‹ Les hommages divinsChapitre 57 sur 88 · LA COMBATTANTE · texte numérisé non relu

LA COMBATTANTE

NOBLE objet d'une ardeur dont mes vers feront foi, Insaisissable enfant, maîtresse de mon rêve, Comme un aigle s'oppose au vent qui le soulève, Tu vas con-tre un amour, dont tu subis la loi !

Sachant bien quels désirs se consument en toi, Je surveille en tes yeux un combat qui s'achève : Ta tristesse m'éloigne et j'accepte la trêve Que tu fais s'établir entre ta vie et moi.

Nous redoutons, pourtant, la longueur des silences Où, tous deux, nous sentons que nos coeurs se distancent Pour mieux s'entrechoquer, se prendre et se nouer.

Savons-nous seulement si notre étoile est née I Prends garde, il se pourrait qu'un jour la destinée Vengeât l'amour auquel son Dieu nous a voués !

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