SUR LA BRISE
SAISIS-TOI de mon cœur, et laisse mes pensées Te quitter sans regards, s'ébattre et respirer... O flexible arc vivant, la pointe de ton trait Ne fait pas dévier mes ailes élancées.
Sais-tu quel océan aux vagues espacées,
Quel souffle de plein ciel va courber mes agrès .-^
— O mon aventureux esprit, elle voudrait Pouvoir te retenir entre ses mains pressées...
— Le grand largue chanteur par l'espace effaré
Qui me prend à pleins bords, comme un trois-mâts carré. Devient brise en touchant les rivages d'une île.
Reste dans tes jardins de roses et d'oeillets. Et lorsque je t'appelle, ô ma bête futile. Permets-moi de songer, un instant, à tes pieds.
HOMMAGES DIVINS Il3