‹ Les hommages divinsChapitre 28 sur 88 · LE TREPIED · texte numérisé non relu

LE TREPIED

SI ma maîtresse est blonde, elle a des mouvements D'une souplesse ardente et d'une grâce étrange ! Vive comme une enfant, rêveuse comme un ange, Elle sait m'imposer de longs recueillements.

J'aime la liberté de ses emportements, L'éclair inattendu de son regard qui change. Et, pour être deux fois plus digne de louange. Elle ne veut pas croire à mes autres tourments.

— Toutes, vous ignorez, ô maîtresses avides, Que, dans nos abandons, les Séraphins perfides Viennent nous arracher des chaînes de vos bras.

Et toi qui peux rester muette au crépuscule.

Toi qui parais comprendre, hélas, ne sens-tu pas

Que mon cœur, en tes mains, est un trépied qui brûle.

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