‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 229 sur 249 · Basse-fosse, low ground · texte numérisé non relu

Basse-fosse, low ground

passa la croix pastorale autour du cou, ce qui fit rire les camarades.

Cela dura quelque temps ; Ramain disait : ' ' Dépêchons-nous, le jour va venir." Alors on jeta dans une petite voiture à bras1 le corps de Mgr Darboy, du président Bonjean, de l'abbé Deguerry ; un fédéré s'attela dans les brancards, d'autres poussèrent derrière et aux roues ; on arriva ainsi au cimetière du Père L,achaise, où les corps furent versés dans une des tranchées ouvertes aux fosses banales. On fit un second voyage pour emporter les restes de l'abbé Allard, du père Clerc et du père Ducoudray . Aucun des objets volés dans les cellules et dans les vêtements des victimes ne fut retrouvé. Le directeur avait donné l'ordre de nettoyer l'endroit où les otages étaient tombés et d'enlever toute trace de sang. Une pluie printanière se chargea de ce soin ; l'eau du ciel lava la place.

Maxime du Camp.2

Après la défaite de la Commune, la France songea à réparer ses pertes et à se préparer un avenir meilleur. Thiers, nommé par l'Assemblée président de la République, eut la gloire d'obtenir la libération du territoire que les Allemands devaient occuper jusqu'au payement de l'indemnité de guerre qu'ils avaient imposée à la France. Des emprunts, qui réussirent au delà de toute espérance, permirent de payer l'ennemi qui retira ses troupes le 3 septembre 1873.

Page 1