I. DEBABBOOILLF B
BONGARS (Jacques).
Voici un de ces hommes du XVI e siècle qui ne connaissaient pour le travail ni trêve ni repos, passionnés pour les lettres au sein même des agitations de la vie politique , savants sans prétention ni roideur, dévoués à leurs devoirs sans ambition et par patriotisme, esprits droits et cœurs honnêtes, tels que cette féconde époque en a tant donné à la France, et dont le type est Michel de L'Hôpital. Les plus populaires figures de cette curieuse galerie sont , avec le vertueux chancelier, P. Pithou , Florent Chrétien (d'Orléans) , Casaubon (né à Genève, mais fils adoptif de la France) , Etienne Pasquier et l'historien de Thou. Il y aurait justice a leur associer Jacques Bongars, en le plaçant, non pas au premier rang, mais assez en relief pour qu'il ne soit pas confondu dans la foule des illustrations de ce grand siècle.
J. Bongars était né a Orléans en 4554, d'une ancienne et noble famille qui avait déjà fourni et devait fournir encore au pays des magistrats et des hommes d'église distingués. Son père avait été lieutenant-général du bailliage sous François I er ; par sa mère , Françoise Êetau , Bongars était cousin de Paul Petau , conseiller au parlement et savant écrivain , moins illustre pourtant que son petit