‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 82 sur 249 · Il s'applaudit, he rejoiced · texte numérisé non relu

Il s'applaudit, he rejoiced

Il demande des ciseaux pour couper ses cheveux luimême, et se soustraire à cette humiliante opération faite par la main des bourreaux ; mais la Commune les^ lui refuse par défiance.

A huit heures du matin, Santerre, avec une députation de la commune, du département et du tribunal criminel, se rend au Temple. Louis XVI, en entendant le bruit, se lève et se dispose à partir. Il n'avait pas voulu revoir sa famille, pour ne pas renouveler la triste scène de la veille. Il charge Cléry de faire pour lui ses adieux à sa femme, à sa sœur et à ses enfants ; il lui donne un cachet, des cheveux et divers bijoux, avec commission de les leur remettre . Il lui serre ensuite la main en le remerciant de ses services. Après cela, il s'adresse à l'un des municipaux en le priant de transmettre son testament à la commune. Ce municipal était un ancien prêtre, nommé Jacques Roux, qui lui répond brutalement qu'il est chargé de le conduire au supplice et non de faire ses commissions. Un autre s'en charge, et Louis, se retournant vers le cortège, donne avec assurance le signal du départ.

Des officiers de gendarmerie étaient placés sur le devant de la voiture, le roi et M. Edgeworth1 étaient assis dans le fond. Pendant la route, qui fut assez longue, le roi lisait, dans le bréviaire de M. Edgeworth, les prières des agonisants, et les deux gendarmes étaient confondus2 de sa piété et de sa résignation tranquille» Ils avaient, dit-on, la commission de le frapper si la voiture était attaquée. Cependant aucune démonstra-

1. Edgeworth de Fin» ont (l'abbé Henri Essex). wno accompanied the Kingtothe guillotine, was of English descent. Ho was boni in 1715 and died in 1807.

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