QUAND LES NUITS SONT TROP BELLES
FLEUPS, ne mourrez-vous pas quand les nuits sont trop belles Et, lorsque vous voyez des femmes qui sourient, Ne repliez-vous pas vos corolles nouvelles, Jasmins de nos prairies ?
Nomades, qui dormez quand les nuits sont trop belles, Sous le rêve amoureux qui vous berce et vous guide, Vos cœurs s'étoilent-ils ainsi que les ombelles Dans l'oasis humide ?
Enfants, que rêvez-vous quand les nuits sont trop belles, Et, lorsque l'horizon touche une lune basse, N'avez-vous point senti des choses éternelles Dans chaque voix qui passe ?
O toi, qui te souviens quand les nuits sont trop belles, N'écarte point l'amour que mon baiser t'apporte, Ne foule pas aux pieds les roses qui chancellent Et l'hyacinthe morte.
3o HO.NLMAGES DIVINS