‹ Les Hommes illustres de l'OrléanaisChapitre 27 sur 145 · VII. De la forêt où les famés conversoient · texte numérisé non relu

VII. De la forêt où les famés conversoient

Ces titres suffisent pour prouver que c’est un roman rempli de fables, et non une traduction de l’histoire déjà si peu véridique de Quinte-Curce. L’auteur va même jusqu’à substituer quelquefois ou à ajouter aux exploits d’Alexandre les faits des règnes de Louis-le- Jcune et de Philippe-Auguste.

Il donne au roi de Macédoine douze pairs et un connétable , et , par un anachronisme qui dépasse les licences de la poésie, il fait broder sa tente par Isabelle de Hainaut, reine de France., Le style de Lambert Li-Cors a tant vieilli, qu’il serait malaisé au lecteur d’en déchiffrer une citation. On trouve cependant quelques vers du roman d’Alexandre qui joignent à la justesse des pensées un tour d’expression plus heureux et une harmonie plus régulière.

N’cst pas roi qui se fausse et sa rezon dément ?

Pire est riche mauvais que pauvres honourcz.

Voilà des maximes qui sont de tous les temps, et qu’on aime à entendre sortir de la bouche d’un poète dans un siècle d’oppression et de barbarie.

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