retracer sa vie ou de définir son talent, nous citerons d'abord, en commençant par les nôtres, V Histoire de l'art par les monuments^ de notre immortel d'Agincourt (Paris, 1823,6 volumes in-folio ; voyez la table, tome VI, page 216); V Histoire de la Peinture en Italie^ de Coindet; Paris, 181 7; la Vraie Science des artistes^ de Lenoir; Paris, i823; les Monuments des arts du dessin^ de Vivant Denon; 1829,
tome II, planches lxxxix-xcv; les Voyages historiques et littéraires en Italie pendant les années 1826 y iS'jy et 18 28 y de Valéry; Paris, i83i-i833, 5 volumes; les Réflexions et menus propos d'un peintre genevois, deTopffer; Paris, 1848, tome I, page 162, tome II, pages 74, 96, 129, etc.; les Études sur les BeauX'ArtSy de Mercey; Paris, i855, tome II, pages 39-54. Je ne rappellerai un article de Gustave Planche, dans la Revue des Deux-Mondes (janvier 1848), que pour avoir l'occasion de caractériser cette prétentieuse nullité. Par contre, on ne saurait trop apprécier les travaux de MM. Villot et Reiset dans leurs catalogues du Louvre (avec les critiques parfois excessives de M. Tarral, dans ses Observations sur le classement actuel des tableaux du Louvre et analyse critique des nouveaux catalogues; Paris, i85o, 2® lettre, pages 41-44, et d'O. Mundler dans V Essai d'une analyse critique de la notice des tableaux italiens du musée national du Louvre; Paris, i85o, pages 172-185). Le marquis de Laborde, dans sa Renaissance des arts à la cour de France^ et M. Louis Viardot nous ont également donné de précieuses notices. Il en est de même de M. Vitet (voyez plus loin) et de Burger-Thoré, dans ses Trésors d'art en AngleterrCy 3® édition; Paris, i865, pages 5i-65. IJ Histoire des arts du dessin de Rigollot contient une longue étude sur Raphaël (Paris, i863, tome I, pages 358-564). Enfin, nous ne saurions nous dispenser de rappeler ici la très curieuse étude de M. Emile Boutmy sur Raphaël et la société de son temps dan§ la Revue nationale du 10 février i865, pages S1-116; les appréciations, d'une originalité si puissante, de M. Taine, (Voyage en Italie^ 2« édition, 1874, tome I, pages 167 et suivantes) ; les spirituelles remarques de M. Klaczko (Causeries florentines y pages 24-47). Rappelons enfin les travaux de M. le marquis de Chennevières (Les DeS' sins de maîtres anciens exposés à l'École des Beaux^Arts en iSjg; Paris, 1880, pages 22-23, 140-141), et de
M. Georges Lafenestre : Maîtres anciens; Paris, 1882, pages 144-145, 172-175.
L'Allemagne, comme on pouvait s'y attendre, a fourni un contingent des plus considérables; sous l'influence de Gœthe, les études raphaélesques y prirent de bonne heure un brillant essor. Forcé de faire un choix, je me bornerai à citer les ouvrages suivants : Fernow : Rœmische Studien; Zurich, 1806-1808, 3 volumes in-80; Speth : Die Kunst in Italien; Munich, 181 9- 1828, 3 volumes, passim; A. G. Schlegel : Leçons sur l'histoire et la théorie des beaux-arts^ traduction française, Paris, i83o, pages 288-293; Platner : Beschreibung der Stadt Rom^ tome I, pages 481-499; Kugler : Geschichte der Malerei; Waagen, dans ses diverses publications, suflisamment connues de tous les adeptes de l'histoire des arts; Burckhardt et Bode : Cicérone, 4® édition; 1879, tome II, pages Ô48-680; H. Riegel : Grundris^ der bildenden Kunste ; 3* édition; Hanovre, 1875; Hettner, dans la Zeitschri/t fur bildende Kunst (tome IV, pages i53-i58, 187- 190) et dans ses Italienische Studien; Woltmann et M. Woermann : Geschichte der Malerei, tome II, fascicule xi ; Leipzig, 1882, pages 624-671 ; M. LUbke, dans ses manuels; M. Vischer, dans son Signorelli; M. Charles Brun dans les Gœttinger gelehrte An^eigen, de 1882; M. Janitschek, dans le Literarisches Centralblatt (S avril 1882), et tant d'autres que je ne puis citer ^ci.
Pour ritalie, nous avons à mentionner, pendant la même période, les travaux de Jacopo Morelli (dans l'-^/ioniwo), des annotateurs de Vasari, de Mezzanotte {Délia vita e délie opère di Pietro Vannucci; Pérouse, i836), de Vermiglioli (Di Bernardino Pinturicchio; Pérouse, 1837), de Rosini (Storia délia Pittura italiana; Pise, tome II, 1843, pages 19-122), de Ranalli (Storia délie belle arti in Italia, 3« édition; Florence, 1869; voyez la table du tome III); de M. Gustave Frizzoni (Jahrbiicher fur Kunst wissenschaft,
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1870, pages 1 08-1 II, et VArte italiana neîla Gallerîa napo» nale di Londra; Florence, 1880).
La critique anglaise moderne s'est occupée de Raphaël avec tout autant d'ardeur; Tadmiration des uns n'a été égalée que par l'esprit de dénigrement des autres. N'y ai-je pas entendu appeler Raphaël, tout récemment, le Machiavel de la Peinture! Mais ici, je ne discute pas; j'enregistre. En dehors des publications de M. Ruskin, déjà citées, il faut signaler une excellente biographie publiée par Eastlake dans la Quarterly Review (]xiim 1840; réimprimée dans les Co«/nbutions to the literature of the fine arf5; 2® édition; Londres, 1870, pages 182-275), les appréciations de M'»o Jameson : Companion to the most celebrated private galleries of art in London; Londres, 1842-1844, 2 volumes (voyez la table), et Sacred and legendary art^ S*» édition; Londres, 1857; (voyez la table), celles deWornum, The Epochs of painting; Londres, 1864; une vivante étude de M. Comyns Carr : The Grosvenor Gallery illustfated Catalogue; Londres, 1878, pages ix-xv; des articles de M. Stephen Thompson (dans The old Masters; Londres, 1875, in-folio; de lord Gower, dans The great historié Galleries of England; Londres, 1880 et suiv., etc.
A côté des historiens et des critiques d'art, mentionnons, dans cette rapide revue, les philosophes et les esthéticiens : Schelling (Philosophie der Kunst^ i8o2-i8o5, dans les œuvres complètes, Stuttgard et Augsbourg, tome V, 1859, passim); Joseph Droz, Étude sur le beau dans les arts; Paris, 181 5, pages 23o-23i; Hegel^ Esthétique, traduction Bénard ; Paris, 1875, tome II, page ii3; F. T. Vischer, Aesthetik (Reutlingen et Stuttgard), 1846- 1857, tome III, 2« partie, pages 590-594, 608-61 5, etc.; Victor Cousin, Du vrai, du beau et du bien; Paris, i853, page 154; Tonnelle, Fragments sur Vart et la philosophie; Tours, 1859, pages 63-65, 68, 139-145; M. Charles Lévêque, la Science du beau; Paris,
1862; nouvelle édition, Paris, 1872, tome II, pages 1 18-127; voyez également les études du même écrivain, si élevées et si pénétrantes, dans le Journal des Savants de i883; M. Eugène Véron, Supériorité des arts modernes sur les arts anciens; Paris, 1862, pages 481-483; Proudhon, Du principe de l'art et de sa destination sociale; Paris, i865, pages 75-81 (chapitre fort curieux sur les Vierges de Raphaël) ; Carrière, Renaissance und Reformation; Leipzig, 1871, pages 149-176.
Nous tournons-nous du côté des historiens, nous aurons à enregistrer une série de jugements, parfois d'une absolue originalité, portés sur Raphaël par Roscoe (dans son Léon X)y par M. Thiers (le Consulat et l'Empire^ tome XII, pages xix-xx; voyez aussi V Atelier d'Ingres^ par Amaury Duval; Paris, 1878, pages 35-38), par M. Guizot [Études sur les Beaux-Arts en général; Paris, i852, pages 153-178), par M. de Reumont (Rœmische Briefe von einem Florentiner, i837-i838, deux volumes, et Neue Rœmische Briefe von einem Florentiner ; Leipzig, 1844, deux volumes; voyez la table; Geschichte der Stadt Rom; Berlin, 1867- 1870, trois volumes in-80; voyez la table), par M. Gregorovius (Geschichte der Stadt Rom im Mittetalter), etc., etc.
Parmi ceux des savants voués à l'étude de la littérature qui ont eu Toccasion de porter un jugement sur Raphaël, il faut surtout citer Sainte-Beuve (Causeries du lundi, tome V, page 259; tome VI, page 417; tome VII, pages 93, 96; tome X, pages 2o5, 417; tome XII, page 170) et M. Désiré Nisard (Histoire de la littérature française, 7® édition, tome III, pages 8-10, parallèle entre Virgile, Mozart, Racine et Raphaël); signalons aussi une lettre d'O. Mliller sur la Madone de Saint-Sixte dans son Histoire de la littérature grecque, traduction française, i8('>5, tome I, page 114.
Raphaël a surtout eu le privilège de passionner les
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poètes et les romanciers. En France, Auguste Barbier, dans un des sonnets de son // Pianto^ Ta comparé à l'archange saint Michel. Théophile Gautier oppose les convictions profondes des peintres allemands à Télégance parfois mondaine de l'Urbinate :
Auprès d'Albert Durer Raphaël est paL*n.
(MelanchoUdj Poésies complètes, tome I, pages 21 5-233).
Ailleurs il déplore la mutilation de ses chefs-d'œuvre ;
On cherche au Vatican Raphaël en ruine.
(Sonnet à Claudius Popelln.)
Dans son Voyage en Italie (édition Charpentier, page 214), dans Paris-Guide^ 1867, tome J, pages 32o, 323; dans son Guide de V amateur au Musée du Louvre: Paris, 1882, pages 29, 35, 71, Gautier nous a en outre laissé de délicates définitions du talent du maître.
Pour l'Allemagne, on sait quel culte Gœthe a professé pour le peintre d'Urbin. Son voyage en Italie, ses conversations avec Eckermann, ses mémoires, témoignent d'une admiration profonde autant que sagace. Tout le monde connaît ses admirables vers sur la madone de Saint-Sixte.
Qu'il me soit également permis de citer ici quelques pages écrites sur Raphaël, à l'occasion de mon livre, par un autre poète éminent, qui m'honorait de son amitié et dont l'Allemagne déplore encore la perte prématurée , Gottfried Kinkel (Ga:[et:e d'Augsbourg^ 4 juin 1881).
En Angleterre, Byron, peu touché d'ordinaire par les créations de l'art, a chanté Raphaël en vers émus :
Italian beauty, didst thou not inspire Raphaël, who died in thy embrace.
{Beppo, XLVL)
If once their phantasies be brought to bear Upon an object, whcther sad or playful, They can transfigure brighter than Raphaël.
(Don Juan, ch. XV, str. xvi.)
Parmi les romanciers, si Chateaubriand a mentionné à peine Raphaël (Génie du Christianisme^ 3^ partie, livre I, chapitre III, et livre III, chapitre VI), en revanche M™^ de Staël, dans Corinne^ a ce'le'bré dignefment le talent de « ce peintre de l'Evangile » qu'elle oppose à Michel-Ange, ce peintre de la Bible (voyez surtout le chapitre III du livre VIII). Stendahl s'est occupé du maître dans ses Prome^ nades dans Rome^ Paris, 1873, tome I, pages 287-309; dans ses Mélanges d'art^ pages 47-80, et ailleurs encore. Le nom de Raphaël revient même dans la Peau de chagrin de Balzac et dans le Cousin Pons. Quant à Georges Sand, nous enregistrons plus loin l'étude qu'elle a consacrée à la Vierge à la chaise.
Lès écrivains consacrant leur plume à la défense de la religion et les théologiens eux-mêmes ont dans ce siècle fait de Raphaël l'objet d'études assidues, depuis le comte Joseph de Maistre, dans son quatrième paradoxe (le beau n'est qu'une convention et une habitude : Lettres et opuscules inédits; Paris, i853, tome II, pages 190, 191), et Lamennais (Esquisse d'une philosophie , édition Garnier; 1881; voyez surtout pages i35-i36), jusqu'au pasteur protestant Athanase Coquerel, qui a soutenu que l'artiste d'Urbin n'était pas un catholique (Rembrandt et l'individualisme dans l'art; Paris, 1869, page 92 ^). Mentionnons surtout ici les travaux de M. E. Cartier (Vie de Fra Angelico; Paris, 1857, pages 365-367; Jésus-Christ, de Louis Veuillot,
I. C'est une idée analogue qui a inspiré Kaulbach, lorsque dans sa grande composition du musée de Berlin, le Triomphe de la Ré/ormation, il a placé Raphaël et Léonard au pied de l'échafaudage sur lequel travaille Durer.
3« édiiion; Paris, 1876, pages 542-546; V Art chrétien; Paris, 1 881, tome I, pages 41 et suivantes, tome II, pages 279 et sui- ' vantes, avec citations des jugements portés sur Raphaël par MM. Veuillot, Darras, marquis de Ségur, comte de Montalembert, etc.).
Les iconographes à leur tour ont trouvé dans l'œuvre de Raphaël ample matière à dissertation. On consultera avec fruit les Annales archéologiques (table des matières dressée par monseigneur Barbier de Montault, page 106). Rappelons aussi les ouvrages de l'abbé Auber (Histoire du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme; Paris, 1870-1872, 4 volumes in-S«; table des matières), du comte Grimouard de Saint-Laurent (Guide de Fart chrétien; Paris, 1872- 1875, tome VI, pages 62-63, et de M. Piper : Mythologie und Symbolik der christlichen Kunst; Weimar, 1847-185 1. (Voy. la table du tome IL)
Les anatomistes, physionomistes et phrénologistes de leur côté ont fait des ouvrages de Raphaël Tobjet d'études assidues. Il est à peine nécessaire de rappeler ici VEssai sur la physionomie^ de Lavater (édition de la Haye, 1783i8o3, tome I, pages 55, 114, 117; tome II, pages 75, 24S, 249,265,290 et suivantes, 370; tome III, pages 46, 47, 206, 208; tome IV, page 194). D'utiles indications se trouvent dans la Geschichte und Bibliographie der anatomischen Abbildungen de Choulant (Leipzig, i852, pages i3, i5, 176).
Au point de vue de la technique propre à la peinture, Tceuvre de Raphaël a été étudiée avec un soin tout particulier par Paillot de Montabert : Traité complet de la peinture (Paris, 1 829-1851, 9 volumes, tome III, pages i3o-i38 et passim). Citons aussi les Original treatises..,on the arts 0/ paintingy de M™® Merrifield (Londres, tome I, 1849, page CLxiii), et les Materials for a history of oil paintingy d'Eastlake (Londres, 1847- 1869; table).
Je termine cette revue par les peintres et les sculpteurs. En cherchant avec soin on de'couvrirait qu'il n'en est guère qui n'ait essayé de de'finir le charme mystérieux de Tart de Raphaël, depuis Ingres (édition Delaborde, Paris, 1870, pages i5:, i55, 157, etc.), Léopold Robert (voyez notamment, dans le volume de M. Feuillet de Conches, les pages io3, 104), François Gérard (Correspondance; Paris, 1867, page 171), et Flandrin (Lettres et Pensées; Paris, 1 865, pages 188, 197 et passim), jusqu'à Eugène Delacroix [Revue de Paris, tome II, i83o, et Eugène Delacroix^ sa vie et ses œuvres; Paris, i865, pages i3i, 146; Lettres^ édition Burty; Paris, 1880, tome I, pages 23, 89, 147, i58, 159, 229 et 243) et Antoine Etex (Beaux-Arts; Paris, 1877, passim). Les architectes se sont également essayés dans l'analyse de ce génie multiple : il me suffira ici de citer quelques pages curieuses de Schinkel (Aus Schinkels Nach^ las!(; Berlin, 1862-1864, tome II, pages 9, 10, i3, 16, 17, etc.) et de Hittorf (dans Gruner y Décoration des palais et églises d'Italie, page 2). Quant aux graveurs, plus d'un des ouvrages catalogués dans notre travail témoigne de leurs efforts. Il n'est pas jusqu'aux musiciens qui n'aient payé au Mozart de la peinture le tribut de leur admiration : la correspondance de Mendelssohn surtout contient sur Raphaël quelques jugements intéressants.
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