LE PRISONNIER
J'affirme que de le voir est l'unique miracle Qui puisse émerveiller notre cerveau vieilli. O rose du jardin, dont l'azur s'éblouit, Tu parais, et voici le plus noble spectacle !
Simple comme une enfant en qui parle un oracle, Beauté, dont mon regard a pleinement joui. Dans le temple, où j'essaye un cantique inouï. Sois l'idole cachée, au fond du tabernacle.
Je roule dans mon sang une goutte du tien.
Je porte, à mon bras gauche, un bracelet que ferme
Un cadenas d'acier dont la clef t'appartient.
Les chaînons ont marqué de sang mon épiderme. . Mais, qu'avait-il besoin de ce lien de fer. Cet amour obstiné qui me lie à ta chair ?
8o HOMMAGES DIVINS