‹ Les hommages divinsChapitre 54 sur 88 · LE PRISONNIER · texte numérisé non relu

LE PRISONNIER

J'affirme que de le voir est l'unique miracle Qui puisse émerveiller notre cerveau vieilli. O rose du jardin, dont l'azur s'éblouit, Tu parais, et voici le plus noble spectacle !

Simple comme une enfant en qui parle un oracle, Beauté, dont mon regard a pleinement joui. Dans le temple, où j'essaye un cantique inouï. Sois l'idole cachée, au fond du tabernacle.

Je roule dans mon sang une goutte du tien.

Je porte, à mon bras gauche, un bracelet que ferme

Un cadenas d'acier dont la clef t'appartient.

Les chaînons ont marqué de sang mon épiderme. . Mais, qu'avait-il besoin de ce lien de fer. Cet amour obstiné qui me lie à ta chair ?

8o HOMMAGES DIVINS

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